5.9.11

Les deux chiens


En m'approchant, je restais vigilant et calme. Je ne voulais qu'il ne s'échappe aucun signe de peur ou d'agressivité. Les habitudes...
Je voyais le chien noir avec sa queue oscillante qui montrait sa sympathie. Le chien blanc restait craintif. Ils avaient l'air si bien, sans collier, sans laisse. Nous nous croisions dans la simple observation.
J'allais me poser de l'autre côté du lac sur une souche. Le lac Noir ne m'apparût plus comme l'univers mais uniquement comme Mon monde. Chacun a le sien, et mes pensées sont limités par Mon monde.

Mon intérêt se porta sur les chiens. Ils étaient posé de l'autre côté et nous nous regardions simplement.

Puis j'allais m'asseoir sur un banc et le chien noir s'approcha. Je le caressa. J'avais envie de le faire depuis la souche mais mon envie était moindre maintenant. Le chien était mouillé. Je l'ai caressé un temps puis je n'en eut plus envie.

J'avais eu ce que j'avais voulu et en l'ayant je ne le voulu plus. Cela semble normal mais bien décevant. Vouloir est plus intense que d'avoir. Si c'est l'intensité que j'aime le plus, atteindre un but est décevant, mais ne pas l'atteindre est frustrant. Où est le centre qui concilie vouloir et avoir ?

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