8.11.09

Le but de la vie


Nombreux sont ceux qui prétendront vous montrer quel est le but de la vie et vous expliquer ce qu'en disent les écritures. Des gens habiles continueront à attribuer à l'existence des buts inventés de toutes pièces. Tel groupe politique se proposera un but, tel groupe religieux un autre, et ainsi de suite, à l'infini. Quel but peut bien avoir votre vie, alors que vous êtes en vous-même en pleine confusion ? Lorsque je suis en proie à la confusion, si je vous demande : " Quel est le but de l'existence ? " c'est parce que j'espère qu'à travers toute cette confusion, je vais trouver une réponse. Comment puis-je trouver une réponse véridique alors même que je suis plongé dans la confusion ? Est-ce que vous comprenez ? Si je suis dans la confusion, la réponse que je reçois ne peut être elle-même que confuse.

Si j'ai l'esprit confus, perturbé, si mon esprit manque d'harmonie, de tranquillité, toute réponse quelle qu'elle soit, me parviendra à travers cet écran de confusion, d'angoisse et de peur; par conséquent la réponse sera pervertie. L'important n'est donc pas de demander : "Quel est le but de la vie, la finalité de l'existence ?", mais de dissiper la confusion qui est en vous. C'est comme un aveugle qui demanderait : "Qu'est-ce que la lumière ? " Si je lui explique ce qu'est la lumière, il écoutera en fonction de sa cécité, des ténèbres qui sont les siennes; mais supposons qu'il puisse voir - dans ce cas, jamais il ne demandera :"Qu'est-ce que la lumière ?" puisque la lumière est là.
De même, si vous savez clarifier cette confusion qui est en vous, alors vous découvrirez quelle est la finalité de l'existence; vous n'aurez plus besoin de demander, vous n'aurez plus besoin de le chercher; la seule chose que vous ayez à faire, c'est vous libérer des causes qui sont responsables de la confusion.

"Le livre de la méditation et de la vie" Krishnamurti

7.11.09

Des yeux nouveaux


Tôt ce matin, je m'aperçus du silence de mon mental. Un silence profond et tellement inhabituel, je me sentis bien, reposé par cette nuit.
La première pensée qui vint fût une réflexion étrange sur la paix que je vivais à cette instant. Je compris que cette paix n'était pas due à une satisfaction quelconque mais à l'absence de peur.
Je me demandais alors mais qu'est-ce que la peur au fond ? La peur est un sentiment me suis-je dis rien d'autre mais quelle est donc sa forme alors ?
La forme de la peur est la perte. Et je m'aperçus alors que lorsque la 'PEUR EST' les lettres pouvaient composer le mot "PERTE".
J'ai peur de perdre, "mes choses", mais surtout mon identité. Et je m'identifie à presque tout, à mes choses, à ma culture, à mes idées, à mon corps, à mes émotions, à mon existence. Je crois être mon existence alors je m'y identifie et dès que quelque chose vient modifier cette existence alors j'ai peur, j'ai peur de perdre.
Ekhart Tolle affirme que le problème ne vient pas des choses en question que nous avons peur de perdre mais du petit mot "mes" que nous mettons devant.

Mais une fois avoir pris les lettres des mots "PEUR EST" pour faire le mot "PERTE", il reste deux lettres non utilisées. Ces lettres sont "U" et "S". Je les ai agencé en pensant à us = nous en anglais ou à su = son en espagnol mais l'expression "us et coutume" me revint en tête et soudain il est devenu clair pour moi que ce sont les habitudes qui créent la PEUR. Les habitudes représentent le connus, elles sont la mémoires, elles sont ce qui me permet de comparer les choses entre elles, et ce qui me permet de me comparer aux autres, ce qui me permet de prévoir, d'être en attendre, elles sont tout ce à quoi je m'attache, je m'accroche, tout ce que je crains de perdre, tout ce qui me fait peur.
J'ai peur de l'inconnu alors je me réfugie dans le connu, dans l'habitude et de là émerge de nouveau la peur. La peur se nourrit elle-même de la sécurité qu'elle réclame.

Je me lève alors de mon lit avec l'envie de regarder le monde avec la curiosité dont on observe l'inconnue. Regarder les choses pour la première fois.


Puis un peu plus tard mon père me ramène le livre de Paolo Cuelho L'Alchimiste est je l'ouvre à une page au hasard, je note ci-dessous le contenu exacte de ma lecture :

"Mais c'était sans remède. Il n'y avait plus rien à tirer de la terre et j'ai été obligé de trouver un autre moyen d'exister. Aujourd'hui, me voici chamelier. Mais j'ai pu alors entendre la parole d'Allah : personne ne doit avoir peur de l'inconnu, parce que tout homme est capable de conquérir ce qu'il veut et qui lui est nécessaire.
Tout ce que nous craignons, c'est de perdre ce que nous possédons, qu'il s'agisse de notre vie ou de nos cultures. Mais cette crainte cesse lorsque nous comprenons que notre histoire et l'histoire du monde ont été écrites par la même Main."

Je me dis parfois que les premiers hommes regardaient probablement le monde d'une manière très différente de moi.
Quand je le regarde je met des mots sur ce que je vois, je l'explique, je le commente. Quand je ne connais pas quelque chose, je me dis que je vais rechercher sur internet pour savoir. On fait tous à peu près cela.
En réalité on ne regarde pas le monde, on le pense. Par contre lorsqu'on regarde quelque chose de vraiment beau, de si beau que nous en sommes subjugués alors il n'y a aucune pensée qui s'associe à l'image qui percute la rétine, le mental est silencieux et l'on se sent bien.
Alors si j'arrêtais de tout expliquer, commenter, comparer ou identifier et si je regarder la Vie avec la curiosité d'un nouveau née, en m'émerveillant de la sensation que le monde crée au contact de mes sens, alors mon bonheur serait bien plus grand.
Regardez cette image, un mot apparaît-il dans votre tête ?

2.11.09

Le pouvoir du moment présent

"Quoi que vous reserve le présent, acceptez-le comme si vous l'aviez choisi. Allez toujours dans le même sens que lui, et non à contresens. Faites-vous-en un ami et un allié, et non un ennemi. Cela transformera miraculeusement toute votre vie."
E.Tolle

25.10.09

La Loi du dharma (ou de l'objectif existentiel)


Chaque être récepteur a un but. Vous avez des capacités uniques et votre propre manière de les exprimer. Il existe des besoins dans ce monde pour lesquels vos talents spécifiques conviennent parfaitement, et quand les besoin de l'humanité correspondent à l'expression créatrice de vos talents, votre objectif -votre dharma- se réalise.

