Cure ! Cure forest !

Comprendre ce qu'il se passe n'a absolument aucun effet sur ce qu'il se passe. J'ai beau explorer toutes les pistes conduisant aux sources de mon ressentie actuel et de mon obsession, je reste obsédé.
Rien n'y fait, l'intellect n'a aucune prise et ne peux se défaire de lui même. Il est le bourreau et la victime.
Je suis un toxicomane, ma drogue est cette femme, elle ne quitte pas mes pensées un instant depuis 7 mois, annihile toute forme de résistance de ma part. Je suis en cure de désintoxication et le sevrage est un supplice. Pourtant je l'ai choisie cette cure, je l'ai admise, je la valide chaque jour. Pourquoi est ce donc si dur ? Je ne pense même pas m'être trompé en la quittant, j'ai fais la seule chose à faire. Mais je l'aime à faire exploser mon cœur dans ma poitrine. Est-ce la peur de l'avenir qui me projette dans le passé sans cesse ? Ce passé si douloureux à peine je le caresse du regard. J'ai envie de la prendre dans mes bras, juste une seconde, mais je sais pertinemment que jamais je n'ouvrirai alors mes bras pour la laisser partir de nouveau. C'est un profond désespoir, le temps passant je la perds, elle ne reviendra plus. Pourtant je résiste à tous ses messages courageusement en attendant secrètement le suivant. Je suis si faux, si fourbe, si laid. Je me sens moche de ne pas avoir le courage d'assumer mon amour, ou le courage de le fuir et de le rayer de ma vie. Il n'y a aucun courage en moi. Je ne suis plus jamais vraiment sincère avec moi même, j'ignore tout de ce que je veux, de ce qu'il faut faire, de ce que je ressens vraiment. Je doute même d'être amoureux, je me suspect d'être simplement un peureux qui se rattache à sa souffrance parce que l'inconnu l'effraie. Mais je n'arrive pas à rayer Carolle de ma vie, c'est mon amour. Le sentiment le plus puissant que j'ai ressentie jusqu'ici. Elle me manque, tout le temps. Je souffre.
Mon frère appel sur le téléphone et en décrochant je m'aperçois qu'il me dérange à m'arracher à ma souffrance. C'est bien pire qu'une simple drogue, je me drogue à la souffrance. Il se peut que Carolle ne soit qu'un prétexte et que j'en trouve systématiquement un de remplacement si je me débarrasse du précédent. Je deviendrais alors c plaintif permanent, broyant du noir, pessimiste qui se créent des réalité pourries.

Comment retourner le cercle, casser le cycle. La simple vu de son nom me fait du mal et ce mal me fait du bien, je me cache derrière. "C'est pas de ma faute si je n'ai pas d'énergie pour faire et être celui que j'attends d'être c'est à cause de la maladie d'amour".
Devant c'est le vide, l'inconnu, l'insécurité, la peur ;
Derrière c'est la souffrance mais elle est connue ;
Ici et maintenant c'est l'ennui.
...Jusqu'ici j'oscille entre les trois positions, passant de l'une à l'autre dès que l'une devient trop dure.
Je ne sais pas encore si se livrer sur un blog releve de l'exhibitionnisme de la catharis ou de la volonte d'apporter a l'autre (le lecteur) le temoignage d'une expérience susceptible de le guider dans ses propres choix...
RépondreSupprimerMais te lire m'a fait plaisir et l'amour que tu exprimes entre joie et douleur méritait d'être crié et hurlé.
J'espère qu'il te permet de le vivre plus sereinement.
je t'embrasse cousin.
Olivier