Le désespoir source de paix.

Ô combien il est désarçonnant de changer.

Je change de l'intérieur et ma vie change à l'extérieur.

Même si ce changement est l’œuvre d un travail de longue haleine il me surprend, me provoque, me bouscule, me déséquilibre.


Être à l'aise dans le déséquilibre, avancer malgré tout, avancer sans même savoir vers quoi. C'est le grand saut.

Il apparaît parfois que l'on ne se reconnaisse pas. Qu'on ne sache pas qui ont est, car toute nos sensations ont changé. Nos perceptions n'ont plus les mêmes repères.... Et alors ?

La peur paralyse pour que la décision qui soit prise soit la plus juste avec le moment. Sauf que dans le moment tout va bien.

La peur paralyse la projection.



Mourir ici même.



Mourir les rêves ; les ambitions et les connaissances.

Que reste-t- il une fois mort ? Seulement l'état d être.

Suffit-il cet état ?

Bien sur que non ! Bien sur que oui !

Dans le monde en trois dimension, il y a le oui, il y a le non et il y a la virgule, le trait d'union, l'espace entre.

Lâcher le oui tout comme le non.
Lâcher le moi tout comme le soi.
Se lâcher et les lâcher tous... eux... les autres.


Proche du désespoir est la paix. Parce que l'espoir crée la guerre en moi.
Parce que la paix est ce qui reste lorsqu'il ne reste plus rien.

Le cercle. La spirale. Le tourbillon. Le cyclone. Le vivant en 3d.

Je demande pardon, à la terre, à dieu et à moi même car je me lâche.

Vie la ta vie divinité, je ne m`appartiens pas.

Dispose puisque tout cela est à toi. Puisque tout ce qui m'appartient m'est enlevé, encore une fois... Tu me révèles.

Je reste simplement dans l'essence.

Ici tout est bien. 

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