Comment naissent les questions spirituelles 1 ?
1ère partie /
De la souffrance extrême :
Selon notre conditionnement ( notre éducation, notre culture, nos racines... ) nous sommes plus ou moins "aptes" à traverser la souffrance et à poursuivre notre vie.
Cependant, il est communément considéré qu'il y ait des évènements qui ne peuvent être surpassée.
"Si ma femme me trompe... je la tuerais et je tuerais son amant", "La trahison mérite la vengeance"
"Je préfère être mort que paraplégique"
"La mort de son enfant est une souffrance insoutenable, je comprends son état".
N'hésitez pas à chercher des exemples vous trouverez certainement bien d'autres évènements absolument insupportables.
Bien souvent, une énorme souffrance aura pour cause le sentiment de rejet, d'abandon, d'humiliation, de la trahison ou encore d'injustice, elles sont communément appelées les blessures de l'âme, mais il s'agit en réalité de la base de notre structure conditionnée, de la base de la personnalité.
Cette souffrance peut pousser l'individu à se retourner vers lui même pour comprendre ce qui ne va pas. Un foisonnement de questionnement en naîtra. Il y a ici une possibilité de naissance d'une quête.
Ces questions peuvent conduire à surpasser la difficulté alors que d'autres peuvent conduire l'individu à des dérèglements encore plus important. Ce ne sont pas les questions qui nous aident mais le processus même de la souffrance.
Dans de nombreux cas, le questionnement ne conduit pas vers un retournement vers soi mais vers la recherche d'une cause extérieur à notre souffrance. On entre alors dans un rôle de victime dès que nous avons identifié un bourreau. Si ce bourreau présumé est un humain, une chose connue, atteignable, il sera hait, combattu, tué... s'il n'y en a pas alors ce sera D.ieu, la vie qui sera cruelle. L'espoir sera annihilée et la personne sombrera, elle restera dans son nouveau schéma jusqu'à ce qu'une nouvelle souffrance intervienne.
Pour fuir la souffrance et pour répondre à ces nombreuses questions, la personne en parle autour d'elle. Elle trouvera du soutien en des personnes qui iront dans son sens " C'est inacceptable ce qu'il t'as fait !" ce qui crystalisera l'individu dans son rôle de victime. Si une personne lui suggère que sa souffrance n'est pas légitime ou que son bourreau n'y est pour rien, alors le souffrant se mettra en colère, rejettera la personne, l'accusera de ne pas avoir de coeur etc...
Tant que le mécanisme de défense est activé, le monde se scinde en deux catégorie ennemi ou ami.
Le problème prend alors de l'importance et c'est toute une identité qui se construit autour de lui. La personne ne peut ni voir, ni entendre la réalité, le mental crée un monde impénétrable.
Dans ce cas, la spiritualité ne sera pas recherchée. La souffrance a été recouverte trop vite par une nouvelle personnalité.
La souffrance crée une faille en nous. Un espace dans nos certitudes et nos convictions. Elle remet en cause notre vision du monde. Ouvre un espace vide, vulnérable qu'il n'est plus possible d'ignorer.
La souffrance peut être vécu comme absolument terrible, jusqu'à s'accompagner de sensations extrêmement désagréables, violentes, pouvant aller jusqu'à la plus aigu des douleurs physiques, elle s'accompagne aussi de pensées insoutenables. Nous avons donc l'habitude de la fuir, de vouloir la faire cesser, d'y résister de toute nos forces.
Cette espace est cependant notre plus grande alliée. Pour de nombreux maître c'est suite à une énorme souffrance que l'éveil ou du moins une forme de compréhension nouvelle a pu s'exprimer.
Lorsque la souffrance est suffisamment puissante, elle peut tuer complètement la personnalité, pendant une période suffisamment longue pour que la lumière s'infiltre et pénètre toute les couches de l'individu. Elle crée un espace en nous dans lequel tout est possible, tout est tel quel sans résistance.
Hélas, dans d'autre cas, le suicide survient avant.
