26 sept. 2010

Infernal tourment

"L'amour" que je vie est une atrocité. C'est l'amour des séries télés, où il n'est plus qu'un prétexte à la souffrance, à la méchanceté, à l'infamie.

C'est l'enfer et la plus terrible noirceur de mon être voit sa gigantesque porte à deux battants grande ouverte. C'est moi qui l'ai ouverte, mon moral traîné sur le plancher, j'ai fumé et bu sans manger.


Et là, je l'ai vu. La bête.

Il y a un monstre en moi, tapis dans l'obscurité, il est sortie cette nuit pour terroriser mon enfant intérieur. Et à bien faillit le tuer, je n'entends depuis que ses sanglots. L'adulte lui c'est enfui comme un lâche.

Son ombre étouffe toute lumière,
Rien ne survit lors de sa venue.

Ce monstre a pris possession de mon esprit, et l'a tourmenté sans relâche pendant plus de 6 heures. Je n'aurais jamais cru qu'il puisse avoir lieu sur terre si lugubre. Et bien oui, et il est juste en dessous de mes cheveux.

C'est une sorte de nébuleuse de pensées qui génèrent les souffrances sans cesse. Impossible à arrêter, à détourner, à apaiser. C'est beaucoup trop violent et surtout il n'y a rien en face qui ralentisse sa course.



Je n'ai pu que réprimer. Je l'aurais tué, j'aurais mis le feu à l'appartement et je me serais tué juste après sans cela. Tout devait rester à l'intérieur, question de vie ou de mort. Alors j'ai réprimé de toute mes forces. Je savais que si je laissé vivre l'émotion, j'aurais pu perdre tout contrôle. Que si je laissais le moindre geste jaillir... en une seconde, un brasier.

Au levé du matin, elle est là. La petite flamme encore lumineuse d'amour pour elle. C'est de la folie. Elle pourrait au moins s'éteindre, merde. Au moins, je pourrais fuir à toute jambe. Rien je reste là, affectueux de nouveau et aimant de tout mon coeur.

Mais la vie ne s'arrête pas là, elle assène coup sur coup, durant la journée jusqu'à ce que ma tête entre dans mes épaules. Oulallaa je suis pas beau à voir ce soir.

Je ne connaissais pas la jalousie. Elle vient de faire son entrée par la grande porte, en fanfare et triomphe dès son arrivé. Elle a rasé en un seul de ses souffles toutes mes armées, le bon sens balayé, le discernement soufflé, la sagesse n'est même pas venue s'interposée. Il n'y avait qu'un réflexe d'auto-contrôle, de répression. Heureusement qu'il était là.
C'est que toute conscience disparait par moment. Il ne reste que le hurlement, une longue agonie s'en suit. J'ai bien cru ne pas survivre. Je ne savais pas quoi faire. Je ne sais toujours pas. J'étais terrifié, je le suis toujours.

Je me sens traumatisé, mon corps est anesthésié. Comme si je m'étais fait rouer de coup de pied toute la nuit. Ce soir, les douleurs sortent les unes après les autres. Le bas du dos puis les jambes, la nuque commence à tirer.

Je vois clairement ce que l'on appelle "crime passionnelle". Cela peut arriver à tout moment. Pourtant jamais je n'avais approché même de loin cet état. Je me croyais à l'abris, oulalalala, non.



Je ressens de la honte et de la culpabilité. Beaucoup de peur et d'impuissance. Les rats ont déjà quitté le navire.

Aucune leçon a tirer pour le moment.
C'est juste le moment de pleurer.

Je remercie le ciel de n'avoir fait de mal à personne.
Je te remercie de m'avoir épargné des funestes conséquences qu'aurait pu générer ma souffrance.
Aide moi à présent à y voir clair et à comprendre ton message.
Merci.

15 sept. 2010

Notre dignité comme garde fou de notre folie

Notre nature et nos mécanismes nous poussent à agir. Il est difficile de reconnaître ce qui appartient à l'un ou à l'autre.


Hier en parlant à un ami, je me suis souvenu que déjà tout petit, je prenais la défense du faible face à l'injustice. Que les parents d'un enfant étaient venus remercier les miens parce que j'avais protégé leur fils, cible de toutes les moqueries et les méchancetés des autres enfants. Je m'aperçois à présent que toute ma vie, j'ai fais cela. J'ai toujours été délégué de classe de ma 6ème à la terminal défendant ardemment les autres élèves aux conseils de classe puis une fois à la fac je suis rapidement devenu président de l'association étudiante "Groupement dans l'intérêt des étudiants", le nom parle de lui-même.
Tout cela évoque qu'il est dans ma nature de m'attacher à ceux qui sont en souffrance et de les aider de mon mieux. Il y a des éléments de notre complexe nature qui vue exclusivement sous le prisme de la psychologie peuvent s'apparenter à l'Ego.
Mais est-ce vraiment l'Ego qui me poussait déjà enfant à agir de la sorte ?

