Éruption émotionnelle, une occasion de se voir.

Le texte suivant est confus, je l'ai écris pour y voir plus clair moi même. Mais je crois qu'il peut être intéressant pour les personnes qui traversent aussi des éruptions émotionnelles.
"Soudain, une très forte émotion s'affole en moi. C'est un désir confus ou un manque, impossible à différencier. C'est comme si cela était extrêmement important pour moi, une urgence absolue.
Son intensité est énorme et exige une réaction pour la faire cesser. Impossible aussi de la nier, de penser à autre chose, de se distraire d'elle. Je suis parfaitement réveillé, face à ma souffrance.
Après avoir tenté de ne pas la voir, ma réaction est d'essayer d'accepter cette souffrance. Je n'y arrive pas de manière totale et son intensité augmente.
Puis j'essaie de m'y soustraire en faisant autre chose, allant voir mes parents mais mes pensées tournent en boucle cherchant à comprendre et faire disparaître cette sensation si désagréable et si neutralisante. Je suis incapable de me concentrer sur quoique ce soit.
Je pars faire une sieste pour fuir. Elle est agité, je ne sais même si j'ai dormi tellement les pensées furent nombreuses. Il faut reconnaître que les pensées agitées sont ce qui distrait le mieux pour éviter de ressentir.
Je me lève de ma sieste bien décidé à appeler l'objet du désir/manque pour lui demander ce qui se passe en elle.
Comment en suis-je arrivé à cette question me direz vous ? Pourquoi vouloir savoir ce qui se passe en elle pour expliquer ce qui se passe en moi ?
Voici le scénario :
J'imagine qu'il existe un lien invisible qui m'unit à elle. Ce lien serait comme un élastique invisible qui lorsque l'un des deux bouts s'éloigne, crée une tension dans l'autre bout. Aussi, l'idée "elle ne m'aime plus" ou "elle ne pense plus à moi" ou "elle est détaché"ou "avec un autre" tire sur l'élastique est entraîne la souffrance.
Je l'appelle donc et tombe sur son répondeur directement. Elle me rappelle quelques instant plus tard mais étant entrain de prendre un rdv, je lui dis que je la rappelle dans 5 min.
Je rappelle retombant sur son répondeur directement par deux fois.
Me voila contraint de rester avec ma souffrance qui s'intensifie de plus belle car s'y ajoute le fait qu'elle n'est pas joignable et qu'elle ne me rappelle pas.

Attention psychose : Une fois chez moi, je me met à l'écoute de mes sensations. Je m'aperçois que c'est au niveau du bas du cou que le noeud de douleur est le plus grand ainsi que dans mes côtes au abord du plexus solaire.
Je regarde sur internet à quoi correspond cette zone dans le cou et je tombe sur le mot "caréne" que je ne connais pas. Je fais des recherches sur ce mot et je tombe sur un phénomène astronomique, une nébuleuse Caréne. Mon cerveau invente un lien entre les deux données. Entre une nébuleuse et ma souffrance actuelle !
Voyez en plus son allure, pour un mystique c'est un régal.

Le lien est si gros que je me dis que je me trompe. OUF ! Car si j'avais trouvé un lien plus évident, j'y serais encore.
Alors je repris tout depuis le début :
Mon mécanisme fondamental est celui basé sur la blessure d'abandon qui invoque la peur d'être seul. Être seul équivaut pour moi à être malheureux.
Ce qui a entraîné depuis petit une dépendance vis à vis des autres et en particulier vis à vis des personnes que l'on "aime" que je dois posséder pour ne pas risquer de les perdre et de me retrouver seul.
Comme pour moi "aimer" c'est possédé, être aimé c'est que l'on veuille me posséder.

Bien qu'elle rapport donc :
Pour comprendre, il faut se remettre dans le contexte.
La personne en question m'a quitté il y a deux semaines, non sans m'avouer qu'elle m'avait trompé. (Je passe les réflexions menant "d'elle m'a trompé" à " elle a couché avec quelqu'un d'autre" qui sont difficiles à avaler mais qui font beaucoup de bien).
Nous avons, elle et moi, à de nombreuses reprises vécues des évènements douloureux dans le cadre d'une passion destructrice.
J'ai accepté la séparation douloureusement, mais assez vite j'ai repris goût à la liberté.
C'est alors que sans évènement, c'est elle qui se retrouve en souffrance et qui m'appelle me demandant de revenir près d'elle.
Cette situation était délicate pour moi car il y avait une satisfaction de la savoir en manque "de moi" mêlée à une forte envie de revenir vers elle, cette envie contrecarré par la raison qui refuse de reprendre une relation avec elle au vu des expériences décevantes passées.
Elle finit par m'avouer son amour, puis voyant que cela ne changerait rien, elle se résout à me faire ses adieux.
Petite parenthèse : Dans mon cas, la raison à peu de poids face aux émotions et j'essaie par conséquent de remettre chaque centre rationnel, émotionnel et sexuel à leur place d'origine.
En effet, le centre sexuel à souvent tendance à utiliser le centre émotionnel pour justifier ses besoins, le centre émotionnel faisant de même avec le centre rationnel.
Bref, après avoir écouté pleinement et consciemment mes sensations physiques que procure la déferlante émotionnelle, j'ai commencé par me dire qu'il fallait éviter de croire que la cause de cette déferlante n'était pas de ma responsabilité. En effet, même si un lien invisible existe, ce qu'il reste à prouver, j'en tiens bien un bout dont je suis responsable et donc je porte la responsabilité de ma souffrance.

