Comment naissent les questions spirituelles 2 ?

2ème partie /

De la soif de vérité :

Tous enfant nous étions des curieux. De cette belle curiosité innocente, avec cette soif d'apprendre, de découvrir, de connaître.
Pour certain cette soif est restée vivante et pure. Parce qu'ils sont nées dans un environnement aimant, libre d'être, sans bride. C'est un fait rarissime mais bien guider un enfant ne perdra pas la connection d'avec la source. Sa soif sera étanché et sa connection entretenue. Cette connection est naturelle, primordiale, évidente lorsque l'on est enfant. Mais pour qu'elle perdure, il faudrait qu'il soit élevé par des êtres conscients de la source et en contact permanent avec elle.

Ce n'est pas notre cas aujourd'hui et assez rapidement, la société polie, structure, façonne, éduque, blesse.
De ce conditionnement s'installe des notions tel que la peur, la séparation, le manque, la lutte, l'échec, le succès etc. Et nous grandissons avec ces croyances qui nous éloignent de notre véritable nature.

Il se peut que la soif de vérité reste longtemps enfouie avant de resurgir mais elle est patiente, intacte, vivace au plus profond de chacun de nous. Il se peut qu'elle n’émerge qu'à l'heure de la mort, une pensée avant de traverser. Où lors d'atroces souffrances.

Nous constatons souvent qu'après avoir vécu totalement leur jeunesse, des hommes et des femmes retournent vers la religion. Nos anciens après avoir dû lâcher leurs passés se tournent souvent vers le ciel.

"Quel est le sens de la vie ?"

"En effet, que faisons nous sur une terre perdue dans l'espace ?"

"Pourquoi et comment avons nous conscience d'être et d'exister ?"

"Est-ce un jeu ? Une mauvaise blague ? Cela n'aurait-il aucun sens, un simple concourt de circonstance ?"

"Qui suis-je ?"

La famille dans laquelle on naît peut n'avoir aucun intérêt pour ces questions et les trouver même absurdes, ou au contraire, elle peut être dogmatique comme cela est souvent le cas dans les familles religieuses et offrir des réponses toutes faites. Alors il arrive que la recherche personnelle n'ait pas lieu avant longtemps.

Car cette quête est personnel, on ne peut la faire que seul. Il lui faut du courage, de la confiance et de la liberté !
Je ne dis pas qu'un bon maître n'est pas utile, au contraire la lumière d'un véritable maître est une aide précieuse mais c'est le disciple qui va vers lui et non le maître qui vient le chercher.

Cette soif non bridée est intense, puissante, motrice mais en même temps fait du chercheur une proie facile pour l'ego, le sien et celui des autres.

Heureusement, notre guide ne nous quitte jamais et répond à toutes questions posées. Ce guide est le coeur. Son expression est la joie. Ce n'est pas la satisfaction, ce n'est pas l'extase, c'est la joie fine, subtile, tranquille, aimante. C'est une résonance, une vibration que l'on connait tous mais bien souvent que nous n'entendons plus.
Survient alors drames, accidents, déprimes, maladies, problèmes en tout genre pour que nous cessions de fonctionner contre nous même et que nous retrouvions la connection profonde avec tout ce qui est.

Car quoi que vous fassiez dans votre vie, il arrive toujours un moment ou cette soif vous reprends et lorsque après avoir trop couru de désir en désir, de satisfaction en insatisfaction, vous vous arrêtez, vous vous retrouvez au centre.

"Depuis petit j'ai toujours eu ces questions en moi, mais les adultes semblaient savoir ce qui étaient bon ou mauvais pour moi. Alors pendant près de 20 j'ai fais ce que l'on me demandait. Il aura fallut beaucoup d'acharnement de la part de mes parents, de mes professeurs d'écoles et de la société pour que j'entre dans le moule mais j'ai fini par réussir très jeune à toucher du doigt toute les formes de satisfaction que l'on me montrait comme étant le but essentiel de l'existence : Argent, reconnaissance, pouvoir, rayonnement, femmes, vie sociale active, réussite universitaire etc. Mais il y avait toujours en moi, cette insatisfaction permanente. J'avais tout et on me demandait d'avoir encore plus pour être heureux. Je réalisais alors qu'il devait y avoir une erreur que la vie ne pouvait être cette course effrénée vers le cercueil.

Alors je me suis arrêté et m'arrêtant toute les vieilles questions existentielles pouvaient rejaillir. Je ne voulais plus attendre d'avoir quoi que soit de plus pour être heureux. Je voulais savoir pourquoi j'étais venu sur terre et ce que je devais y faire. La quête commença ainsi."

Alors si vous en avait marre d'attendre que demain soit meilleur pour vivre pleinement. Si vous avez vu que la course à la satisfaction était improductive, épuisante et inutile, arrêtez vous. Allez vers l’intérieur n'est pas une rotation, aller vers l'intérieur c'est simplement ne pas sortir de vous même.

Sentez-vous bien !




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