Pensées pour Hélène
Dès le premier poème de Noguchi, je vois combien j'aurais été son ami. Hier j'ai déclenché le mouvement régénérateur et j'ai été sans le vouloir visité par des amérindiens, des chants et des danses venant d'un passé dont j'ignore tout consciemment ont surgit. C'était puissant, colérique, effrayant, libérateur et joyeux.
C'est étrange mais par moment je me sens plus proche de certain hommes que je n'ai jamais connu que de personnes que je fréquente chaque jour. Même si je les aimes profondément, je ne sens pas en eux cette compréhension profonde du sacré de l'existence,
d'ailleurs c'est aussi ce que j'aime chez eux,
leurs capacités à ignorer combien ils sont beaux et sachant. Mais c'est
triste, n'est-ce pas, de voir tant de beauté se juger si durement et avec
tant de mépris.
Dernièrement, en lisant Maharishi Mahesh Yogi,
j’eus l'impression que c'était le meilleur moi-même pleinement exprimé
qui avait écrit ce livre. C'est si bon lorsque ton cœur s'exclame
"c'est ca ! c'est ca que je suis ! C'est par là que je veux qu'on aille !
"
Il apparait ensuite que la vie est bien plus complexe qu'un
simple désir et ta lecture des astres me rappelle souvent que tout mes
attributs ne sont pas à moi mais sont le fruit d'une conjonction de
forces qui vont et viennent. Autant "Je suis" est la plus ultime vérité
qui soit, autant "je suis ceci ou cela" tombe dans l’orgueil et
l'ignorance.
Ceci, cela vont et viennent, Je suis est l'éternel permanent.
C'est normal que "Je suis" aime ce qui lui ressemble le plus dans l'incarnation. Le silence, le vide, l'ouvert, le calme, la joie, la respiration, l'instant, le merveilleux... - et c'est sans doute pour cela que l'on se retrouve entre passionné de la Vie. Tout les Maîtres le sont et leur intensité a mangé leurs mensonges.
Lorsque l'évidence que "Je suis" est le même en chacun d'entre nous, non pas le même comme reproduit à l'identique mais le même, lui même apparaît. A tel point que "je" peux vivre, je suis lui, je suis l'autre en même temps que l'autre n'existe pas. Quelle grandeur...
Quelle beauté n'est ce pas , j'écris ici sans retenu car l'amour offre tant d'espace.
Mais cela s'estompe puis, revient telle une vague sur la plage. L'accès à la profondeur ne m'appartient pas non plus mais je béni cette chance lorsqu'elle m'est allouée, elle me manque tant lorsqu'elle s'éloigne.
Ceci, cela vont et viennent, Je suis est l'éternel permanent.
C'est normal que "Je suis" aime ce qui lui ressemble le plus dans l'incarnation. Le silence, le vide, l'ouvert, le calme, la joie, la respiration, l'instant, le merveilleux... - et c'est sans doute pour cela que l'on se retrouve entre passionné de la Vie. Tout les Maîtres le sont et leur intensité a mangé leurs mensonges.
Lorsque l'évidence que "Je suis" est le même en chacun d'entre nous, non pas le même comme reproduit à l'identique mais le même, lui même apparaît. A tel point que "je" peux vivre, je suis lui, je suis l'autre en même temps que l'autre n'existe pas. Quelle grandeur...
Quelle beauté n'est ce pas , j'écris ici sans retenu car l'amour offre tant d'espace.
Mais cela s'estompe puis, revient telle une vague sur la plage. L'accès à la profondeur ne m'appartient pas non plus mais je béni cette chance lorsqu'elle m'est allouée, elle me manque tant lorsqu'elle s'éloigne.
Je comprends avec beaucoup d'amour et de compassion
les enfants qui comme je l'étais moi même ont ce sentiment d'essentiel
et ne le trouve pas autour d'eux ; ni chez leurs parents, ni chez leurs
professeurs, ni chez leurs modèles.
Aussi je m’aperçois dans mes cours que lorsque je ré-ouvre mes yeux après avoir savouré une respiration, un mouvement, un son, une couleur, je reviens emplie d'essentiel mais j'ai aussi partagé avec les enfants un moment d'éternité.
Aussi je m’aperçois dans mes cours que lorsque je ré-ouvre mes yeux après avoir savouré une respiration, un mouvement, un son, une couleur, je reviens emplie d'essentiel mais j'ai aussi partagé avec les enfants un moment d'éternité.
Être soi même est sans doute le plus grand cadeau que l'on puisse faire.
Yan Siboni




Merci Yan
RépondreSupprimer"je suis" le UN dans le cœur du ciel pur que l'on est tous ensembles et chacun.
In carné (dans la chair), un potentiel se crée entre le + et le -, ce va-et-vient électrique (Mercure) ou magnétique (Vénus), ce KI nous met en mouvement, nous UNIS VERS.
Vers quoi d'autre que le cœur du ciel pur ?
Je t'embrasse fort
Hélène