Certes j'ai toujours retiré beaucoup de joie et de fierté à aider. Mais cette fois, face à cette rupture c'est la tristesse et le ressentiment qui restent.
Pourquoi cela ? Parce qu'il y a une limite à respecter, une limite qu'il est absolument interdit de franchir et ce quelque soit la noble cause que l'on défend ;celle de notre propre dignité.

La dignité est une notion bien étrange et bien difficile à cerner. Car elle implique la notion de respect et celle-ci comme celle de dignité à une grand part dans la définition même de notre Ego. Mais la dignité va au delà de l'Ego car elle est le respect de nos propres limites et non la défense face aux autres d'un respect que l'on considère comme dû. La dignité c'est à Soi que l'on la doit.
Aussi elle est devenu pour moi une limite virtuelle que je m'interdit de franchir.
Si on la respecte, alors on évite de se trahir, de se rejeter, de s'abandonner, de s'humilier et d'être injuste avec nous même. Hélas, cette frontière de la dignité est meuble et relative, elle bouge sans cesse et de complexe mécanismes nous poussent souvent à la franchir.
Ainsi on s'autorise à s'enfermer, à s'humilier, à s'étouffer ...
Qu'il nous soit donner la force et la vigilance pour être digne quoiqu'il en coûte, car aucun prix n'est plus élevé que le non respect de notre propre dignité.

13 sept. 2010

L'extase et le coeur



Il y a une expérience cependant très intéressante que j'ai fait lors d'une méditation conseillée par les Hathors ma dernière nuit passée auprès d'elle.
Il s'agit de ressentir son coeur physique dans sa poitrine en y apportant un sentiment de gratitude. De sentir le flux d'énergie parcourir son corps puis de ressentir juste autour de soi ce flux d'énergie enveloppant notre corps physique.
Il se passe une chose simple : nous sommes tellement comblé d'amour qu'à ce moment là nous n'en avons plus besoin. C'est l'état d'extase et avec lui tout est là.
Le plus merveilleux c'est qu'il est en moi, disponible à tout instant.

Pour en savoir plus sur cette technique : http://tomkenyon.com/lextase-et-le-coeur

Se trahir

J'ai fait l'expérience de nier joyeusement tout ce en quoi je crois, d'aller à l'encontre de tout mes principes, de me mettre oeillères, menottes et boulets aux chevilles, de faire tant de compromis que j'ai promis les pires conneries.


Je suis sortie de prison hier, libéré pour "mauvaise intention de conduite", pour avoir formuler mon intention d'être libre de faire ce que je crois juste.
Sortie de ma cage dorée je me sens libre et perdu à la fois, comme désorienté, nostalgique d'un inconfort tellement sécurisant, effrayé par tant de nouvelles possibilités, de la responsabilité de vivre ma vie par moi-même. De ne plus avoir d'excuse pour mon propre malheur.
Je revois la terreur du nouveau-né, la déchirante solitude qui donne au corps son expression de lui-même.

Or tout cela est arrivé par les meilleurs intentions du monde... Par le désir d'aimer, de sécuriser l'autre, de prendre en charge ses peurs, d'apporter l'antidote à ses poisons, en voulant aider. Par l'orgueil de croire que je pouvais la sauver par mon amour.
"L'enfer est pavé de bonnes intentions..." Elles y conduisent tout droit.
Toutes les peurs se cristallisant derrière le mot amour. Derrière le sentiment amoureux.
Amour et peur donnent ensemble plus de peur tout comme en mathématique + fois - donne -.
En ressort alors la possessivité, la jalousie, la recherche du contrôle absolu de l'autre, l'inconfiance et la recherche de preuve perpétuelle d'amour, les compromis, l'enfermement, les menaces, les pressions, les manipulations, l'orgueil...
Que nul ne se croit à l'abri de tout cela, qu'aucun ne se prétende hors d'atteinte pour juger, nous portons tous ces tragédies en nous. J'étais moi aussi un juge me voici prisonnier.


