
Le problème des humains est qu'ils ignorent tout de la cuisine magique installée dans leurs coeurs. Toute notre souffrance a débuté parce qu'il y a longtemps, nous avons fermé nos coeurs ; ainsi, nous ne sentons plus l'amour qui s'y trouve. A un certain moment de notre vie, nous avons eu peur d'aimer parce que nous croyions que l'amour était injuste, qu'il faisait mal. Nous avons essayé de nous montrer à la hauteur de telle ou telle personne, de nous faire accepter, mais sans succès. Ainsi, nous avons déjà eu deux ou trois histoires d'amour et le coeur plusieurs fois brisé. Aimer à nouveau serait prendre un trop grand risque.
Évidemment, nous nous jugeons nous-mêmes au point de ne plus pouvoir nous aimer. Et sans amour pour nous-mêmes, comment pouvons-nous partager notre amour avec autrui ?
En débutant une relation, on devient égoïste parce qu'on est dans le besoin. Tout tourne autour de soi. On devient d'ailleurs tellement égoïste qu'on désire que le partenaire soit autant dans le besoin que soi. On veut " quelqu'un qui à besoin de moi", de manière à justifier son existence, à sentir qu'on a une raison d'être. On croit rechercher l'amour, mais en réalité, on cherche quelqu'un qui a besoin de nous, quelqu'un qu'on peut contrôler et manipuler.
Une guerre de pouvoir sévit dans les relations humaines parce qu'on nous a dressés à nous battre pour gagner le contrôle de l'attention. Ce que nous nommons "amour" -quelqu'un qui a besoin de moi, qui se soucie de moi - n'en est pas : c'est de l'égoïsme. 
Comment cela pourrait-il marcher ? L'égoïsme ne marche pas parce qu'il ne comporte pas d'amour. Les deux partenaires sont en manque. Au cours de leurs relations sexuelles, ils goûtent un peu à l'amour et ils en deviennent dépendants tellement ils sont en manque. Mais tous leurs jugements sont encore présents. Toutes leurs peurs. Tous leurs reproches. Tous leurs drames.
Alors nous sollicitons des conseils sur l'amour et la sexualité(...) L'intention est bonne, mais où est l'amour ? Les livres ne parlent pas de comment apprendre à aimer, car il n'y a rien à apprendre sur l'amour. Tout est déjà inscrit dans nos gènes, dans notre nature. Nous n'avons rien à apprendre, sinon ce que nous inventons nous-même dans ce monde d'illusions. Nous cherchons l'amour hors de nous alors qu'il est présent tout autour de nous.
L'amour est partout, mais nous n'avons pas les yeux pour le voir. Notre corps émotionnel n'est plus réglé sur sa fréquence.
On a peur d'aimer car c'est devenu dangereux. La peur du rejet nous terrorise. On s'oblige d'être quelqu'un que l'on n'est pas. On s'efforce de se faire accepter par son partenaire alors qu'on ne s'accepte pas soi-même. Mais le problème n'est pas que notre partenaire nous rejette, c'est qu'on se rejette soi-même parce qu'on n'est pas à la hauteur, parce que c'est ce que l'on croit.
Le rejet de soi est le problème principal. vous ne serez jamais à la hauteur puisque l'idée de perfection que vous cultivez est complètement fausse. C'est un concept faux, faute d'être parfait, vous vous re-jetez. Et votre niveau de rejet de soi dépend de la force avec laquelle les adultes ont réussi à briser votre intégrité.
Il ne s'agit même plus d'être à la hauteur de l'opinion des autres. On est même plus à la hauteur par rapport à soi-même, car le "grand Juge" en nous est toujours là pour nous rappeler que nous ne sommes pas parfaits. Comme je l'ai dit précédemment, vous n'arrivez pas à vous pardonner de ne pas être ce que vous voudriez être, et c'est cela le vrai problème. si vous pouvez changer cet aspect, vous aurez réglé votre moitié de chacune de vos relations. Les autres moitiés ne vous concernent pas.
