6.10.10

Dévoilement


La souffrance n'est pas là pour nous amoindrir, non.

Elle est là pour nous révéler.

En nous faisant connaître le goût de notre propre sang, on se vit, on se voit, on se sang.

On se co-nais.

Puisque le but est de pouvoir vivre le "Je suis"... il nous faut tout perdre.

Lorsqu'on a tout perdu, lorsqu'il ne reste Rien, ce qui reste alors

c'est le "Je suis".

8 commentaires:

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  4. Jon "Mad" Rudeen10:56

    C'est d'abord en soi-même que l'on trouve son
    moi profond... La souffrance est accessoire, la nôtre comme celle des autres, l'important est de ne pas s'y vautrer ou de s'en repaître,
    sous peine de se perdre à soi. Affaire de choix...

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  5. J'ignore s'il s'agit véritablement d'un choix. Le fruit ne tombe de l'arbre que lorsqu'il est mûr. Aussi, la souffrance est accessoire comme tu l'as si bien dit, mais pas inutile pour autant.
    Le "Je suis" ne peut être vu parce que c'est ce qui voit, ne peut être chercher parce que c'est ce qui cherche, ne peut être senti parce que c'est qui sent. Tout ce dont nous pouvons faire l'expérience n'est pas le "Je suis".
    Le "Je suis" est ce qui reste lorsqu'il ne reste rien. Parce qu'il est le rien, il est l'infini, il est le tout. Il est le point de rencontre de toute les dimensions.
    L'infini est contenu dans le fini qui est contenu dans l'infini...
    Toutes les dimensions sont perçues par la conscience. C'est la conscience qui crée l'existence, elle crée une réalité. Mais en se déplaçant, en changeant de dimension, la conscience crée une nouvelle réalité.
    La souffrance est un accessoire permettant de changer de dimension.
    La mort est un changement de dimension, c'est ainsi que l'on peut mourir (à soi) d'une infinité de façon différente.
    C'est ainsi que l'arcane sans nom, ne représente pas la mort physique simplement, mais une transformation profonde et radicale. C'est ainsi que le "Je suis" voyage.
    Si la dimension dans laquelle on se trouve ne nous sert pas, que la réalité que nous créons nous fait souffrir, c'est parce qu'il faut en changer. Et comme pour toute destination où l'on doit se rendre, il y a un voyage à faire, un temps de transition, un espace à quitter.
    Aussi je ne blâme pas ceux qui souffrent, ni ma propre souffrance.

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  6. Jon "Mad" Rudeen12:40

    Loin de moi l'idée de blâmer ceux qui souffrent, car ce serait me blâmer moi-même. La souffrance est un révélateur et c'est là
    qu'intervient le choix dont je parlais, car on
    peut, on doit faire le choix du changement. je
    ne suis pas convaincu qu'il faille atteindre les abysses de la souffrance pour renaitre à soi.

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  7. Merci Jon.
    Puis je te demander quelques précisions ?
    Je serais heureux de connaître ce que tu fais toi même pour faire le choix du changement. Comment tu fais pour connaître vers quel changement aller ? Comment tu fais pour faire ce choix alors que tout ce que tu ressens le refuse ?

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  8. Jon "Mad" Rudeen.07:40

    Je chemine à petits pas, comme certains, je crois...
    J'essaie de ne pas perdre de vue que la vie n'est qu'illusion...
    Tu as raison lorsque tu dis que si la réalité que nous créons
    nous fait souffrir, il faut en changer. je persiste à dire
    que cela participe d'un choix. Je me refuse à attendre que
    le fruit soit mûr pour le regarder tomber, en contemplant
    ma douleur.
    Je tente de ne pas écouter la voix, le conteur qui me serine
    que je suis incapable d'être ce que je suis.
    Je garde à l'esprit, tous les matins, que je dispose d'un jour
    de plus pour être moi-même.

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