Pour être dans le dharma, votre force vital doit couler sans effort ni interférence. le yoga aide à libérer les blocages d'énergie. Quand vous éliminez les obstacles à la circulation de votre énergie vitale, vous êtes capable d'exprimer des aspects plus étendus de votre moi. Si votre compassion, votre sagesse et votre humour se développent, votre vie coule en accord avec la Loi du dharma. Il existe trois éléments fondamentaux dans la Loi du dharma :

- Trouver son moi supérieur constitue l'objectif ultime. Découvrez le d.ieu ou la déesse en vous qui cherche à exprimer l'objectif sacré pour lequel vous êtes né. Si vous vous éveillez à la conscience sans limite, éternelle, essentielle, vous vous connaîtrez comme être éternel vivant une expérience limitée par le temps.

- Reconnaître et exprimer ses talents uniques. Honorez vos dons innés en dressant une liste de ce que vous faites avec dextérité. Notez ce qui vous apporte du bonheur à vous et aux autres : chanter, jouer au piano, enseigner la gymnastique ou faire de la cuisine. Vous pouvez avoir un talent naturel pour écouter les autres ou vous occuper de ceux qui sont dans le besoin. Quels que soient vos donc uniques, les exprimer apporte le bonheur et la satisfaction. Quand vous êtes dans le flux de votre dharma, exprimez vos talents uniques : le temps perd son emprise sur vous et vous entrez dans une conscience éternelle.


-Servir les autres. Les véritables actions dharmiques bénéficient naturellement à vous et à ceux que concernent vos actions.
Le dialogue intérieur d'une personne dans son dharma tourne autour de deux questions principales : " Comment puis-je servir ?" et "Comment puis-je aider ?" Les réponses à ces questions vous permettrons de servir votre prochain avec amour et compassion. Mettre vos talents au service des autres est la plus haute expression de la Loi du dharma. Quand vos expressions créatrices rencontrent les besoins de vos proches, l'abondance coule dans votre vie.


Le yoga agit en accord parfait avec le dharma. Faire bouger son corps de façon consciente et adéquate assure l'harmonie avec les lois de la nature. Chaque cellule, tissu ou organe a son dharma, qui est d'accomplir sa fonction unique tout en soutenant l'ensemble du corps. L'appareil digestif sécrète des sucs gastriques, déplace les aliments, absorbe les nutriments et élimine les toxines. Le système endocrinien sécrète les hormones vitales qui régulent le métabolisme, la reproduction, la croissance et le remplacement des cellules. Les systèmes circulatoire régit la tension et le fonctionnement global du corps.


votre pratique du yoga nourrit votre dharma. Quand l'énergie vitale coule sans effort dans chaque cellule, chaque tissu et chaque organe, le dharma de chacun est accompli. Si la souplesse, l'équilibre et la force augmentent au fur et à mesure de vos exercices, c'est que vous acquérez de quoi exprimer vos talents dans le monde, en harmonie avec la Loi du dharma. Quand vous permettez à l'intelligence et à l'énergie vital de la nature de couler en vous, vous vous souvenez de votre objectif spirituel - servir le monde et soutenir le flux de l'évolution.

Activez la Loi du dharma pendant vos exercices et dans votre vie en suivant les trois consignes suivantes :

1) Concentrez-vous sur l'immobilité et la tranquillité intérieures qui apaisent votre corps et votre mental. Pendant vos exercices de yoga et pendant la journée, concentrez-vous sur le témoin silencieux qui observe la totalité de vos pensées et de vos actions.

2) Devenez conscient de vos talents uniques et de ce que vous adorez faire en les exprimant; Pendant vos exercices, notez les positions que vous adoptez facilement. Utilisez cette information pour devenir plus intime avec votre nature. Certaines personnes sont naturellement souples, d'autres ont naturellement de bons muscles, et d'autres un équilibres inné. Honorez vos dons naturels, même lorsque vous essayez de développer d'autres talent dans le yoga et votre vie.

3) Cultivez un dialogue intérieur fondé sur l'aide et le service d'autrui. Quand vos intentions, derrière chaque action, son de vous aligner avec le dharma, vos actions se dérouleront sans effort et seront couronnées de succès. en vous demandant "Comment puis-je aider ?" et "Comment puis-je servir ?" vous accomplirez votre objectif spirituel.


Utilisez le mantra qui résonne avec la Loi du dharma pour vous rappeler cette loi, en particulier face aux tensions, aux conflits. Le mantra déplacera votre dialogue intérieur de la question " Que puis-je gagner ?" à "Comment puis-je aider ?"

Om varunam namah
Ma vie est en harmonie avec la loi cosmique


Extrait de Dr Deepack Chopra et Dr David Simon " Les septs lois spirituelles du yoga"

20.10.09

Le pouvoir du moment présent


Le terme "illumination" évoque l'idée d'un accomplissement surhumain et l'ego aime s'en tenir à cela. Mais l'illumination est tout simplement votre état naturel, la sensation de ne faire qu'un avec l'Être. C'est un état de fusion avec quelque chose de démesuré et d'indestructible. Quelque chose qui, presque paradoxalement, est essentiellement vous mais pourtant beaucoup plus vaste que vous. L'illumination, c'est trouver votre vraie nature au-delà de tout nom et de toute forme. Votre incapacité à ressentir cette fusion fait naître l'illusion de la division, la division face à vous-même et au monde environnant. C'est pour cela que vous vous percevez, consciemment ou non, comme un fragment isolé. La peur survient et le conflit devient la norme, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur.
(...)
L'Être est LA vie éternelle et omniprésente qui existe au-delà des myriades de formes de vie assujetties au cycle de la naissance et de la mort. Être n'existe cependant pas seulement au-delà mais aussi au coeur de toute forme. En d'autre termes, l'être vous est accessible immédiatement et représente votre moi le plus profond, votre véritable nature. Mais ne cherchez pas à le saisir avec votre "mental" ni à le comprendre. Vous pouvez l'appréhender seulement lorsque votre "mental" s'est tu. Quand vous êtes présent, quand votre attention est totalement et intensément dans le présent, vous pouvez sentir l'Être. Mais vous ne pouvez jamais le comprendre mentalement. Retrouver cette présence à l'Être et se maintenir dans cet état de "sensation de réalisation", c'est cela l'illumination.