;)
"La maîtrise de l'amour" de Don Miguel Ruiz
30.12.09
La cuisine magique suite...
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La cuisine magique

Imaginez que vous possédez une cuisine magique chez vous. Dans cette cuisine magique, vous pouvez avoir la quantité que vous voulez de n'importe quelle nourriture au monde. Vous ne vous inquiétez jamais de savoir quoi manger ; quoi que vous puissiez souhaiter, vous l'aurez sur votre table. vous êtes bien sûr très généreux avec vos aliments. Vous en distribuez sans conditions à chacun, sans attente de recevoir quelque chose en retour. Quels que soient vos visiteurs, vous les nourrissez par plaisir de partager vos ressources alimentaires. Votre maison est ainsi toujours pleine de gens qui viennent déguster votre cuisine magique.
Puis un jour quelqu'un frappe à votre porte, tenant une pizza dans les mains. Vous ouvrez et il vous regarde en disant : "Hé ! Tu as vu cette pizza ? Je te la donne si tu me laisses contrôler ta vie, si tu fais exactement ce que je veux. Tu n'auras jamais faim, car je t'apporterai des pizzas tous les jours. Tout ce que tu as à faire, c'est d'être bon envers moi. "
Vous imaginez votre réaction ? Dans votre propre cuisine, vous pouvez avoir la même pizza, voir une meilleure. Et cette personne vient chez vous et vous offre de la nourriture si vous faites exactement ce qu'elle veut. Voilà qui vous fait éclater de rire. Vous lui répondrez : " Non, merci ! Je n'ai pas besoin de ta nourriture ; j'en ai plein. Viens, toi, dans ma maison et mange ce que tu veux. Je ne demande rien en échange. Mais ne t'imagine pas que je vais faire ce que tu désires : personne ne me manipulera pour de la nourritures. "
Imaginez la situation inverse. Plusieurs semaines se sont écoulées et vous n'avez rien mangé. Vous mourrez de faim, mais vous n'avez pas un sous pour vous acheter à manger.
Le même individu vient avec sa pizza et vous dit : "Hé ! Voilà à manger. C'est pour toi, à condition que tu fasses ce que je veux." Vous sentez l'odeur de la pizza et vous êtes affamé. Vous décidez d'accepter la nourriture et de faire ce que ce type vous demande. Vous mangez un peu, puis il vous dit : " Si tu en veux plus, tu peux en avoir, mais il faut que tu continues à faire ce que je veux. " Aujourd'hui, vous avez eu à manger, mais demain peut-être pas, alors vous acceptez de faire tout ce que vous pouvez pour assurer votre subsistance. Vous devenez alors un esclave pour de la nourriture ; vous en avez besoin puisque vous n'en avez pas vous-même. Puis au bout d'un certain temps, vous vous mettez à avoir des craintes. vous vous dites ; " Que vais-je faire sans pizza ? Je ne peux pas vivre sans me nourrir. Et si mon partenaire décidait de donner la pizza à quelqu'un d'autre ? Ma pizza ?"
Imaginez maintenant que nous parlions d'amour au lieu de parler de nourriture. votre coeur est débordant d'amour non seulement pour vous-même mais pour le monde entier. Vous aimez tellement que vous n'avez bousin de l'amour de personne. Vous partagez votre amour sans conditions : vous n'aimez pas "si"...Vous êtes millionnaire en amour. et voila que quelqu'un frappe à votre porte et vous dit : "Hé! J'ai de l'amour pour toi. Je te donne si tu fais ce que je veux."
Quelle sera votre réaction si vous êtes plein d'amour ? Vous riez et lui répondrez : "Merci, mais je n'ai pas besoin de ton amour. J'ai le même ici dans mon coeur, en plus grand et en mieux, et je le partage sans conditions."
