Notre nature et nos mécanismes nous poussent à agir. Il est difficile de reconnaître ce qui appartient à l'un ou à l'autre. 
Hier en parlant à un ami, je me suis souvenu que déjà tout petit, je prenais la défense du faible face à l'injustice. Que les parents d'un enfant étaient venus remercier les miens parce que j'avais protégé leur fils, cible de toutes les moqueries et les méchancetés des autres enfants. Je m'aperçois à présent que toute ma vie, j'ai fais cela. J'ai toujours été délégué de classe de ma 6ème à la terminal défendant ardemment les autres élèves aux conseils de classe puis une fois à la fac je suis rapidement devenu président de l'association étudiante "Groupement dans l'intérêt des étudiants", le nom parle de lui-même.
Tout cela évoque qu'il est dans ma nature de m'attacher à ceux qui sont en souffrance et de les aider de mon mieux. Il y a des éléments de notre complexe nature qui vue exclusivement sous le prisme de la psychologie peuvent s'apparenter à l'Ego.
Mais est-ce vraiment l'Ego qui me poussait déjà enfant à agir de la sorte ?
Certes j'ai toujours retiré beaucoup de joie et de fierté à aider. Mais cette fois, face à cette rupture c'est la tristesse et le ressentiment qui restent.
Pourquoi cela ? Parce qu'il y a une limite à respecter, une limite qu'il est absolument interdit de franchir et ce quelque soit la noble cause que l'on défend ;celle de notre propre dignité.
La dignité est une notion bien étrange et bien difficile à cerner. Car elle implique la notion de respect et celle-ci comme celle de dignité à une grand part dans la définition même de notre Ego. Mais la dignité va au delà de l'Ego car elle est le respect de nos propres limites et non la défense face aux autres d'un respect que l'on considère comme dû. La dignité c'est à Soi que l'on la doit.
Aussi elle est devenu pour moi une limite virtuelle que je m'interdit de franchir.
Si on la respecte, alors on évite de se trahir, de se rejeter, de s'abandonner, de s'humilier et d'être injuste avec nous même. Hélas, cette frontière de la dignité est meuble et relative, elle bouge sans cesse et de complexe mécanismes nous poussent souvent à la franchir.
Ainsi on s'autorise à s'enfermer, à s'humilier, à s'étouffer ...
Qu'il nous soit donner la force et la vigilance pour être digne quoiqu'il en coûte, car aucun prix n'est plus élevé que le non respect de notre propre dignité.
15.9.10
Notre dignité comme garde fou de notre folie
Thème Le mental
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En défendant les faibles et les opprimés tu jouais le rôle de ta vie...
RépondreSupprimerC'est rigolo de voir comme tout peut se regrouper... Avec un peu de recul, si l'on décide de se regarder sans se juger, ni se plaindre... juste constater...
Toute l'énergie positive que tu as déployé pour défendre et aider ces personnes : Elle est là, face à toi, tu l'as ressentie, vécu, expérimenté, tu peux donc admettre que cette force, cet élan est en toi...
"Charité bien ordonnée commence par soit même" dit-on...
Tu disposes donc de cette force pour te sauver toi même...
Ta soif de justice te guidera vers ce qui est juste pour toi...
Ne plus se bafouer, ni être injuste avec nous, pour affirmer qui nous sommes...
L'égo nous veut grand et fort, respecté et respectable, l'ègo veut toujours plus : pour nous, mais aussi pour les autres...
Il arrive toujours le moment où l'on voit tout ce qu'on s'est nié, humilié, trahis...
Maintenant que tu sais que la libération ne peut pas venir de l'extérieur, que chacun bosse pour soi, qu'on vit ce que l'on a à vivre et que l'on règle comme on peut nos problématiques... que tu l'as expérimenté...
Alors, peut-être est-il temps de lâcher l'affaire, pour te concentrer sur toi, sur ce qui est juste pour toi...
Ce n'est qu'une fois ce sentiment d'être juste pour toi, bien à ta place, qu'alors tu pourras aider les autres à défendre eux-même leurs propres intérêts...
Mais voyons voyons... ne sommes-nous pas justement bien à notre place présentement ? N'avons-nous pas l'occasion d'aider les autres d'où nous sommes présentement ?
Je parle d'aider parce qu'il semblerai que cette notion de service nous soit commune...
Le travail du thérapeute est d'accompagner les gens vers la découverte de leur problématique et de révéler les outils dont ils disposent pour aller vers ce qui est juste pour eux...
Tu as les ressources pour aider les gens qui viendront vers toi pour les aider à se sauver elle-même...
Mais d'abord il faut te sauver toi.
Oui, tout le monde est enfermé...
Je sais maintenant qu'il faut que je me consacre à ma "petite voie ", comme "la petite Thérèse" (http://www.lecarmel.org/saints/theme-theresien/la-petite-voie.php)...
La voie royale n'est pas forcément spectaculaire... on peut faire de toutes petites choses, simple mais gorgée d'Amour... et elles peuvent nous mener à la Sainteté...
C'est comme ça que je veux aider les gens... en rayonnant, en riant, en cheminant avec eux...
Les routes ne se croisent jamais par hasard... l'espace que tu proposes sur ton blog et l'énergie que tu y mets m'aide à trouver par moi même ce qui est juste pour moi...
En s'occupant de soi, on s'occuper des autres...
La Vie est merveilleuse, et dire que je me suis si longtemps dit qu'elle n'avait aucun sens... mais c'est grâce à cela que je suis a même de te dire tout ça aujourd'hui...
msecadence.
Voilà, pour ma part, mon questionnement - tout personnel - sur la notion de respect... aujourd'hui. Bonne lecture, c'est ici: http://essaipat.wordpress.com/2011/04/23/de-la-definition-actuelle-du-respect/
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