"L'exemple n'est pas une manière d'enseigner, c'est la seule" Einstein
La vérité pour être comprise ne peut être entendue, elle ne peut qu'être vue. Nous pouvons être avertis mille fois d'un piège, d'un danger ou d'une erreur, tant qu'on ne l'a pas vue, comprise par nos propres yeux, nous sommes succeptible de la commettre.Je me rappel avoir environs 10 ans et jouer au ballon avec un garçon de 14 ans environs. Je me revois lui affirmant que fumer était une chose débile et que je ne le ferai jamais. J'ai finalement fumer pendant 17 ans. J'ai pensé mille fois, "il faut que j'arrête, ce n'est pas bon pour moi". J'ai méprisé la cigarette et culpabilisé de ne pas avoir la volonté d'arrêter. Mais la volonté n'y était pour rien !
Je n'avais pas compris.
Dès l'instant que j'ai compris, la cigarette c'est arrêtée sans effort. Pourquoi je dis : elle c'est arrêté ? Parce qu'aucune volonté de ma part n'a été nécessaire alors. Je l'avais simplement compris.

Lorsque nous sommes enfant c'est en observant le comportement des autres que nous définissons notre propre comportement. Par mimétisme. Mais cette habitude se poursuit longtemps et beaucoup la conserve toute leur vie.
Je me rappel parfaitement la fois où je me suis cogné la tête en descendant pour la première fois seul à la cave. Je n'avais jamais remarqué cette poutre si basse lorsque j'avais suivi mon père la première fois.
Il avait dû se baisser, alors je m'étais baissé. Mais la fois suivante, je me suis retrouvé avec une bosse de la taille d'un oeuf ! Jamais je n'ai oublié cette poutre, j'avais compris désormais.
En suivant les autres, en imitant sans réflexion les autres, en passant par un sentier battu on ne ressent pas la nécessité de faire attention au chemin. La nécessité d'être conscient, dans l'attention.
Si j'avais été attentif, centré, je n'aurai pas eu besoin de me cogner à cette poutre, je l'aurais vu ! L'erreur n'était pas de ne pas voir la poutre, l'erreur était de ne pas être attentif. Hélas, cette belle bosse m'a fait comprendre pour la poutre mais pas pour l'attention. "Lorsque le maître montre la lune, l'imbécile regarde le doigt". Je viens à peine de comprendre la véritable leçon de cette expérience et pour cela, je me suis encore cogné bien souvent à la réalité.

C'est en commettant nos propres erreurs que nous comprenons. Il n'y a pas d'autre solution, il faut voir pour comprendre et voir ce n'est pas entendre.
Voir c'est vivre, entendre c'est rêver.
Je peux vous parler d'une personne pendant des heures, tant que vous ne l'avez pas rencontré, vous ne la connaissez pas.
Cela évoque qu'en suivant et imitant un autre, on passe souvent à coté de l'essentiel. On évite peut être des erreurs et on évite leurs précieuses leçons.
Et lorsque notre "guide" n'est plus là, nous sommes perdus.
Mais comment pouvoir exprimer nos plus grandes qualités si nous ignorons à quoi elles ressemblent ?
Si une personne vous dit tu peux m'apporter "le mégaraptor" qui est dans la chambre s'il te plaît ? Vous pourrez chercher longtemps vous ne le trouverez pas. Il est peu être devant vous, mais vous ignorez complètement de quoi il s'agit.
Quand on parle d'humilité, d'amour universelle, de compassion avons nous seulement déjà vu de quoi il s'agit ? Tout ces mots restent des mots tant qu'ils ne sont pas vues par nos propres yeux. Il resteront des concepts tant que nous ne les auront pas côtoyés suffisamment longtemps pour qu'ils nous imprègnent.
Ainsi une fois que vous avez vu "un mégaraptor" vous le reconnaîtrez toujours.
On raconte que les Indiens d'Amérique n'ont pas vu les bateaux de Christophe Colomb arriver par la mer, alors qu'ils y vivaient tout prêt. Ils ne les ont pas vu, parce qu'il ne pouvaient même pas imaginer que de tels navires pouvaient exister.
La véracité de cette histoire importe peu, elle explique parfaitement bien que si nous ignorons où porter notre attention nous ne pouvons voir.
J'aime bien cet exercice :
Fermer les yeux et essayez de vous remémorer de tout ce qui est rouge autour de vous.
Puis rouvrez les yeux.
Vous allez vous apercevoir qu'il y a des éléments rouges que vous n'aviez pas remarqué, surtout si vous êtes dans un lieu que vous ne connaissez pas bien.
Mais regarder dehors aussi et voyez comme vous remarquez mieux le rouge désormais.
Les maîtres sont précieux pour nous indiquer au départ comment et sur quoi porter notre attention.
Mais tout ce qui est précieux n'a pas forcement quelque chose à enseigner.