Mais que se passerait-il si vous étiez totalement carencé en amour, si vous n'aviez aucun amour dans votre coeur ? Si vous ressentiez un tel manque d'amour, vous feriez tout ce que vous pourriez pour l'obtenir de la personne qui vous direz " je te donne le mien si tu fais ce que je veux".
Seriez-vous prêt à vendre votre âme pour un peu d'attention ?
Votre coeur est semblable à cette cuisine magique; Si vous l'ouvrez, vous y trouverez tout l'amour dont vous avez besoin. il est inutile de parcourir le monde pour quémander de l'amour en disant : " S'il vous plaît, aimez-moi. Je suis seul, je ne mérite pas d'être aimé ; j'ai besoin qu'on m'aime pour prouver que je suis digne d'être aimé." Notre amour est là, en nous, mais nous ne le voyons pas.
Êtes-vous capable de voir tous les drames que les humains créent lorsqu'ils croient ne pas avoir d'amour ? Ils sont totalement carencés en amour et lorsqu'ils en ont un avant-goût grâce à quelqu'un, cela crée en eux un besoin immense jusqu'à devenir une obsession. Puis le drame arrive : " Que vais-je faire si mon partenaire me quitte ?" - " Comment vais-je vivre sans lui ?", se demandent-ils. Ils ne peuvent vivre sans leur dealer, celui qui leur donne leur dose quotidienne. Et pour ce petit brin d'amour dont ils sont affamés, ils permettent à autrui de contrôler leur vie. ils laissent quelqu'un d'autre leur dire que faire ou ne pas faire, comment s'habiller, comment se comporter, que croire ou non. "Je t'aime si tu te comportes comme ceci. Je t'aime si tu me laisses contrôler ta vie; Je t'aime si tu es bon envers moi. Sinon, oublie!"
"La maîtrise de l'amour" de Don Miguel Ruiz
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Une pièce, deux faces, Enfer et Paradis
Moïse arivant devant le trône de D.ieu. ils parlent des hommes, de la violence, de la justice, de la sainteté et de l'espérance. D.ieu dit alors à Moïse : "Demande-moi ce que tu veux, je te l'accorderai." Moîse prit la parole et dit : "Maître du monde, j'aimerais voir les justes en leur récompense et les mécréants dans leur enfer." D.ieu conduisit Moîse vers deux portes. Il ouvrit la première des portes et dit à Moîse de regarder à l'intérieur. Au milieu de la pièce, il y avait une immense table ronde. Au milieu de celle-ci, il y avait une grosse marmite contenant un ragoût à l'arôme délicieux. Moîse eut presque envie d'y goûter.
Les personnes assises autour de cette table étaient maignres, livides, et malades. Elles avaient toutes l'air affamées. Elles tenaient des cuillères à très long manche, attachées à leurs bras. Toutes pouvaient attentindre le plat de ragoût et se servir. Mais, comme le manche de la cuillère était plus long que leur bras, elles ne pouvaient ramener les cuillères vers leur bouche.
Moïse frissona à la vue de leur misère et de leurs souffrance. D.ieu dit : "Tu viens de voir l'enfer."
D.ieu et Moïse se dirigèrent vers la seconde porte. D.ieu l'ouvrit; la scène que vit le saint homme était identique à la précédente. Il y avait la grande table ronde, la marmite de délicieux ragoût qui fit encore saliver Moïse. Les personnes autour de la table étaient également équipées des mêmes cuillères aux long manches. Cette fois cependant, les gens étaient bien nourris, replets, souriants et se parlaient les uns aux autres en riant. D.ieu referma la porte et dit à Moîse : Tu viens de voir le paradis." Moïse dit à D.ieu : "Je ne comprends pas !" D.ieu lui dit : "Regarde mieux", et il ouvrit à nouveau la porte. Moïse regarda et vit que chacun trempait sa cuillère dans le plat et la tendant au voisin qui lui faisait face. 