En cherchant ma responsabilité, je me suis aperçu que mon mécanisme avait repris du service. En effet, pensant à ses adieux, pensant qu'elle ne veux plus me posséder, cela me fût intolérable.
J'ai donc inventé inconsciemment cette histoire de lien pour me créer un prétexte afin de m'autoriser ; passant par dessus ma raison ou plutôt avec son concourt puisqu'il y a un mystère de lien invisible à découvrir; à l'appeler, pour lui demander ce qu'elle vit et enquêter sur ce processus magique.
Tout ceci n'est qu'un prétexte parce qu'au fond mon mécanisme est simple. Il s'agit de la récupérer et de ne pas la laisser fuir.
C'est le vieux mécanisme du "je te suis, tu me fuis". En réalité tout ceci n'est que stratégie politique dans lequel le jeu consiste à maîtriser la distance entre l'autre et moi.
Au moment précis ou je réalise qu'il s'agit d'une totale illusion, que cette déferlante ne vient que de moi et est ma pure création, elle disparut ! Remplacée par une sentiment de fine joie. Ce fût étonnant !
Elle me rappela quelque minute plus tard...La thèse du lien invisible tient toujours.
Je sentie sa détresse au téléphone et mon coeur se serra. J'ai toujours envi de la sauver.
Combien je dois à cette femme car sans elle, sans le magnifique miroir qu'elle est pour moi, je ne me verrais jamais.