Eckhart Tolle, extrait de "Le pouvoir du moment présent"

La Loi du détachement


Cette loi nous dévoile un grand paradoxe de la vie : si l'on veut acquérir quelque chose en ce monde, il faut se débarrasser de l'attachement. Cela ne signifie pas qu'il faille abandonner l'intention d'accomplir ce désir, mais que vous devez renoncer tout simplement à votre attachement au résultat final.
L'attachement est fondé sur la peur et l'insécurité. Lorsque vous oubliez que la seule source véritable de sécurité est votre moi authentique, vous croyez avoir besoin de quelque chose en dehors de vous pour être heureux : une certaine somme d'argent à la banque, le remboursement définitif d'une hypothèque sur votre logement, l'achat d'une voiture de luxe, la perte de cinq kilos ou l'achat d'un nouveau vêtement. Malheureusement, chaque fois que votre bonheur est fondé sur un autre élément que votre moi authentique, l'insécurité augmente parce que vous savez, au plus profond de vous, que tout ce qui vous procure du bonheur peut disparaître. Une source potentielle, donc, de souffrance.
Selon les principes du yoga, la seule source de sécurité réside dans votre volonté d'ouvrir les bras à l'inconnu, d'accepter le champ de l'incertitude. En abandonnant votre attachement au connu, vous pénétrez dans le champ de la potentialité pure où la sagesse de l'incertitude imprègne tous vos choix. En pratiquant le détachement et en acceptant le doute, vous renoncez au besoin de vous accrocher au passé - seul élément connu. En vous ouvrant à ce qui se passe, plutôt que d'essayer de contrôler le déroulement des évènements, vous connaîtrez l'excitation, l'aventure, l'euphorie et le mystère de la vie.


Appliquée au yoga, la Loi du détachement vous incite à abandonner votre attachement à une position idéale. Plutôt que de chercher à atteindre la posture parfaite, formulez l'intention que votre pratique éveille en vous des niveaux de conscience plus profonds et plus vastes.
Renoncez à votre attachement pour une forme idéalisée et permettez à votre conscience d'embrasser l'essence du yoga : votre corps abandonnera naturellement sa résistance, accroîtra sa souplesse, et votre volonté progressera comme un bénéfice additionnel à votre détachement.
Le yoga n'est pas un sport de compétition. Vous n'arriverez pas à intégrer le corps, le mental et l'esprit en vous servant de la force et de l'effort. Le yoga est plutôt un système d'abandon conscient. Il accomplit l'union à travers l'attention et l'intention- en ce débarrassant consciemment du conflit et de la lutte. Telle est l'essence de la Loi du détachement. Formulez clairement vos intentions dans votre conscience. Imaginez l'accomplissement d'un projet en pensant : " Que votre volonté soit faite." La coexistence de ces forces apparemment contradictoires - l'intention et le détachement - nourrit la souplesse par laquelle vous accomplirez vos objectifs existentiels.
Mettez en oeuvre la Loi du détachement pendant vos exercices de yoga et dans votre vie en suivant les trois consignes suivantes :
1) Pratiquez le détachement. l'objectif du yoga est la souplesse dont le détachement constitue un élément essentiel. Détachement et souplesse se renforcent mutuellement. L'attachement alimente la rigidité. N'imposez pas vos idées. Soyez naturel et permettez à ceux qui vous entourent de l'être aussi, sinon vous créerez sans cesse de nouveaux problèmes. Restez détaché dans toutes les activités que vous entreprendrez.

2) Accueillez l'incertitude comme un ingrédient essentiel de votre expérience. Observez comment des solutions créatrices émergent spontanément du chaos. Cultivez la curiosité et l'innocence. Notez comment se développe en vous un profond sentiment de sécurité, indépendant de ce qui vous entoure.

3)Abandonnez-vous au champ de la potentialité pure. Combinez intention concentrée et détachement du résultat final. Observez combien il vous devient facile de satisfaire vos désirs lorsque vous gardez votre concentration, même au milieu de la confusion et de la turbulence.


Récitez le mantra qui résonne avec la Loi du détachement pour vous rappeler d'abandonner tout besoin de contrôle. Vous permettrez ainsi à des solutions créatrices d'émerger de la sagesse de l'incertitude.

Om anadham Namah
Mes actions sont parfaitement libres de tout attachement à un résultat final.


"Les septs lois spirituelles du yoga" Dr Deepak Chopra et Dr David Simon

11.10.09

C'est mon assiette qui décide la quantité que je dois manger ?



Voila bien quelque chose d'étrange, je finis toujours mon assiette !

Il suffit de se pencher une seconde sur cet état de fait pour comprendre l'absurdité de celui-ci.

En quoi l'Assiette, quelque soit sa taille, sa forme, sa couleur, d'autant plus remplie par une autre personne que moi quelque soit sa taille, sa forme, sa couleur serait susceptible de savoir avec exactitude la quantité d'aliment que je dois absorber ?

Non évidement, c'est à mon estomac de prendre cette décision.
Pour peu que je lui pose la question, il me répond toujours si je suis attentif. Et il sait avec précision ce qui est bon pour moi. C'est "son métier" après tout, faut faire confiance aux spécialistes.

Mais je n'arrive pas toujours à l'écouter, je suis poussé à finir mon assiette. Et si je ne suis pas de mauvaise foi, je peux dire que j'aurais mieux fait de l'écouter car maintenant je ne me sens pas bien.

Les bonnes résolutions du jours :
1) se servir soi même ses assiettes
2) Manger doucement pour laisser le temps à l'estomac de faire ses comptes et de dire quand il en a assez.
3) Poser la question à mon estomac et manger en conscience
4) Écouter et suivre sa réponse

10.10.09

La Loi de l'intention et du désir


Au niveau du champ quantique, il n'existe rien d'autre que l'énergie et l'information. Ce champ quantique, autrement dit le champ de la pure potentialité, est influencé par l'intention et le désir.
Tout être humain découvre subjectivement le champ quantique à travers ses pensées, sentiments, souvenirs, désirs, besoins, attentes, fantasmes et croyances. Dans son corps physique et dans le monde physique, il explore objectivement ce même champ. Au niveau du champ, la collection de pensées qu'est votre mental et la collection de molécules qu'est votre corps masquent la même réalité sous-jacente. Les anciens sages yogis avaient une expression pour décrire cette découverte : Tat Tvam Asi "Je suis cela, tu es cela, tout ceci est cela et c'est tout ce qu'il y a".
Si vous convenez que votre corps n'est pas séparé du corps de l'univers, en changeant consciemment l'énergie et le contenu informationnel de votre propre corps, vous influencez l'énergie et l'information de votre corps élargi - votre environnement, votre monde. Cette influence est stimulée par deux qualité inhérentes à la conscience : l'attention et l'intention . L'attention donne vie à quelque chose tandis que l'intention la transforme.
Si vous voulez qu'un élément devienne plus puissant dans votre existence, concentrez-vous davantage sur lui. Si vous voulez que son influence diminue, cessez d'y prêter attention. L'intention, quant à elle, catalyse la transformation d'énergie et d'information. Elle la transforme en des formes et expressions nouvelles. Selon les anciens principes yogiques, votre intention possède un pouvoir d'organisation.
Les yogis accomplis sont des maîtres en matière d'attention et d'intention. Ils peuvent influencer leur physiologie, en dépit de ce que la science jugeait autrefois impossible. Les yogis sont capables d'augmenter ou diminuer leur tension, ralentir ou accélérer leur rythme cardiaque, élever ou baisser leur température corporelle, et amener leur système respiratoire et leur activité métabolique à un niveau quasi imperceptible. Plus vous maîtriserez votre corps à travers la Loi d'intention et du désir, plus vous vous rendrez compte que vos intentions sont soutenues par la nature.