Histoire Juive.
26.12.09
La confiance protège son hôte

Lorsque l'on sait ce que l'on doit faire, on doit combattre la partie de nous qui refuse de le faire. C'est le cas, pour se lever le matin, arrêter de fumer, faire davantage de sport, traiter les affaires maintenant sans attendre qu'elles deviennent des problèmes ou de manière générale tout ce que l'on sait bon pour nous mais qui nous demande au début du courage pour être appliqué. A l'image de l'Aïkido, c'est un combat sans "violence", sans force et sans souffrance, mais il s'agit bien d'un combat. Le but n'est pas de blesser l'adversaire, la partie de soi qui n'obtient pas satisfaction, simplement de faire comprendre à celui-ci que toute ses attaques répétées resteront vaines. Alors l'adversaire cesse de l'être et peut même devenir un allié.
On peut se demander comment quelqu'un en nous s'oppose à nos décisions, les rend faibles, les remet en cause et les annule ? Cette question est d'une importance capitale. Ce n'est pas la réponse qui compte mais le seul fait de se la poser.
Évoluer c'est en permanence faire triompher la partie de nous qui aspire à l'idée la plus élevée de soi-même. C'est ce qui différencie l'Homme de l'animal, la possibilité de faire évoluer sa propre nature. Ceci réclame, observation, vigilance et attention, courage, vision et détermination, toute les qualités qui font que l'adulte n'est plus un enfant. Les combats sont nombreux, ainsi que les défaites mais chaque victoire porte en elle le germe de la prochaine.
Il arrive que l'on ignore totalement ce que l'on doit faire, alors on ne sait même plus qu'elle partie de nous combattre. La confusion est totale et la peur s'empare de toute les parties de nous. Le mental s'emballe, pense sans cesse à la situation, ce qui obscurcie d'autant nos perceptions et notre compréhension rendant la situation encore plus confuse. Les émotions sont nombreuses, contradictoires et nous ne sommes alors absolument plus capable d'être calme, car un sentiment d'urgence affole tandis qu'un voile épais ne permet plus d'observer.
Il convient de n'entrer dans aucune bataille sans avoir la certitude que la cause défendue est la bonne. Aussi lorsque l'on ne sait qui combattre, c'est qu'il n'y a aucun combat à mener. La confiance est la seule "arme" qui permette à la confusion d'être, sans faire naître la peur. La Vie étant un changement perpétuelle, bientôt de nouvelles informations viendront éclaircir nos idées. Cependant, il est fondamental d'être en état de les recevoir et de les traiter. Et c'est la confiance qui amène la détente nécessaire à la perception des intuitions et à l'exploitation convenable de ces nouvelles informations.
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10.12.09
L'attachement est l'illusion du moi

Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons. Il n'y a aucune noblesse dans l'attachement. L'attachement au savoir ne diffère en rien de toute autre forme de dépendance agréable. Dans l'attachement, le moi s'absorbe en lui-même, que ce soit au niveau le plus bas ou le plus élevé. L'attachement est l'illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi. Les choses auxquelles nous sommes attachés -biens, personnes, idées- deviennent de la plus haute importance, car, privé des multiples choses qui comblent sa vacuité, le moi n'existe pas. La peur de n'être rien incite à posséder, et la peur engendre l'illusion, l'asservissement aux conclusions. Les conclusions, matérielles ou idéologiques, font obstacle à l'épanouissement de l'intelligence, à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour ; et sans cette liberté, l'habileté passe pour de l'intelligence. Les voies de l'habileté sont toujours complexes et destructrices. C'est cette habileté, protectrice du moi qui conduit à l'attachement ; et lorsque l'attachement cause la souffrance, c'est cette même habileté qui recherche le détachement et jouit de l'orgueil et de la vanité de la renonciation. La compréhension des vois de l'habileté, des voies de l'ego, est le commencement de l'intelligence.