Si la souffrance n'est pas assez puissante ou trouve une justification extérieure à soi immédiatement ou rapidement, alors la personnalité mutera, recouvrant la blessure d'une armure tout en s'appuyant sur celle-ci pour fonctionner. La blessure sera conservée ouverte bien que protégée de l'extérieur puisqu'elle est le socle de la nouvelle identité. D'autres souffrance viendront bientôt tenter de percée l'armure. La vie deviendra de plus en plus dur proportionnellement à notre durcissement personnel. Plus l'armure est lourde et épaisse, plus on se cogne partout.
La quête spirituelle survient donc dans les cas de souffrance qui ne peuvent trouver de justification rationnel. Le mental doit être dépassé par les évènements. Il bug. Il faut un hiatus, un abandon total. Il faut donc qu'elle soit suffisamment puissante pour que la connection avec le vide s'opère de manière consciente.
Il n'est pas question de rechercher la souffrance pour évoluer ! D'abords parce que la souffrance fait souffrir et qu'elle peut avoir des incidences désastreuses. Rien ne garantie que cela marchera, il n'y a qu'une très infime chance que vous parveniez par cette démarche. Beaucoup l’expérimente déjà car la structure constituante sado-maso est très courante dans notre société.
Si vous êtes dans un état de souffrance, voyez qu'il s'agit de la confrontation entre de fausses croyances que vous prenez pour vrai et la réalité. C'est une chance de vous ouvrir à la réalité. Ne cherchez pas à faire disparaître cette souffrance, oui c'est dur mais y résister est plus dur encore. D'autant qu'elle est précieuse, laissez lui son espace, laissez la être.
Mon propos est de dire aussi que l'on ne peut forcer personne à poursuivre une voie spirituelle. Tout prosélytisme réussit s'appuie sur des bases égotiques. Ce désir est propre à chacun et ne peut être susciter par la volonté extérieur. Toute idée de sauver l'autre est un délire.
Si vous même vous poursuivez une voie, poursuivez votre chemin indépendamment de ce que font les autres, ne cherchez ni à les convaincre ni leur approbation. Allez plutôt voir ce qui se passe au fond de vous et qui vous pousse à agir ainsi. Une fois vous même accomplie vous aiderez par votre simple présence, sans même le vouloir. Par l'exemple, par le calme, par la paix.
Car il existe d'autres sources plus douces que la souffrance pour entrer dans une quête spirituelle.
De la souffrance extrême :
Personne n'est épargné par la souffrance.
Dans le monde actuelle, certaines souffrances sont jugées illégitimes
et d'autres apparaissent comme étant fondées.
Aucune ne l'est !
Cependant, il est communément considéré qu'il y ait des évènements qui ne peuvent être surpassée.
"Si ma femme me trompe... je la tuerais et je tuerais son amant", "La trahison mérite la vengeance"
"Je préfère être mort que paraplégique"
"La mort de son enfant est une souffrance insoutenable, je comprends son état".
N'hésitez pas à chercher des exemples vous trouverez certainement bien d'autres évènements absolument insupportables.
Bien souvent, une énorme souffrance aura pour cause le sentiment de rejet, d'abandon, d'humiliation, de la trahison ou encore d'injustice, elles sont communément appelées les blessures de l'âme, mais il s'agit en réalité de la base de notre structure conditionnée, de la base de la personnalité.
Cette souffrance peut pousser l'individu à se retourner vers lui même pour comprendre ce qui ne va pas. Un foisonnement de questionnement en naîtra. Il y a ici une possibilité de naissance d'une quête.
Ces questions peuvent conduire à surpasser la difficulté alors que d'autres peuvent conduire l'individu à des dérèglements encore plus important. Ce ne sont pas les questions qui nous aident mais le processus même de la souffrance.
Dans de nombreux cas, le questionnement ne conduit pas vers un retournement vers soi mais vers la recherche d'une cause extérieur à notre souffrance. On entre alors dans un rôle de victime dès que nous avons identifié un bourreau. Si ce bourreau présumé est un humain, une chose connue, atteignable, il sera hait, combattu, tué... s'il n'y en a pas alors ce sera D.ieu, la vie qui sera cruelle. L'espoir sera annihilée et la personne sombrera, elle restera dans son nouveau schéma jusqu'à ce qu'une nouvelle souffrance intervienne.