Vous pouvez apprendre à exploiter le pouvoir de la Loi d'intention et du désir. Dans vos exercices de yoga et votre vie suivez les trois consignes suivantes :

1) Éclaircissez vos intentions et vos désirs. Notez régulièrement la liste des changements que vous souhaitez. Passez-les en revue avant de commencer vos exercices et d'entamer votre méditation silencieuse. Modifiez cette liste au fur et à mesure que vos désirs s'accomplissent ou se transforment. Observez comment évoluent vos intentions et vos désirs. Lorsque vous prenez le temps d'analyser ce que veulent votre coeur et votre esprit, vous accélérez la manifestation de vos désirs dans le monde.

2)Même lorsque vous faites passer vos intentions et vos désirs dans le champs de votre conscience, abandonnez le résultats final à la nature. Si les évènements ne se déroulent pas exactement comme vous le souhaitez, répétez-vous qu'un dessin supérieur est à l'oeuvre. Vous pourriez probablement énumérer les cas où les choses ne se sont pas passées selon vos plans. Vous comprenez généralement un peu plus tard qu'un bienfait encore supérieur vous attendait.
En travaillant vos positions de yoga, conservez cette attitude intérieure d'abandon. Occupez-vous de vos intentions et abandonnez-les en enchaînant vos positions ; observez les résultats dans votre pratique du yoga et votre vie.

3) Dans toutes vos actions, n'oubliez pas d'avoir conscience, toujours, du moment présent. Ne permettez pas à un obstacle d'affaiblir ou détruire la qualité de votre attention. Lorsque vous commencez une position, soyez pleinement là ; cela renforce vos intentions et désirs les plus chers.


Tandis que grâce à votre attention, vous donnez plus d'énergie à vos intentions et vos désirs, répétez le mantra en symbiose avec la Loi de l'intention et du désir :

Om Ritam namah
Mes intentions et mes désirs sont soutenus par l'intelligence cosmique.


Extrait de Dr Deepack Chopra et Dr David Simon " Les septs lois spirituelles du yoga"

La Loi du moindre effort


L'intelligence de la nature fonctionne très facilement, sans aucun effort. Si vous observez le flux et le reflux des marées, l'épanouissement d'une fleur ou le mouvement des étoiles, la nature ne fait jamais d'efforts car elle respecte un rythme et un équilibre. Lorsque vous êtes en harmonie avec la nature, vous pouvez utiliser la Loi du moindre effort en maximisant ses effets et minimisant vos efforts.
Quand l'interprétation newtonienne du monde prévalait dans notre conscience collective, les principes de la force et de l'effort dominaient. Mais aujourd'hui, alors que la physique quantique fournit le modèle le plus complet pour expliquer le fonctionnement de l'univers, il n'y a pas de place pour la force et l'effort. Le timing et la subtilité sont les instruments de la transformation dans un monde compris comme l'expression d'un champ d'énergie et d'information sous-jacent. Plus simplement, la Loi du moindre effort nous enseigne que nous pouvons agir moins pour accomplir d'avantage.


La nature reste unie grâce à l'énergie de l'amour, et lorsque vos actes sont motivés par l'amour, vous dépensez moins d'énergie. Quand votre âme est votre point de référence interne, vous pouvez exploiter le pouvoir de l'amour et utiliser l'énergie de façon créative à propos de la guérison, de la transformation et de l'évolution.

La loi du moindre effort a une valeur inestimable lorsque l'on pratique le yoga, discipline qui offre un excellent antidote à l'infortuné dicton : "Pas de résultat sans effort". Le yoga vous apprend à vous détendre pour réussir une posture, plutôt qu'à forcer votre corps à l'adopter. Lorsque vous essayez une pose de souplesse, cherchez le point de résistance. Plutôt que d'obliger vos muscles à vaincre cette résistance, servez-vous de votre souffle. Vous accroîtrez vos capacités et augmenterez votre souplesse. Restez présent, pleinement conscient dans votre corps, et préparez-vous à vous abandonner.. Dans le yoga comme dans la vie, la patience est une vertu. Plus vous serez capable d'accepter vos limites et vos points de vulnérabilité, plus vos limites reculeront favorisant l'équilibre et l'énergie.


Pour éveiller la Loi du moindre effort dans vos exercices et dans votre vie, suivez les trois consignes suivantes :
1) Pratiquez l'acceptation. Durant vos exercices acceptez votre corps tel qu'il est. Même si vous avez l'intention de le changer un peu, acceptez qu'il soit aujourd'hui pareil à ce qu'il devrait être, car l'univers est comme il devrait être. Oubliez votre besoin de combattre la terre entière en luttant contre le moment présent. En admettant chaque situation telle qu'elle est. Vous êtes dans la meilleure position pour que cette situation franchisse un cap.


Dans votre vie quotidienne, acceptez les êtres humains en l'espèce, les circonstances comme elles se présentent. Comprenez que chaque moment de votre existence découle de vos décisions antérieures. Plutôt que de résister aux personnes ou aux circonstances, acceptez le présent et prenez la résolution de tout choisir consciemment.

2)Maintenant que vous acceptez les choses telles qu'elles sont, sentez-vous responsable des défis qui vous sont lancés. Nourrissez-vous d'aliments et d'exercices appropries. Se sentir responsable ne signifie pas chercher un coupable pour l'état présent de son corps - du moins si l'on souhaite le changer de manière positive.
Souvenez-vous que chaque défi cache une opportunité ; votre sensibilité aux occasions offertes vous permettra de profiter du moment présent et de le transformer pour en tirer bénéfice.

3) Conscience rime avec lâcher prise. Ne gaspillez pas votre énergie vital à défendre votre point de vue ou à tenter de convaincre autrui. Restez ouvert à toutes les opinions, sans vous attachez de façon rigide à l'une d'elles, quelle qu'elle soit.