Krishnamurti "Le livre de la méditation et de la vie" 9 mars
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Patrick Siboni
Voici le lien qui mène directement au site de Patrick Siboni, son talent parle de lui-même. Je ne met volontairement aucune photo pour que la surprise reste entière. Bonne visite
www.patrick-siboni.com
9.12.09
L'Échec
Le secret de Polichinelle du succès réel
Quand c'est le matin, c'est le matin, quand c'est le soir, c'est le soir. Il n'est pas question de choix. Laissez tomber le choix et vous êtes libre partout. La liberté ne peut résider que dans le non choix. Ainsi lorsque vous êtes jeune, c'est beau, lorsque vous êtes enfant, c'est beau, lorsque vous êtes vieux, c'est beau, lorsque vous mourez, c'est beau, car vous n'êtes jamais séparé du Tout, vous êtes seulement une vague dans l'océan.
La vague dans l'océan peut se considérer comme une entité à part entière, mais il y aura alors problème. La vague dans l'océan ne se considère jamais comme séparée; ainsi, partout où l'océan la pousse elle se déplace volontiers, joyeusement, en dansant, dans cette direction.
Photo de Dark Elixir Un chant du mystique Kabir dit ceci: Je parle à mon amant intérieur et je dis : Pourquoi une telle hâte ? Nous sentons qu'il existe une sorte d'esprit qui aime les oiseaux, les animaux et les fourmis. Peut-être est-ce le même qui vous donna ce rayonnement dans le sein de votre mère. Est-il logique que vous erriez désormais, totalement orphelins ? La vérité est que vous vous êtes vous-mêmes détourné et avez décidé d'aller seul dans l'obscurité. Vous voilà maintenant esclave des autres, ayant oublié ce qu'une fois vous avez su !Et c'est pourquoi tout ce que vous faites est marqué d'un étrange échec.
Les choses arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent; il est obligé qu'elles arrivent lorsqu'il est nécessaire qu'elles arrivent. Tout se passe bien, ayez simplement confiance. Rappelez-vous cette différence, le théologien dira: "Croyez dans le concept de Dieu". Le mystique dit qu'il n'est pas nécessaire de croire dans le concept de Dieu; percevez simplement l'harmonie dans l'existence. Ce n'est pas un concept, ce n'est pas une croyance. Vous pouvez la sentir, elle est partout. C'est presque tangible.
Dès l'instant où vous pensez que vous êtes Un avec le Tout, il y a une détente, un soudain lâcher prise intervient. Vous n'avez pas besoin d'être dans une retenue de vous-même, vous pouvez vous détendre. Il n'est pas nécessaire de rester tendu, vous n'avez aucun but personnel à atteindre. Vous coulez avec Dieu; le but de Dieu est votre but, sa destinée est votre destinée. Vous n'avez pas une destinée personnelle; la destinée personnelle apporte les problèmes.
Ne l'avez-vous pas observé dans votre propre vie ? Tout ce que vous faites ne cesse d'échouer. Vous ne voyez toujours pas la solution; vous pensez que vous n'avez pas fait ce que vous auriez dû et que c'est pour cela que ça a échoué. Alors vous essayez un autre projet et vous échouez de nouveau. Puis vous pensez que vous n'êtes pas suffisamment compétent, alors vous étudiez la technique mais de nouveau vous échouez. Alors vous pensez: "Le monde entier est contre moi" ou "le destin est contre moi" ou "je suis victime de la jalousie des gens". Vous continuez à trouver des explications au fait que vous échouez mais vous ne découvrez jamais la raison profonde de votre échec.
Kabir dit: "l'échec signifie vous, moins Dieu". C'est la vision de Kabir; l'échec est égal à vous, moins Dieu et le succès est égal à vous, plus Dieu. Le succès est en Dieu et avec Dieu. Et souvenez-vous, par "Dieu" je ne veux pas dire une personne assise quelque part dans le ciel, mais l'esprit cosmique. Ressentez l'esprit cosmique, le Tao, la loi qui pénètre l'existence entière, dont vous êtes nés et auquel vous retournerez un jour.

