Une goutte d'eau...

Je viens de croiser le bonheur, pas longtemps, une bonne heure mais sa puissance m'enivre encore et ne me quittera sans doute jamais. Maintenant je sais...je sais qu'il existe, qu'il est là tout le temps, à portée de main, juste à côté de nous, toujours présent, dans le présent, qu'il suffit de se pencher pour le prendre.
Comment l'ai-je croisé ? simplement en faisant pour la première fois ce que je devais faire, en étant juste humain. Je me suis programmé Samedi pour passer une excellente soirée (conf:PNL) et la soirée était tout à fait acceptable mais rien d'extraordinaire, je suis sortie avec quelques amis boire un verre. A 11h30 tous le monde se sépare (oui à 30 ans les soirées finissent tôt), mais je n'avais aucunement envi de rentrer je décide de passer dans un bistrot dans lequel je connais le serveur. Finalement, je quitte le bar à 2h00 du matin après avoir eu une bonne conversation avec cet homme. Plus rien à faire, pour la soirée, je marche en direction de chez moi. Je passe inévitablement devant un bar et je trouve recroquevillé sur lui même, un homme qui semblait ne plus être dans son corps. Il faisait très froid, il était à genou sur le sol, parfaitement immobile et certainement congelé. Ce n'était pas la première fois que je croisais des mecs morts souls à la sortie des bars

cela m'est déjà arrivé personnellement plus d'une fois. Mais alors que d'habitude je passe mon chemin en me trouvant une bonne excuse pour le laisser à son sort, ou en me moquant de lui; je vais l'aider. Je le rechauffe, lui parle pour qu'il s'éveille, l'aide à se lever et l'emmene chez moi. Même soul je le sentais inquiet, j'ai du préciser que j'étais hétéro et qu'il serait en sécurité. De toute manière il était congelé et trop soul pour résister. Il m'a suivi chez moi. Tout en se rechauffant il m'a raconté brièvement sa vie puis est allé se coucher. Le lendemain matin je me reveille à 9 h et poursuit la lecture des "7 plumes de l'aigle" ouvrage merveilleux qui m'arrache des larmes de joie et dont j'ai envi de conserver les lignes graver dans mon âme. Je reveille le garcon à 11h40, lui sert de quoi se restaurer puis il me quitte en me remerciant. Je vous passe les milliers de coincidences qui me sont apparues comme autant de pièces de puzzle qui enfin trouvaient leurs places et me montraient avec une évidence incontestable que ces coincidences n'existent pas... la révélation.
Il repart poursuivre sa vie. Déjà toute la matinée, je me sentais exalté en lisant au soleil ce livre magique. Je me sentis heureux de l'avoir aidé, profondement heureux, fier de moi mais surtout j'ai vu combien c'est facile, combien c'est naturel et simple. Combien l'amour fait de bien. Ma journée se poursuivie sur un nuage, j'ai eu la sensation que la vie me remerciait à chaque seconde pour mon geste. L'impression que j'avais compris la vie, qu'elle m'aimait. J'éprouvais une foi inébranlable en elle, une confiance sans faille et douce, je voyais les gens dans la rue avec une affection immense, j'avais envi d'offrir mon amour à tous le monde, de partager cette joie avec mes amis. Flanant le coeur ouvert, je me suis retrouvé à une terrasse d'un café, au soleil, juste à coté de la fontaine.
Celle-ci m'explique alors que la moindre goute d'eau bouleverse la tranquilité du lac et que le moindre acte d'un homme change la face du monde. Qu'étant donné que les hommes n'en ont aucune conscience notre lac est traversé de monstrueuses vagues incontralable, chaque goutte d'eau ne réalisant pas son impact sur le monde.
Vint vers moi la serveuse. Magnifique métisse radieuse, discrète, parfaite à la grace d'une Geisha. Jamais on ne m'avait prété autant d'attention pour me servir un thé, j'amais je n'ai autant respecter le travail d'un autre. J'amais on ne m'avait offert tant sans que je le demande. Demandant simplement un thé, elle me porta la plus merveilleuse patisserie du monde et des chocolats. Chaque seconde la vie m'a remercié et pourtant mon bonheur suffisait comme remerciement. J'ai passé toute la journée dans un état de perception décuplée,ressentant tous ce qui m'entourait dans ma cage thoracique. Les vibrations fourmillait dans ma poitrine. Peu à peu, la finesse de ma perception s'estompa au fur et à mesure que je laissais mon cerveau me raconter sa version. Mais le souvenir de cette bonne heure, allège mon coeur, me rend beau et bon. J'aime désormais.
Je n'ai pas eu peur de rammener ce type chez moi sans le connaître, il avait pourtant un cocard monstrueux et 8 points de sutures tous neufs de la veille. Il était pourtant bien plus grand et sans contest plus fort que moi. Je n'ai pas eu peur. Par le passé, 100 fois sur 100 je l'ai laissé sur le sol en le regardant à peine. Et déjà aujourd'hui me demandant si je le referais la peur sert mon coeur dans mon plexus. C'était il y a deux jours et la peur revient. Qui m'a donc appris à avoir si peur ?
A l'instant la peur s'efface, il ne reste que l'amour. L'amour régnant seul dans notre corps, tout est plus fort, tout s'embrase instantanément.
Le monde peut changer si à son tour la prochaine fois en souvenir de cette soirée, il aide quelqu'un qui aide quelqu'un.... Mais en réalité,je vous le dis, il n'y a rien à changer ,le monde est parfait tel quel, il faut juste le savoir, le penser, le dire, le faire.
Et si c'était vraie mes amis ? Une goutte d'eau...

...une goutte d'eau.
Ce commentaire a été supprimé par un administrateur du blog.
RépondreSupprimer