Ce troisième principe joue un rôle particulièrement important dans la pratique du yoga. Il existe différentes écoles et aucune ne déteint la vérité à elle seule. Chaque professeur et chaque méthode introduisent leurs propres variations dans les postures, les enchaînements, le style et l'intensité. Système destiné à éveiller la souplesse du corps, du mental et de l'esprit, le yoga peut accueillir et honorer les nombreuses et différentes approches qui se sont développées au cours des siècles.
Testez plusieurs méthodes avant de trouver celle qui correspondent le mieux à vos besoins du moment. La meilleure sera celle qui renforcera votre vitalité et votre souplesse. Concentrez-vous sur la Loi du moindre effort et cessez de gaspiller votre énergie vitale dans les frictions et les conflits. Une fois libérée, cette énergie favorisera la créativité, le développement personnel et la guérison.

Chaque fois que vous essayez de forcer un résultat qui n'est pas prêt à se manifester, souvenez-vous de la Loi du moindre effort. Introduisez le mantra qui résonne davantage en agissant moins. Ne gaspillez pas votre énergie en luttant, en faisant des efforts.

Om Daksham namah
Mes actions obtiennent un bénéfice maximum avec un effort minimum.


Extrait de Dr Deepack Chopra et Dr David Simon " Les septs lois spirituelles du yoga"

29.9.09

Trois gardiens 70, 61, 39

Suite de l'article Angéologie générale du 19/9/09
Article complété le 07/10/09


La tradition de la Kabbale nous attribue à chacun 3 Anges tutélaires

1er Ange est l'Ange gardien qui nous enseigne notre relation avec le monde, notre comportement. Il nous accompagne dans les réalités quotidiennes.
2 ème Ange est l'Ange émotionnel ou Ange du Coeur et de l'Âme. Il nous enseigne sur la manière de ressentir et d'exprimer notre Être intérieur. Il participe à notre vécu affectif.
3 ème Ange est l'Ange spirituel ou Ange de l'Esprit. Inspire notre âme et lui donne la Lumière, l'illumination intérieure. Il nous soutient dans notre chemin spirituel et son énergie nous accompagne dans le service aux autres. Il nous montre le but de notre programme de Vie.

Voici mes trois protecteurs :

L'Ange gardien Jabamiah « D.ieu Qui Produit Toutes Choses » est l'ange 70 de la Séphirah IX Yésod du choeur des Anges, qui s'incarne dans notre monde sous la forme de la Lune.

Yésod est la Troisième Séphira de la Colonne de l'Equilibre et sa tâche consiste à cristalliser la volonté émanée de Kéther. Après avoir reçu, en provenance des Centres de Vie, les Forces, l'homme décide d'agir et c'est Yésod qui cristallise cette volonté d'action en la transformant en acte. Dans l'univers matériel Yésod est la Lune, connue en Astrologie par son effet de cristallisation, puisque rien ne se réalise dans le monde sans l'activité de la Lune.
D'autre part, si Yésod projette la conscience supérieure vers le bas, en donnant lieu à l'acte physique, elle centralise également les expériences provenant de Malkuth, c'est-à-dire les connaissances obtenues dans notre action dans le monde physique, pour les verser à la conscience supérieure représentée par Tiphéreth.


L'ange Jabamiah guide ceux qui sont nés du 6 au 10 mars ou ceux dont le soleil natal est de 0* à 4*59" du signe astro- logique des Poissons.
L'ange Jabamiah aide à la régénération corporelle et physique.
C'est l'ange qui maintient la source de vie de chaque être.
Il protège notre intégrité corporelle, notre élan vital.
Il veille sur le principe organisateur de la chimie de notre corps.
C'est ainsi qu'il nous permet de récupérer nos fonctions corporelles quand celles-ci ont été atteintes par la maladie.

Puisque l'ange Jabamiah veille à nous régénérer, on peut considérer qu'il apporte sur nous la part divine et inépuisable à promouvoir la vie, à l'engendrer.

Avec l'ange Jabamiah, le natif possède une nature intuitive puissante et fertile.
C'est un être qui possède des dons d'ubiquité certains.
Très à l'écoute de l'autre, de ses émotions, il détecte les facteurs déclenchants ou aggravants d'une mauvaise ambiance ou d'un malaise.
Son imagination florissante a tôt fait de lui proposer maintes hypothèses ou solutions aux situations auxquelles il doit faire face.
Ainsi, il se proposera souvent à veiller à ce que tout se passe bien, d'organiser et prévoir en fonction des nécessités.

Il se comporte un peu comme s'il était le "gardien" du temps et des êtres qui lui sont chers.
Sensible, accueillant, émotif, il se met au service de l'autre.
Il aime aussi à découvrir l'esthétisme dans les comportements, les objets, les êtres parce que ce qui est beau est forcément bien, pense-t-il.
La conformité du beau et vice versa, l'amène à développer en lui des sentiments de "réparation, de restauration".
Le sujet s'attachera à retrouver l'élan, le dynamisme perdu, et d'une façon générale, très protecteur sur le confort, le bien-être, la santé de ceux qui l'entourent.
Le sujet pourra faire des études médicales, ou paramédicales avec succès.
Il aime soigner, aider à la guérison, et il aime son prochain, car à travers cet autre, c'est lui qui soigne ses angoisses, ses blessures, ses doutes.
Médecin, infirmier, pédiatre, puéricultrice, mais aussi biologiste, chirurgien, et ORL, psychiatre, gériatre et cancérologue, autant de professions pouvant lui convenir.
Tout ce qui concourt à fortifier l'esprit et l'intellect : la politique, la philosophie, la sociologie sont également des domaines qui l'intéressent.



L'ange de coeur 61- UMABEL "D.ieu au dessus de toutes choses"
Archange (BENI ELOHIM)
"Il sert pour obtenir l'amitié d'une personne. ce genie domine sur l'astronpmie et la physique ; il influe sur tous ceux qui se distinguent dans cette partie.
La personne qui est née sous cette influence aimera les voyages, et tous les plaisirs honnêtes ; elle aura le coeur sensible, et l'amour lui causera des chagrins"

Il canalise la Parole de D.ieu (channeling).
Ange des écrivains qui transmettent la lumière. Nous représentons alors tel le rayon du Soleil, un rayon de Lunmière qui réchauffe, donne la Lumière et indique le chemin.

L'Ange UMABEL inspire ceux qui sont déjà très proche de D.ieu et qui oeuvrent pour la descente et la mise en place de Ses energies. Les êtres qui sont touchés par l'Ange UNMABEL connaissent bien les énergies de Lumière et les Guides spirituels. Ils savent bien des choses et l'Ange UMABEL leur apprend à adoucir leur jugement et à accepter que d'autres puissent être moins éclairés. Il leur permet d'accepter ce rôle de transmetteur de la Lumière et ainsi de pouvoir expliquer aux autres comment fonctionne L'Univers qui les guide.