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Thème L'Etre 0 commentaires
8.12.09
4 lignes de Vie
Voir sentir toucher goûter entendre écouter retenir son souffle vibrer apprécier remercier penser décider proposer échanger communiquer ouvrir donner agir puis voir sentir toucher goûter entendre écouter
Photo par Dark Elixir
7.12.09
L'Inquiétude

La vieille femme dans l'autobus
Vous êtes-vous jamais rendu compte d'une chose ? Le présent est toujours merveilleux, le présent est toujours heureux. L'inquiétude et la souffrance proviennent soit de ce que vous avez voulu faire dans le passé et que vous n'avez pas pu faire, soit de ce que vous voulez réaliser dans le futur sans savoir si vous le pourrez ou pas. Avez-vous jamais remarqué, avez-vous jamais considéré cette petite vérité, que dans le présent la souffrance n'existe pas, non plus que l'inquiétude ? C'est la raison pour laquelle le présent ne perturbe pas le mental; c'est l'anxiété qui le perturbe.
Il n'y a pas de souffrance dans le présent. Le présent ne connaît pas la souffrance, le présent est un si court instant que la souffrance ne peut pas le pénétrer. Seul le paradis s'accorde avec le présent, pas l'enfer. L'enfer est trop grand ! Le présent ne peut être que paix, ne peut être que bonheur.
J'ai entendu l'histoire d'une vieille dame qui voyageait dans un bus et qui était anxieuse, tracassée, ne cessant de demander le nom de chaque station.
L'inconnu assis à côté d'elle lui dit: "Détendez-vous, ne vous faites pas de souci, le contrôleur annonce tous les arrêts, mais si vous êtes trop inquiète je vais l'appeler. Vous pourrez lui dire où vous voulez descendre, il en prendra note et vous pourrez vous détendre".
Il appela le contrôleur et la dame lui dit: "Je vous en prie, n'oubliez pas, je ne veux pas manquer mon arrêt, il est urgent que j'arrive à destination".
"D'accord" répondit le contrôleur "j'en prends note, bien que sans que vous me le demandiez, j'annonce chaque station. Mais j'en prends note malgré tout et je viendrai spécialement vers vous pour vous indiquer votre arrêt. Détendez-vous, ne vous inquiétez pas".
Fébrile, tremblante et terriblement tendue la femme lui dit: "D'accord, notez que je dois descendre au terminus".
Si vous descendez au terminus, pourquoi vous inquiéter ? Comment pourriez-vous le rater ? C'est impossible de le rater !
Dès que vous vous reposez, dès que vous vous détendez, vous prenez conscience que l'existence bouge, avance pour atteindre les plus hauts sommets et vous faites partie de l'existence. Vous n'avez pas besoin d'avoir d'autres ambitions. C'est cela la détente; se détendre, renoncer à tout but privé, laisser tomber toute ambition, toute projection de l'ego. Alors la vie devient mystère. Vos yeux se rempliront d'émerveillement, votre cœur sera plein de vénération.
Nous n'avons pas à devenir quelque chose, nous le sommes déjà. C'est tout le message des êtres éveillés; vous n'avez rien à atteindre, cela vous a déjà été donné. C'est le cadeau de Dieu. Vous êtes déjà là où vous devriez être, vous ne pouvez pas être ailleurs. Il n'y a nulle part où aller et rien à atteindre et parce qu'il n'y a nulle part où aller ni rien à atteindre, vous pouvez rendre grâce. Alors il n'y a plus de hâte, plus d'inquiétude, plus d'anxiété, plus d'angoisse, plus de peur d'être un raté. Vous ne pouvez pas rater. Dans la nature même des choses il est impossible d'échouer car ce n'est pas du tout une question de succès.
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