Le processus est simple. Je m'autorise une première toute petite fois à bafouer mon estime de moi-même, le prétexte importe peu. Il peut s'agir de renoncer à une toute petite chose pour ne pas faire souffrir l'autre. Mais c'est comme donner un coup dans un fruit, il est déjà trop tard. il pourrira inéluctablement.
Cela agit insidieusement comme un petit virus en nous, les compromis vont s'enchaîner, jusqu'à l'asphyxie total de notre personnalité, puis de notre être. Je me suis trahi, humilié, abandonné, ai été injuste avec moi-même et rejeté.
L'ego loin de me protéger, se sent fort, il prétend que rien ne l'atteint, qu'il peut tout supporter, et plus il en supporte plus il prétend être fort, être bon. "Ho Yan que tu es une bonne personne à aimer sans condition". "Sans condition" mon oeil !
J'ai pris goût à me laisser écraser. Si les peurs de cette fille n'avaient pas été pour elle insupportable, si la culpabilité ne l'avait pas étouffé, si la psychose ne l'avait pas pousser à crier "je n'ai besoin de personne pour vivre", alors je serais encore sous son talon aiguille heureux/malheureux de me faire piétiner.

J'entrevois la réaction des femmes battues qui restent auprès de leur bourreau, "le syndrome de stockholme", les masochistes. Car j'ai beaucoup de peine pour elle.
C'est cette peine, fausse compassion, qui me procure la vanité de croire que je suis meilleur qu'elle, cette peine qui crée l'illusion que je suis loin de ses névroses. Il n'en n'est rien. Ma névrose est bien réelle, elle est simplement complémentaire à ses propres délires.

Donc, il est clair que toute les belles paroles et sagesses contenues dans ce blog ne sont pas vraies pour moi. Je ne les vie pas, ne les incarne pas. Elles sont un rêve de plus d'être différent de ce que je suis.
Je ne remet pas tout en cause, mais la sagesse n'est pas cristallisée en moi, elle est superficielle, elle va et vient.
Qu'il est facile d'être sage, seul dans sa grotte, protégé avec ses habitudes. Et c'est bien ce que je ressens lorsque je suis unis à l'univers et que tout est calme en moi. Mais ce calme devient bien vite peur et anxiété lorsque le monde, l'autre s'approche avec ses propres certitudes.

Il y a aussi l'addiction à l'intensité. Celle procurée par la souffrance, la difficulté, le défis, le danger permanent, la tension extrême. C'est bien cela. Et quelques semaines passées à ses côtés laissent en moi l'impression d'une vie. Vivre chaque seconde avec intensité, même si c'est du malheur et de l'effroi. Pas d'ennui, pas de repos, pas de répits. Je suis dans la cage au tigre, prêt à chaque instant à être dévoré. Vigilance totale et engagement total. Risque total. Un grand kiff. Hélas, en restant trop longtemps au contact du fauve, j'ai baissé ma garde, je n'ai plus vu le danger. Je reprends conscience après un coup, mordu au ventre, vêtements déchiquetés. Et loin de prendre peur et de fuir à toute jambe, je me réjouie d'avoir survécu. Je me dis, je vais donner plus d'amour, faire encore mieux.

Est-ce du courage ? Non, en aucun c'est de la lâcheté au contraire.
La lâcheté du dresseur d'avouer son échec et son illusion. On ne transforme pas un tigre en chaton inoffensif. La lâcheté de voir que ce fauve n'aime pas sa vie, n'aime pas sa cage, m'aime pas son dresseur et n'aime pas les chatons. Le tigre n'a pas demandé à être dressé et le dresseur n'existe pas.


Quelles leçons puis-je tirer de tout cela ?
Il faut être humble et ne pas juger les gens. Car ce que je juge je le suis aussi.
Il faut ouvrir son coeur mais savoir aussi le fermer pour se protéger, être humble et ne pas prétendre pouvoir sauver qui que ce soit.
Être humble et voir en soi la détresse. Car c'est moi-même qui rêve d'être sauver.
Humble et vigilant pour ne pas se compromettre.

J'ai l'impression à la fin de ce texte d'être passé à côté de l'essentiel : la bienveillance.

8 sept. 2010

Poser la bonne question : Enigme

Derrière moi, il y a deux portes.
L’une des deux te conduiras au paradis. L’autre t'entraîneras dans le néant. Voici mes serviteurs, Karsh et Hsrak. J’ai ordonné à l’un de mes serviteurs de te mentir, et à l’autre de ne dire que la vérité. Mais tu ignores lequel des deux dit la vérité. Tu ne peux poser qu’une seule question à l'un des deux serviteurs afin de découvrir laquelle des deux portes est la bonne ?



Solution :

S'adresser à l'un des deux serviteur et lui demander :

" Que repondrait l’autre serviteur si tu lui demandais ou se situe la bonne porte ?"

1) Si le menteur répond, il indiquera la mauvaise porte car celui qui dit vrai aurait indiquer la bonne.
2) Si celui qui dit vrai répond, il indiquera aussi la mauvaise porte car le menteur aurait indiquer la mauvaise.

Il faut donc prendre la porte qui n'est pas indiqué.