L'Ange UMABEL aide à l'acquisition de l'humilité et de la compassion, au restect envers toute personne et toute chose par rapport à son degré d'évolution. Il parle de Cieux et des outils qui permettent de les atteindre plus facilement. Il est très lié à la musique céleste, la musique des sphères, et à l'harmonisation par la musique et la peinture. La peinture peut jouer avec la musique.

L'Ange UMABEL nous fait découvrir en nous-mêmes le secret de la Nature face aux secrets du Ciel, des planètes et des étoiles, la correspondance qui existe entre les unes et les autres, et pourquoi l'un existe par rapport aux autres. Il amène la connaissance du macrocosme par le microcosme. Les voies du ciel nous sont ouvertes pour que nous puissions les faire connaître aux autres et partager ces cadeaux venant du Ciel".


L'Ange de l'esprit 39 REHAEL "D.ieu qui reçoit les Pécheurs"
Puissances (Séraphim)

Il sert pour la guérison des maladies et pour obtenir la misécorde de D.ieu. Ce génie domine la santé et la logévité de la vie ; il influe sur l'amour paternel et filial, sur l'obéissance et le respect des enfants envers leurs parents."

"Par l'action de l'Ange REHAEL, la lumiere est densifiée dans la Matière et elle peut oeuvrer à son équilibre. Elle contient alors un grand pouvoir de guérison. Cette Ange nous indique tout ce qui est bon pour améliorer la Vie. Cela passe par la connaissance et la finesse de l'esprit, un intellect allié à l'intuition, les connaissances passées alliées aux connaissances nouvelles. La synthèse de ces éléments permet de réguler la Vie.

L'Ange REHAEL est la Lumière qui éclaire le chemin de la Connaissance de la Vie. Il nous apprend à déceler tout déséquilibre en nous, et à y remédier par des connaissances acquises, données ou qui viennent de l'extérieur. Il nous apprend aussi à déceler tout agent extérieur qui peut nous amener déséquilibre et il nous incite à nous en écarter. Il nous aide à rencontrer les bonnes personnes, les lieux de vie propices à notre évolution, le travail dont nous avons besoin.

L'Ange REHAEL nous donne également, au fur et à mesure, toutes les connaissances dont nous avons besoin pour apprendre à guérir, et à nous auto-guérir. Des outils apparaissent, des outils de Lumière, pour la guérison.

L'Ange REHAEL donne un nouveau point de vue sur la notion de liberté, car liberté ne signifie surtout pas porter atteinte à la liberté des autres, mais vivre en réelle harmonie avec chacun et chaque chose, afin que tout ait sa juste place sans avoir à empièter sur l'espace de l'autre pour vivre et respirer. La notion de liberté est la libération de l'ego face à lui même. Lorsque celui-ci ne crée plus de barrages, la liberté peut commencer à se mettre en place".

Je trouve cela vraiment étonnant. Ca me fait la même impression que l'astrologie en quelque sorte. Les caractéristiques de mes Anges gardiens loin de m'être inconnues correspondent précisement à des facilités ou des difficultés que je croise dans mon existence. Cependant au même titre que ce que l'on reproche fréquemment à l'astrologie, on peut se demander si tout le monde se retrouverait ou pas dans mes anges si on leur disait que ce sont les leurs.

Les anges seraient selon certains notre Soi de lumière, nous aspirons à leur ressembler le plus possible et ils nous guideraient sur ce chemin.

Etant donné que je suis convaincu que "ce que l'on croit avec certitude existe", il me semble que les témoignages des personnes ayant rencontré des Anges ne sont pas à écarter. Par contre savoir s'ils ont bien 3 paires d'ailes, s'ils ne sont que 72 ou plus ect...selon est hors (aujourd'hui) de ma portée expérimentale.

Je m'interroge désormais sur ce en quoi je dois croire et ce que je dois écarter.
Ma politique jusqu'aujourd'hui est d'accepter tout ce qui est nourrissant et de rejeter tout ce qui m'est toxique. Encore faut-il que je sois apte à dissocier ces deux états ! Rien n'est moins sur.

Une autre politique serait de ne croire seulement ceux en quoi je peux faire l'expérience. Mais mon expérience justement m'a montré que bien souvent croire était la condition préalable à l'expérience.

L'Ecceuil me semble-t-il serait de tomber dans la superstition. La frontière est si mince, si flou. Et la supersition m'apparaît plus comme une contrainte, une peur nourrit et entretenue, une prison que comme un bientfait.


Si l'on croit aux Anges gardiens, qu'en est-il des esprits ? Des démons ? Et de tout ce qu'un esprit rationnel écarte immédiatement ?
Tous existent dans les textes des différentes religions.

La loi d'attraction est très claire, si l'on affirme avec conviction et certitude qu'une chose est déjà manifestée, elle se manifeste. Si je me met à craindre les esprits, les vampires, les farfadets maléfiques ou autres, même si je ne les vois pas d'ébouler dans mon jardin au milieu d'un barbecu entre ami, des choses étranges et sans doute désagréables risquent de se produire dans ma vie.

Ainsi encore une fois, le positif et le négatif, le bien, le mal, le bon, le mauvais, n'ont pas de limite qui les distinguent clairement et en entrant dans l'un on fait immédiatement exister son contraire.


Seule l'expérience de la non-dualité sort de système infaillible.

En attendant je remercie sincèrement mes 3 Anges de si bien veiller sur moi.

La loi du Karma


Chacune de nos actions génère une force, une énergie, qui nous revient. Nous récoltons ce que nous avons semé. Quand nous agissons consciemment en faveur de ce qui apporte le bonheur et la réussite à d'autres, le fruit de notre karma n'est que bonheur et succès.
Souvent, on pense que cette loi nous emprisonne dans un cycle de réactions incessantes alors qu'elle incarne la liberté de l'homme. Le karma implique l'action d'une décision consciente, car nous faisons tous une infinité de choix. A chaque moment de l'existence, notre moi authentique réside dans le champ de la pure potentialité où nous avons accès à des choix illimités. Nous en faisons délibérément certains, mais pour la plupart, nous nous abandonnons à notre instinct. La meilleure façon de comprendre et de maximiser l'emploi de la loi karmique est d'être conscient des options offertes à tout moment.

Que vous le vouliez ou non, chaque événement est le résultat de choix pris dans le passé. Lorsque vous faites quelque chose inconsciemment, vous ne pensez pas, bien sûr, qu'il s'agit d'un choix, et pourtant, chaque fait ou geste dépend d'une décision.