Merci donc pour toute cette souffrance qui m'oblige et me réveille. En même temps, je me dis que si je peux continuer à l'aimer et cette fois sans la posséder, ce n'est pas une raison pour aller de nouveau me briser les dents.
Merci pour ce site ! je tape "mouvement régénérateur" sur google et voilà ! Comme pour ta "psychose" nébulesque : je fais le lien...
RépondreSupprimerNon tu n'es pas le seul à trouver des réponses dans l'immensité des sciences à première vue indigestes... j'ai été capable de faire le lien entre un truc de physique vraiment technique (est-ce que quelqu'un ici a déjà entendu parler du "fluage" dont il est question dans la chanson Creep de Radiohead ??? Non ?! Roooo les nuls !) et bien figures toi qu'en laissant mon mental au placard et en lisant entre les lignes, j'ai fait le lien entre un phénomène style tectonique des plaques et mon attachement à un mec, attachement qui ressemble vraiment à celui dont tu parles... donc voir "fluage" sur wikipédia ! Ton histoire de liens invisibles me parle vraiment... Maintenant que je suis sortie de cette période de 15 ans, oui, je sais c'est long, mais quand l'âme veut régler quelque chose, lentement mais sûrement, elle y arrive... Oh ! juste Là, à l'instant je viens de faire un autre lien ! Bref, passons...
Oui, ces liens à détacher sont la clé ouvrant la porte d'une nouvelle pièce de notre espace intérieur (parfois on emploie le mot "jardin", pour moi c'est un appart... avec des couloirs et des pièces, why not ?!)... ça fait mal, mais quelle récompense ! Et un délestage un !!!
Enfin libre, moi et MOI cheminons vers qui je suis...
Quoi ? qu'est ce que je lis en ce moment ? Le miracle égyptien de Schwaller de Lubicz et après ce sera La science mystérieuse des Pharaons de l'abbé Th. Moreux... et ce truc autour de mon cou ? c'est un caducée d'Hermès pourquoi ?... Serions-nous de la même race mon frère?! msecadence@yahoo.fr
Bon... je viens de lire tes publications... Au risque de me répéter : merci pour ce site !
RépondreSupprimerJe ne vais pas partir dans du texte, des mots, ce sera pour une autre fois... je ne dirai rien... mais tu comprendras, parce que je te comprends...
Je te dis "mon frère", "mon autre" parce que tu sauras comprendre ce que je veux dire, parce que tu es ici, sur Terre, et que tu cherches... comme moi...
je te dis mon frère, parce que je suis ta soeur, parce que nous sommes TOUS qu'Un... parce que nous sommes ici, sur Terre... que nous avons le temps... le temps de naître, de n'être... et de vivre cela...
Je te dis "mon frère", parce que tes yeux voient à nouveau, que tu cherches en toi le Trésor, le Graal, le Christ, la Pierre, Le Père, La Mère, les Anges, les Maîtres et le Diable... tu sens bien que tu es tout cela...
mais les mots... les mots...
Nous sommes ici : nous lisons, nous parlons, nous oeuvrons, nous nous servons des symboles pour nous faire comprendre et comprendre qui nous étions...
Comme moi, tu cherches, tu cherches à te souvenir par tous les moyens qui tu es...
parce que tu panses tes blessures à l'Amour... Parce que tu veux aider, soigner, guérir, donner des pistes, laisser des traces, ouvrir le chemin pour toi, et les autres, parce que nous sommes tous frères et que nous ne savons pas où nous allons...
Tu es sur la route, mon frère, celle qui mène à Rome, celle qui a des cloches, des étoiles, des fleurs et milles merveilles sur son chemin... Tu es sur Terre...
Mais les mots... les mots...
Je ne dirai rien.
Dans cette seconde, qui a commencée depuis pas mal de temps, je sens une fraternité blanche se lever, une nouvelle ère... Comme je ne sais rien, comme je suis un Sage, comme je suis si simplement Moi... je te dirai donc, mon frère, que nous sommes là, ici, sur Terre et que nous nous aimons depuis l'Eternité, jusqu'à la nuit des temps sans fin et que nous nous aimerons, tous frère, maintenant.
Mon frère, ma soeur, n'oublie jamais qu' "à toi, appartient le Royaume, la puissance et la gloire, dans des siècles des siècles. Amen."
Voilà... tu vois, je n'ai rien dit que des mots... des mots... magiques.
msecadence@yahoo.fr
Merci pour l'enthousiasme et la prose :)
RépondreSupprimerJe te retrouve pleinement sur le phénomène de fluage (merci pour ce mot). Si nous restons trop longtemps sous une influence néfaste, cela entraîne une déformation irréversible de ce que nous sommes.
Par moment, il nous faut agir avec énergie et résolution pour sortir du joug sous lequel nous nous sommes nous même placé. Si cela n’est pas fait assez tôt, l'habitude s'installe et nous endors peu à peu, ce qui nous paraissait inacceptable devient relatif. Les astrologues disent que la mauvaise planète contamine la bonne planète. Il n’y a pas de bonne ou de mauvaise personne, mais il y a ce qui nous sert et ce qui nous nuit. Quelque soit notre niveau de conscience, insidieusement et continuellement, la source malsaine pénètre notre esprit et fini par le corrompre.
Tiraillé entre le faux amour (besoin) que l’on éprouve pour l’autre et ce crie en soi-même qui nous somme de fuir, nous n'avons plus assez d'énergie pour agir et sortir de l'enlisement. Les semaines, mois et années passent, jusqu’au jour où la percée de notre être devient une question de survit… Alors l’explosion se produit.
Hélas une explosion laisse des traces. L’explosion même si elle est libératrice ne nous protège pas de retomber dans le même piège. Ainsi il faut cultiver l’amour de soi, l’estime de soi. Il faut faire preuve d’humilité et reconnaître notre impuissance à changer l’autre. "Non je ne dois pas arranger les choses au péril de moi-même".
Celui qui a l’amour de lui-même ne s’expose pas à de tels dangers. Il ne s’offense pas de ne pas être bien aimé et voit qu’il est vain de se mettre en péril. Alors il agit avec conviction et a le courage de faire ce qu’il est le mieux pour lui quoi qu'il en coûte.
Loin de moi la prétention de donner une quelconque leçon. Je suis actuellement dans ce péril et c'est à moi même que je parle. Je deviens peu à peu dépendant de la souffrance, soumis et incapable d’affirmer avec force ce que je suis. Une partie de moi fait preuve de mansuétude, affaiblie mon bon sens et mon discernement et me pousse à accepter l’inacceptable au prix de compromis destructeur avec moi-même. Une autre hurle à la révolte, à la libération. Mon attachement pour elle est indicible, irraisonné, passionné. Je sens qu’un grand danger rode et que la lumière s’obscurcie. Des messages comme le tiens sont d’un grand soutient…
Merci à toi d’être venue.
Oh la la!
RépondreSupprimerJe viens de m'apercevoir que je n'ai pas lu toutes tes publications en fait !!!
Ah ah ah, je ne sais pas ce que j'ai glandé mais je n'ai lu que les publications 2010... j'ai cru que la flèche vers le bas qu'il y a devant le 10 disait qu'en faisant défiler le texte on accédait à toutes les publications ! Pfff...
Au cas où : Je suppose qu'il y a un délai de rétractation dans le code législatif des internets, non ?!
mscadence.
Je suppose ;)
RépondreSupprimerT'es un grand malade mec. Ciao . Lou;L
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