12 oct. 2011

Rien ne va de soi


Il y a longtemps, j'avais pris un petit boulot à Auchan pour la rentrée scolaire. Je mettais en rayon les cahiers et autres classeurs, mais j'avais fais cela en dilettante et avait ouvert une boite de Harribo pour les distribuer à tout le monde. Ce qui n'a pas plu à la direction. La deuxième journée, j'étais viré. Rentrant chez moi vers 6h30 du matin, je pris un homme en stop. Il monta dans la voiture et me raconta son accident. Il était serveur dans des cafés et en manipulant une machine, il s'était fait arracher le petit doigt. Il m'expliqua alors qu'il découvrait combien son auriculaire lui manquait. Il ne pouvait plus travailler car porter un plateau sans petit doigt n'est pas aisé mais il lui manquait dans tout un tas de circonstance et m'en fit une liste longue comme le bras. Je déposais cet homme à la gare et regardant mon petit doigt, je me rendis compte que je venais de faire la même chose avec ce travail. Je ne l'avais pas considéré à sa juste valeur. Puis regardant plus largement, je m'aperçus de toute les choses que j'avais auxquelles je n'accordais aucune importance, les considérants comme allant de soi alors que c'était extraordinaire de les avoir.

Pensez aux gens handicapés, aux personnes qui n'ont pas de famille, qui n'ont pas d'amis, qui n'ont pas de toit. Pensez aux gens qui ont été frappé par un malheur et regardez autour de vous. Voyez votre chance. Vous avez la chance de faire la vaisselle, de faire vos courses, d'aller chercher vos enfants à l'école. De pouvoir entendre grâce à vos oreilles votre patron étaler sa mauvaise humeur. Je ne plaisante pas, c'est une chance. Le sourd ne le peut pas. Voyez la chance que vous avez de respirer librement, de vous mettre debout, de manger chaque jour à votre faim. Et voyez que rien ne va de soi. Aussi vous vivez de manière extraordinaire dans une vie ordinaire.


Les petites choses comme les grandes sont toutes aussi extraordinaires. Faites entrer la magie de votre vie. Tout est sacré, se lever, se doucher, marcher, manger, respirer, bouger, se mettre au lit le soir doit être une véritable cérémonie. Et je ne dis pas cela à la légère, nous verrons bientôt l'importance de la manière de s'endormir. Voyez le sacré de votre quotidien, rien ne va de soi, rien n'est banal, tout a de la saveur.

Juste pour aujourd'hui soyez reconnaissant. Bonne semaine

Gokai, les 5 principes pour le bonheur.




"Kyo dake wa, ikaru na ,shin pai suna, kan sha shi te, gyo-o nage me, hito ni shin setsu ni" Mikao USUI


"Juste pour aujourd'hui, ne sois pas en colère,


Juste pour aujourd'hui, ne t'inquiete pas,


Juste pour aujourd'hui, sois reconnaissant,


Juste pour aujourd'hui, travaille dur sur toi même


Juste pour aujourd'hui, sois bon envers les autres."

8 oct. 2011

"MEHILA" de Yaacov Bendenoun

A ceux que j'ai mal aimés, ou insuffisamment, ou sans allant.

A ceux que j'ai mécontentés, et qui peuvent m'en vouloir,
Qui se sont sentis touchés par mes paroles, mes postures, mes faiblesses.

Mehila

Aux malades que je n'ai pas visités, aux parents qui m'attendaient,
A ceux à qui j'ai refusé un geste de justice, un don ou une offrande,
A ceux que j'ai laissés seuls, sans secours, sans affection.

Mehila

Aux amis que j'ai déçus, à ceux qui espéraient de moi plus qu'une consolation,
A ceux qui cherchaient ma présence, à ceux qui me guettaient du regard,
A ceux qui dans le silence découvraient l'absence et la prière insatisfaite.

Mehila

Aux intentions louables, à mes actes manqués, à l'apparente indifférence,
Aux illusions perdues, aux rêves imparfaits, aux appels à la chance,
Aux ambitions ultimes, aux horizons ouverts, aux regrets de l'enfance.

Mehila

A ceux qui me sont proches, qui me frôlent le coeur,
Aux fleuves qui descendent, aux ruisseaux qui remontent,
A la chère incandescence dans des yeux si peu croisés.

Mehila

De n'être qu'un souffle, qu'une exaspération,
De n'être pas sensible aux tiédeurs de la patience,
A ces incertitudes que souvent j'affectionne.

Mehila

De n'être pas intime avec la perfection,
De ne vouloir les cimes que par ma prétention,
Et d'oublier la vie qui palpite et s'enflamme.

Mehila

De vouloir, d'essayer, souhait certainement futile,
De ne pas arriver à embrasser ce monde,
A irriguer ma vie de sèves de contentement.

Mehila

Pour mes errances, pour mes pensées inquiètes,
Pour l'appel à la danse, pour mon pas qui s'arrête,
Pour n'être pas à l'heure, à votre rendez‐vous.

Mehila

Pour avoir interrompu votre quiétude, pour la colère rentrée,
Pour le sort qui nous est fait, pour ces hivers si rudes,
Pour ne pas être souvent le héraut de la cause qui vous est chère.