Si vous prenez un peu de recul quelques minutes et observez la voie que vous êtes entrain de prendre, ce simple moment d'attention fera passer le processus du champ de l'inconscient à celui du conscient. Dans chaque situation, il existe une option parmi de nombreuses possibilités qui vous apportera le bonheur. A vous et à votre entourage. Ce choix vous nourrira et nourrira ceux qui seront impliqués dans cette action.
Dans le yoga, la loi du karma se manifeste lorsque vous enchaînez consciemment les postures en étant conscient des réactions déclenchées par chaque action. Si, mû par l'impatience, vous vous forcez à prendre une posture à laquelle vous n'êtes pas encore prêt, votre corps-esprit réagira, et les conséquences de votre effort généreront souffrance et fatigue. Par contre, si vous enchaînez avec grâce les postures en respectant les limites de chaque pose, avec douceur et subtilité, votre corps-esprit réagira avec aisance et facilité.


Ralentissez vos mouvement et vous augmentez la conscience des conséquences karmiques de vos choix. Si votre corps est particulièrement endolori au lendemain d'une séance de yoga, c'est sans doute parce que vous avez ignoré la Loi du karma. Vous avez probablement poussé trop fort, effectué un mauvais choix. Votre malaise est le prix karmique à payer.
En invoquant le passé, le karma se manifeste dans votre présent. Si vous approfondissez la conscience de vos choix, en puisant dans le champs de la conscience paisible de l'observateur attentif, alors vous prendrez des décisions libérées du karma.

Mettez en pratique la Loi du Karma dans vos exercices de yoga et votre vie afin d'opter pour ce qui favorise l'évolution. Engagez-vous à suivre les trois consignes suivantes :
1)Pendant vos exercices, observez les choix que vous faites à chaque moment. Ils remonteront ainsi jusqu'à votre conscience. Soyez présent à chaque instant, et les moments à venir ne subiront pas les conséquences des précédents. La meilleure façon de se préparer aux circonstances futurs est d'être pleinement conscient du présent


2) Tandis que vous réfléchissez à la façon d'affronter une résistance éventuelle dans vos postures, posez_vous deux questions : "Quelles sont les conséquences de mon choix ?" et "Ce choix m'apportera-t-il plus de confort ?" Lorsque vous prenez des décisions en dehors de vos exercices de yoga, demandez-vous ; "Quel choix est le plus succeptible d'apporter le bonheur et l'accomplissement, à moi et à ceux concernés par ma décision ?"
3)Écoutez ensuite votre coeur pour qu'il vous guide et vous transmette un message de confort ou d'inconfort. Votre coeur est le point de jonction entre votre esprit et votre corps; Si vous vous sentez à l'aise, adoptez cette décision sans réserve. dans le cas contraire, réfléchissez aux conséquences de votre acte en vous appuyant sur votre vision intérieure. Puisez dans les indications que vous fournit votre l'intelligence de votre corps, et vous agirez favorablement à votre évolution ainsi qu'à celle de vos proches.

Familiarisez- vous avec le mantra dont les qualités vibratoires sont à l'unisson avec la Loi du Karma. Répétez-le en silence, quand vous faites des choix significatifs sur le plan karmique. Le fait de penser au mantra vous incitera à écouter votre corps afin que votre décision vous procure plus de bien-être et de joie.

Om Kriyam Namah
Mes actions sont en symbiose avec la loi cosmique.


Extrait de Dr Deepack Chopra et Dr David Simon " Les septs lois spirituelles du yoga"

20.9.09

La loi du don

L'univers fonctionne à partir d'échanges dynamiques. Votre corps interagit constamment avec le corps de l'univers. Votre mental parle avec l'esprit du cosmos. La vie a pour origine la circulation de tous les éléments, de toutes les forces qui appartiennent au champ de l'existence. L'échange harmonieux entre votre corps et l'univers physique, ainsi qu'entre votre esprit personnel et l'esprit collectif, s'exprime dans la Loi du don. Parce que votre corps, votre esprit et l'univers sont engagés dans une réciproque perpétuelle et active, stopper la circulation d'énergie équivaut à interrompre celle du sang. Chaque fois que le sang ne circule plus, il forme des caillots. Il coagule. Lorsqu'un rivière ne coule plus, l'eau stagne. Acceptez de donner et de recevoir, et la force vitale circulera de plus belle.


L'intention qui fonde vos actes de donner et recevoir est primordiale. souhaitez toujours le bonheur à celui qui donne et à celui qui reçoit, car le bonheur soutient la vie et la nourrit. Ce que l'on reçois est proportionnel au don quand celui-ci est inconditionnel et vient du coeur. Il faut que le don soit un acte de joie - vous devez éprouver du bonheur en donnant. dans ce cas, l'énergie qui fonde le don augmente chaque fois davantage.
Pendant vos exercices de yoga, la Loi du don intervient dans chaque souffle. A chaque inspiration ou expiration, vous échangez des milliards d'atomes avec votre environnement.
Inspirez à fond et retenez votre respiration aussi longtemps que possible. Notez combien vous vous mal à l'aise si vous vous accrochez à quelque chose censé être relâché. Maintenant, expirez à fond et, les poumons vides, retenez votre souffle. Remarquez la sensation désagréable qui naît alors en vous quand vous refusez de prendre ce dont vous avez besoin. Chaque fois que vous résistez à la Loi du don, votre esprit devient anxieux et votre corps mal à l'aise.
A chaque posture, des paires de muscles complémentaires se contractent et se détendent, retenant et relâchant de l'énergie selon la Loi du don. Lorsque la force vitale coule librement avec la générosité et la réceptivité de l'univers.

Pour mettre en oeuvre la deuxième Loi du succès dans votre pratique du yoga, il est souhaitable de respecter les trois consignes suivantes :

1) Pendant vos postures, concentrez vous sur votre respiration, en échangeant de l'air avec votre environnement, en inspirant et en expirant calmement. Pendant la journée, dès que vous sentez une résistance dans votre corps parce que les choses ne fonctionnent pas comme vous le souhaitez, focalisez-vous sur votre souffle. utilisez-le pour récupérer votre capacité de recevoir et de relâcher sans effort.

2) Cultivez un sentiment de gratitude pour les cadeaux que vous recevez. Lors des exercices de yoga, prenez conscience de la force vitale qui circule en vous et remerciez la chance de disposer d'un esprit et d'un corps humain. savourez les sensations de votre corps lorsqu'il se contracte et s'étire durant vos différentes postures. Célébrez votre incarnation physique qui permet à votre âme d'exprimer son sens et son objectif existentiels. Rendez grâce au caractère improbable de votre existence.


Notre cher maître Brahmananda Saraswati a déclaré un jour : "il faut peut-être un million d'incarnations avant de réussir à obtenir un système nerveux humain. "Si vous ne vous en servez pas pour vous souvenir de votre nature sacrée et vous en réjouir, c'est un peu comme si vous aviez acheté au marché une laitue au prix d'un diamant.