Un perroquet très "bourgeois" (voir précieux) qui prend l'avion appelle l'hôtesse pour commander à boire.
Il lui demande un jus de carotte mais l'hôtesse n'en a pas. Le perroquet entre alors dans une colère noire et commence à insulter l'hôtesse. " Au prix où je paie le billet...c'est un véritable scandale, vous n'êtes qu'une ..."
L'âne assis quelques sièges plus loin voit la scène et admire le comportement du perroquet qu'il trouve très classe, plein d'autorité.
L'hôtesse arrivant à son niveau, elle lui demande ce qu'il veut consommer. A son tour l'âne demande un jus de carotte. Elle s'excuse de ne pas en avoir et lui propose autre chose, et c'est alors que l'âne se met à l'insulter de manière odieuse et violente. L'hôtesse font en larme, s'en est trop pour elle. Elle se précipite dans le cockpit pour se plaindre au commandant des deux passagers.
Le commandant se lève, attrape l'âne et le perroquet, ouvre la porte de l'avion et s'apprête à balancer l'âne et le perroquet dans le vide. Le perroquet se tourne alors vers l'âne et lui demande :
- "Tu sais voler toi ?"
- "Ben non" répond l'âne
- "Mais pourquoi tu te la pète alors ?"

De quoi avons nous besoin pour ouvrir les yeux ?
Cet âne en touchant le sol aura certainement compris ses erreurs. J'ai bien souvent besoin de subir un reveil brutal pour prendre conscience.
Imitation est limitation. L'homme conscient n'imite pas et n'est par conséquent plus limité.
Le bon maître ?
Un femme vient voir le Bouddha avec son fils et elle lui dit :
"Dites à mon fils de ne pas manger de sucre s'il vous plaît"
Le Bouddha lui dit alors de revenir avec son fils dans deux semaines.
Elle revint deux semaines plus tard et le Bouddha dit au fils de ne pas manger de sucre. La femme le remercia mais avant de partir elle lui demanda mais pourquoi m'avoir fait revenir deux semaines plus tard ?
Le Bouddha répondit : Parce qu'il y a deux semaines je mangeais encore du sucre.
Bien choisir ses maîtres. Ils font ce qu'ils disent.
Ne jamais se dispenser d'éprouver soi même l'existence, d'expérimenter.
Ne considérer aucune leçon ni comme définitivement acquise ni comme universellement juste.
Ne pas se reprocher nos erreurs mais en tirer les plus éminentes leçons. Car enfin tant que notre niveau de conscience ne s'est pas élevé, nous n'y pouvons rien.
Je m'aperçois encore une fois qu'il n'y a qu'une seule règle finalement. Elever son niveau de conscience, le seul moyen d'y parvenir ; on y revient toujours :
Qu'elle heure est-il ? Il est maintenant.
Où sommes nous ? Nous sommes ici.

Très interressant à lire!
RépondreSupprimerBiz
Tu commences quand ? :D
RépondreSupprimerMmmmm...bonne question!!!lol
RépondreSupprimerTrop de poutre sans doute! :)
ma maman est morte samedi ...
RépondreSupprimerPour temps je vais la voir tous les jour a l'eau pital...
c'est durdur '
amicalement
jac jac
jean-jacques.rouet@orange.fr
Courage Jac
SupprimerQuelle sagesse. Et les blagues m'ont bien fait rire. Tu me réchauffe le coeur Yaacov . je cherche sur internet. Es-tu Yaacov Yan Liberman? l'auteur de My China ?
RépondreSupprimerje signale un petit bug : pas de date des post, seulement l'heur
En tout cas Merci pour cette leçon de sagesse.
alexrafa
Merci pour la remarque sur les post, je jetterai un oeil. Je ne suis pas Yaacov Yan Liberman, bonne recherche et merci pour ton com :)
RépondreSupprimerA bientôt