Mehila

Pour ce temps que nous partageons, qui ne vous honore pas,
Pour ces murmures fébriles, ces embrassades furtives,
Pour ces mots de vermeille qui n'ont pas pris l'envol.

Mehila

De ne pas saisir le bonheur de vivre dans votre sillage,
De chercher toujours ailleurs les liens de l'arrimage,
De regarder vers l'Est des passions de mon âge.

Mehila

De ne pas avoir la ressource de vous aimer plus fort,
Mes amis, mes soleils, mes compagnons du jour,
De vous porter ombrage en désespérant encore.

Mehila

Aux bras délaissés, aux mains qui s’entrouvraient,
A ce destin fébrile qui préparait mes pas,
A ces déconvenues précédant le départ.

Mehila

Pour ces chemins qui parfois nous invitent,
Pour ces désirs torrentiels qui irriguent nos jours,
Pour l’appel de la route, le rêve d’un ciel plus bleu.

Mehila

Pour ces regrets que j’ai pu mettre au monde,
Pour mes paroles sevrées de l’amour qui est dû,
Pour ces brisures du temps devenus des parcours.

Mehila

Pour ces étoiles qui brillaient dans mon ciel,
Pour l’éclat des prières, pour l’or des espérances,
Pour ces envies d’azur aussi fragiles qu’un jour.

Mehila

Pour mes égarements, pour les roses fanées,
Pour les herbes jaunies et les tiges tremblantes,
Pour l’étincelle de vie, pour la sève dormante.

Mehila

Pour les écueils, les rochers aiguisés,
Pour la proue des navires qui venaient s’y figer,
Pour mon coeur insensible à vos peines intimes.

Mehila

Pour ces liens distendus, pour ces maillons épars,
Pour cette âme de passeur, pour l’envie de donner,
Pour n’avoir pas transmis ce qui lors pouvait l’être.

Mehila

Pour ces colères, pour ces coups de tonnerre,
Pour ces vagues venues d’océans rugissants,
Pour ces tumultes inutiles, ces rumeurs aux bruits creux.

Mehila

Pour ces plaintes, pour ces lamentations,
Pour les murmures du vent, les sifflements sonores,
Pour cette conscience de soi complaisante à l’excès.

Mehila

Mehila

Je reviens sur mes pas,
Pour changer d’horizon.

Mehila

Mehila

Que votre regard me pardonne
Avant que les portes se referment.

Mehila

Pour ces chants qui ne sont plus, pour le passé des passions,
Pour tous ces rires diffus, pour ces traces d'émotion.
Je vais encore vous dire, le plus tendrement du monde,
Ce mot de l'affliction qui deviendra la joie.

Mehila, à tous, Mehila.

6 oct. 2011

Bander son arc !



ou Prendre son élan



Vous savez maintenant utiliser votre respiration pour réguler votre énergie, l'accroître en quantité si besoin, retrouver votre calme, vous centrer. En écoutant votre faim, en mangeant en conscience et en sélectionnant l'information que vous ingérez, vous avez modifié vos habitudes alimentaires, retrouver votre poids de forme et accrus votre énergie disponible. En prenant conscience de vos pieds et de leurs extrêmes importance, de votre marche, de votre posture, vous vous êtes ancré davantage, et vous pouvez modifier votre état d'esprit pour l'adapter à la situation. Évidement pour le moment vous êtes toujours soumis à vos émotions, votre centrage est précaire, votre maîtrise aléatoire, votre mental indomptable mais vous possédez des outils. Approfondissez les, et pour ceux qui n'ont pas encore pratiquer suffisamment, profitez de l'impulsion de la rentrée pour prendre votre vie en main.
La semaine derniere, il s'agissait de faire le point, de se poser les bonnes questions, de remettre de l'ordre dans notre tête et dans nos priorités. Nous pouvons alors nous sentir ébranlé de voir combien nous sommes loins de ce que nous savons bon pour nous, mais nous pouvons aussi nous décider à nous mettre en chemin, il n'est jamais trop tard, même la veille de la mort est une naissance. Maintenant est le bon moment parce que c'est le seul moment que vous ayez. Aussi, cette semaine établissez vos objectifs, visez votre étoile avec plus de précision, et mettez en place votre rituel quotidien.

Dans votre rituel, assurez vous que toute les parties qui vous composent soient soutenues. Prenez chaque jour, un temps pour votre corps, un temps pour votre mental, un temps pour votre esprit. Ce rituel doit vous mener vers votre étoile, vers l'idée la plus élevé de vous même, vers votre meilleur vous. Vous avez suffisament attendu pour être votre meilleur vous ! Maintenant mettez en place vos fondations. N'hésitez pas à me contacter pour vous y aider.
La vie est sacrée. Chaque chose doit être faite du mieux possible et le plus consciemment possible. Il n'est pas question de raté une seconde de la merveille qu'est l'existence. Mes rituels sont nombreux, mais ils ne sont pas figés, ils évoluent. Leurs points communs est qu'ils vont tous vers l'idée la plus élevé de moi même. Si vous commencez votre journée, dès votre reveil par accomplir vos rituels, alors vous commencez votre journée en étant le meilleur de vous même.

C'est donc le moment de passer un accord avec vous même, de demander à l'univers sont soutien et de vous inscrire avec intensité sur votre chemin. Priez, bougez votre corps, soyez de plus en plus présent, aimez vous, vous le méritez.