19 sept. 2011

Désir et méditation

Se tourner vers l'intérieur n'est pas une rotation du tout. Aller vers l'intérieur ce n'est pas aller quelque part.
Se tourner vers l'intérieur signifie simplement que vous avez poursuivi ce désir et celui là et vous avez couru et couru encore, que vous vous êtes heurté encore et encore à la frustration. Que chaque désir apporte la misère, qu’il n’y a aucun accomplissement par le désir. Que vous n'arrivez nulle part, que le contentement soit impossible.
Voyant cette vérité, que courir après les désirs ne vous mène nulle part, vous vous arrêtez. Non que vous fassiez un quelconque effort pour vous arrêter. Si vous faites un effort quelconque pour vous arrêter c’est de nouveau courir, d'une manière subtile. Vous désirez toujours - peut-être est-ce maintenant l’état sans désir que vous désirez. Si vous faites un effort pour aller vers l’intérieur, vous allez toujours vers l’extérieur. Quelque soit l'effort, il ne peut vous amener que vers l'extérieur.
Tous les voyages sont des voyages extérieurs, il n’y a aucun voyage intérieur. Comment pouvez-vous voyager vers l'intérieur ? Vous y êtes déjà, il n’y a aucun besoin d'y aller. Lorsque aller s’arrête, voyager disparaît ; lorsque le fait de désirer n’opacifie plus votre mental, vous êtes à l’intérieur. Ceci s'appelle se tourner vers l'intérieur. Mais ce n'est pas une rotation du tout, c’est simplement ne pas sortir.

Osho This Very Body The Buddha Chapter 9


Question : "Mais le désir, c'est aussi la dynamique. Qu'est-ce qui te fais bouger, toi?"

La méditation est un médicament. Ce n'est pas le mystère mais la clef qui mène à la porte de la salle au trésor. La clef est la méditation, la porte c'est notre conditionnement. Le trésor c'est nous. Lorsque le trésor est trouvé, la méditation devient inutile. Elle devient inutile parce qu'elle ne nous quitte plus.

Ta question semble mettre en opposition méditation et désir. Personne ne bouge tant qu'il n'est pas. Le désir qu'il poursuit n'est pas le sien. Les actes qu'il pose ne sont que réactions, habitudes, dépendances, conditionnements. Rien ne vient de lui. Il ne se connaît pas, comment pourrait-il savoir ce qu'il veut ? Il est divisé, et dit vouloir ceci mais lorsqu'il a, ce n'est pas ce qu'il voulait. Il dit un "Oui" mais aussitôt un "Non" se présente en lui. Quel est l'intérêt de bouger, juste pour bouger ? L'acte est pur création. Seule la personne unifiée crée, agit. Celui qui ne l'est pas est simplement agité. Une fois le trésor trouvé, l'acte va de soi. Le désir ne veut que désirer. L'être lui aime. L'action n'est jamais un problème quand on aime. L'action va de soi.


La méditation brûle tout ce qui n'est pas nous. Lorsque la conscience s'installe, il ne reste que nous. Alors seulement nous commençons à agir. Avant cela, nous ne sommes qu'un programme qui réagit. Tant que le désir est le maître, nous ne sommes pas le maître. Lorsque vous êtes le maître, le désir disparaît, c'est l'amour qui agit. Alors "avoir" devient simplement "être avec" et non plus posséder.

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