Pour fuir la souffrance et pour répondre à ces nombreuses questions, la personne en parle autour d'elle. Elle trouvera du soutien en des personnes qui iront dans son sens " C'est inacceptable ce qu'il t'as fait !" ce qui crystalisera l'individu dans son rôle de victime. Si une personne lui suggère que sa souffrance n'est pas légitime ou que son bourreau n'y est pour rien, alors le souffrant se mettra en colère, rejettera la personne, l'accusera de ne pas avoir de coeur etc...
Tant que le mécanisme de défense est activé, le monde se scinde en deux catégorie ennemi ou ami.
Le problème prend alors de l'importance et c'est toute une identité qui se construit autour de lui. La personne ne peut ni voir, ni entendre la réalité, le mental crée un monde impénétrable.
Dans ce cas, la spiritualité ne sera pas recherchée. La souffrance a été recouverte trop vite par une nouvelle personnalité.
La souffrance crée une faille en nous. Un espace dans nos certitudes et nos convictions. Elle remet en cause notre vision du monde. Ouvre un espace vide, vulnérable qu'il n'est plus possible d'ignorer.
La souffrance peut être vécu comme absolument terrible, jusqu'à s'accompagner de sensations extrêmement désagréables, violentes, pouvant aller jusqu'à la plus aigu des douleurs physiques, elle s'accompagne aussi de pensées insoutenables. Nous avons donc l'habitude de la fuir, de vouloir la faire cesser, d'y résister de toute nos forces.
Cette espace est cependant notre plus grande alliée. Pour de nombreux maître c'est suite à une énorme souffrance que l'éveil ou du moins une forme de compréhension nouvelle a pu s'exprimer.
Lorsque la souffrance est suffisamment puissante, elle peut tuer complètement la personnalité, pendant une période suffisamment longue pour que la lumière s'infiltre et pénètre toute les couches de l'individu. Elle crée un espace en nous dans lequel tout est possible, tout est tel quel sans résistance.
Hélas, dans d'autre cas, le suicide survient avant.
Si la souffrance n'est pas assez puissante ou trouve une justification extérieure à soi immédiatement ou rapidement, alors la personnalité mutera, recouvrant la blessure d'une armure tout en s'appuyant sur celle-ci pour fonctionner. La blessure sera conservée ouverte bien que protégée de l'extérieur puisqu'elle est le socle de la nouvelle identité. D'autres souffrance viendront bientôt tenter de percée l'armure. La vie deviendra de plus en plus dur proportionnellement à notre durcissement personnel. Plus l'armure est lourde et épaisse, plus on se cogne partout.
La quête spirituelle survient donc dans les cas de souffrance qui ne peuvent trouver de justification rationnel. Le mental doit être dépassé par les évènements. Il bug. Il faut un hiatus, un abandon total. Il faut donc qu'elle soit suffisamment puissante pour que la connection avec le vide s'opère de manière consciente.
Il n'est pas question de rechercher la souffrance pour évoluer ! D'abords parce que la souffrance fait souffrir et qu'elle peut avoir des incidences désastreuses. Rien ne garantie que cela marchera, il n'y a qu'une très infime chance que vous parveniez par cette démarche. Beaucoup l’expérimente déjà car la structure constituante sado-maso est très courante dans notre société.
Si vous êtes dans un état de souffrance, voyez qu'il s'agit de la confrontation entre de fausses croyances que vous prenez pour vrai et la réalité. C'est une chance de vous ouvrir à la réalité. Ne cherchez pas à faire disparaître cette souffrance, oui c'est dur mais y résister est plus dur encore. D'autant qu'elle est précieuse, laissez lui son espace, laissez la être.
Mon propos est de dire aussi que l'on ne peut forcer personne à poursuivre une voie spirituelle. Tout prosélytisme réussit s'appuie sur des bases égotiques. Ce désir est propre à chacun et ne peut être susciter par la volonté extérieur. Toute idée de sauver l'autre est un délire.
Si vous même vous poursuivez une voie, poursuivez votre chemin indépendamment de ce que font les autres, ne cherchez ni à les convaincre ni leur approbation. Allez plutôt voir ce qui se passe au fond de vous et qui vous pousse à agir ainsi. Une fois vous même accomplie vous aiderez par votre simple présence, sans même le vouloir. Par l'exemple, par le calme, par la paix.
Car il existe d'autres sources plus douces que la souffrance pour entrer dans une quête spirituelle.



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