"L'amour" que je vie est une atrocité. C'est l'amour des séries télés, où il n'est plus qu'un prétexte à la souffrance, à la méchanceté, à l'infamie.
C'est l'enfer et la plus terrible noirceur de mon être voit sa gigantesque porte à deux battants grande ouverte. C'est moi qui l'ai ouverte, mon moral traîné sur le plancher, j'ai fumé et bu sans manger.
Et là, je l'ai vu. La bête.
Il y a un monstre en moi, tapis dans l'obscurité, il est sortie cette nuit pour terroriser mon enfant intérieur. Et à bien faillit le tuer, je n'entends depuis que ses sanglots. L'adulte lui c'est enfui comme un lâche.
Son ombre étouffe toute lumière,
Rien ne survit lors de sa venue.
Ce monstre a pris possession de mon esprit, et l'a tourmenté sans relâche pendant plus de 6 heures. Je n'aurais jamais cru qu'il puisse avoir lieu sur terre si lugubre. Et bien oui, et il est juste en dessous de mes cheveux.
C'est une sorte de nébuleuse de pensées qui génèrent les souffrances sans cesse. Impossible à arrêter, à détourner, à apaiser. C'est beaucoup trop violent et surtout il n'y a rien en face qui ralentisse sa course.
Je n'ai pu que réprimer. Je l'aurais tué, j'aurais mis le feu à l'appartement et je me serais tué juste après sans cela. Tout devait rester à l'intérieur, question de vie ou de mort. Alors j'ai réprimé de toute mes forces. Je savais que si je laissé vivre l'émotion, j'aurais pu perdre tout contrôle. Que si je laissais le moindre geste jaillir... en une seconde, un brasier.
Au levé du matin, elle est là. La petite flamme encore lumineuse d'amour pour elle. C'est de la folie. Elle pourrait au moins s'éteindre, merde. Au moins, je pourrais fuir à toute jambe. Rien je reste là, affectueux de nouveau et aimant de tout mon coeur.
Mais la vie ne s'arrête pas là, elle assène coup sur coup, durant la journée jusqu'à ce que ma tête entre dans mes épaules. Oulallaa je suis pas beau à voir ce soir.
Je ne connaissais pas la jalousie. Elle vient de faire son entrée par la grande porte, en fanfare et triomphe dès son arrivé. Elle a rasé en un seul de ses souffles toutes mes armées, le bon sens balayé, le discernement soufflé, la sagesse n'est même pas venue s'interposée. Il n'y avait qu'un réflexe d'auto-contrôle, de répression. Heureusement qu'il était là.
C'est que toute conscience disparait par moment. Il ne reste que le hurlement, une longue agonie s'en suit. J'ai bien cru ne pas survivre. Je ne savais pas quoi faire. Je ne sais toujours pas. J'étais terrifié, je le suis toujours.
Je me sens traumatisé, mon corps est anesthésié. Comme si je m'étais fait rouer de coup de pied toute la nuit. Ce soir, les douleurs sortent les unes après les autres. Le bas du dos puis les jambes, la nuque commence à tirer.
Je vois clairement ce que l'on appelle "crime passionnelle". Cela peut arriver à tout moment. Pourtant jamais je n'avais approché même de loin cet état. Je me croyais à l'abris, oulalalala, non.
Je ressens de la honte et de la culpabilité. Beaucoup de peur et d'impuissance. Les rats ont déjà quitté le navire.
Aucune leçon a tirer pour le moment.
C'est juste le moment de pleurer.
Je remercie le ciel de n'avoir fait de mal à personne.
Je te remercie de m'avoir épargné des funestes conséquences qu'aurait pu générer ma souffrance.
Aide moi à présent à y voir clair et à comprendre ton message.
Merci.
26.9.10
Infernal tourment
Thème Les Emotions
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