3) Pendant vos exercices, formulez l'intention de vous abandonner aux besoins de votre corps. Plutôt que de forcer votre corps à adopter telle ou telle posture, écoutez les exigences de vos muscles et de vos articulations. L'impulsion du don résulte de l'expérience de la gratitude. Vous découvrirez, à travers ce subtil changement d'attitude, que des postures apparemment complexes deviennent plus faciles à réaliser.

En dehors de votre pratique des asanas, souhaitez offrir quelque chose à tous ceux que vous rencontrerez durant la journée : un mot gentil, un compliment, un sourire, une prière ou un petit cadeau. De même, soyez ouvert pour recevoir les présents que l'on vous fera, qu'ils soient des cadeaux de la natures (des chants d'oiseaux, une courte plus estivale, un arc-en-ciel, un beau coucher de soleil) ou de personnes de votre entourage (une embrassade chaleureuse, une geste de tendresse, une suggestion utile). Prenez l'engagement d'éveiller la Loi du don en saisissant toutes les occasions de faire circuler l'amour, la tendresse, l'affection, l'affection, l'estime et l'acceptation.

Apprenez le mantra dont les qualités vibratoires s'harmonisent avec la Loi du don. Répétez-le en silence chaque fois que vous restreignez le flux du donner et du recevoir.

Om Vardhanam Namah
Je suis celui qui nourrit l'univers


Extrait de Dr Deepack Chopra et Dr David Simon " Les septs lois spirituelles du yoga"

19.9.09

La Loi de potentialité pure


La conscience pure réside au coeur de votre être. Ce champ de la conscience pure est celui de toutes les possibilités et inspire la créativité sous toutes ses formes. La conscience pure constitue votre essence spirituelle et la source de toute joie. Le champ de la potentialité pure est le domaine de la connaissance, de l'intuition, de l'équilibre, de l'harmonie et de la béatitude. Quand il engendre des pensées, des sentiments ou des actes, il reste paisible. Il est la matrice du silence qui donne naissance à tous les phénomènes et toutes les formes de vie. C'est votre nature.
Le fond de vous-même n'est qu'un espace de potentialité pure.
Notre véritable moi, toujours attentif, est notre témoin silencieux. L'expérience du soi, ou la conscience du soi, signifie que notre point de référence est notre âme, plutôt que ce qui nous entoure. L'opposé de la conscience du soi est la conscience centrée sur l'objet. Lorsque le point de référence vous est extérieur, vous êtes influencé par ce qui se passe en dehors du moi : les situations, les circonstances, les être humains et les aléas du quotidien...
Vous avez besoin de l'approbation d'autrui et la recherchez constamment afin de vous sentir à l'aise et d'entretenir votre propre estime. Vos pensées et votre conduite attendent toujours une réponse, une réaction ; votre état de l'être est fondé sur la peur.


Quand votre point de référence est l'objet, vous êtes entièrement concentré sur votre ego. Cependant, l'ego ne résume pas votre nature : en l'espèce, il s'agit de votre masque social. Tantôt vous agissez en ami, tantôt en adversaire. vous êtes un enfant en présence de vos parents, puis à votre tour un parent face à vos enfants. Encore une fois, lorsque vous parlez avec votre chef ou l'un de vos subordonnés, vous ne faites que jouer un rôle.


Votre masque social se nourrit de l'approbation des autres, s'emploie à les contrôler et se nourrit du pouvoir. En contrepartie, cette situation pousse votre ego à vivre dans la peur de perdre l'approbation, le contrôle et le pouvoir.

Mais votre moi véritable, votre âme, est complètement étranger à ces désirs. Immunisé contre la critique, il ne craint aucun défi et ne se compare à personne. Votre âme reconnaît, de sa plus grande sincérité, que le moi de chacun est identique à celui de son prochain. Seuls les déguisements de ce moi changent.
Pendant la pratique du Yoga, la loi de la potentialité pure nous rappelle que chaque mouvement émerge du champ silencieux des possibilités infinies. Plus le silence est profond, plus le mouvement est efficace. Chaque mouvement créé une vibration, une vague sur l'océan de la vie. Plus la connexion pénètre les entrailles de l'Océan, plus puissante est la vague qui se lève.
Pendant votre pratique du yoga, concentrez-vous sur votre espace de silence intérieur, entre chaque mouvement et chaque posture. Restez un témoin attentif pendant que vous effectuez chaque pose ; explorez ce champ de pure potentialité, sans localisation, tandis que vous vous engagez dans des activités limitées dans le temps et l'espace.

Éveillez la loi de pure potentialité en accomplissant vos posture et tout au long de la journée, observez les trois consignes suivantes :

1) Cultivez l'immobilité dans votre corps et votre mental. Entre les poses et les mouvements, concentrez-vous sur la paix et le calme qui vous habitent. Après avoir effectué votre série de postures, méditez assis en silence, pendant vingt minutes environ. La méditation apaise l'esprit et vous apprend à appréhender directement le champ de la pure conscience, où tout est connecté à tout.

2) Chaque jour, pendant vos poses, cherchez à revenir régulièrement à cet état de conscience durant lequel vous êtes un témoin attentif. A partir de l'immobilité intérieure de votre âme, observez l'activité dynamique du monde. Chaque jour, communiez avec la nature et observez en toute quiétude l'intelligence qui réside en toute chose vivante. Admirez un coucher de soleil, écoutez le son de l'Océan ou d'une rivière, ou bien respirez le parfum d'une fleur. A partir de cette tranquillité, ainsi qu'à travers la communion avec la nature, vous vous réjouirez du mouvement éternel de la vie dans toutes ses manifestations. Vous leur rendrez hommage.


3) Renoncez à tout jugement. Durant vos exercices, abandonnez le besoin de juger vos capacités. Commencez chaque séance en affirmant : "Aujourd'hui, je ne jugerai rien ni personne" L'acceptation de soi est la source et le but du yoga. Quand vous émettez constamment des jugements, y compris sur vous-même, que vous décidez que les choses sont justes ou fausses, bonnes ou mauvaises, vous perturbez votre dialogue intérieur, vous limitez la circulation d'énergie entre vous et le champ de potentialité pure. Le non-jugement cultive le silence dans le mental et vous donne directement accès au champ de la potentialité pure.

Mémorisez le mantra dont les qualités vibratoires s'harmonisent avec la Loi de la potentialité pure. Répétez-le en silence quelques fois dans la journée pour vous rappeler que votre nature authentique relève de la potentialité pure.

Om bhavam namah

Je suis une existence absolue.



Première loi des "7 Lois spirituelles du succès" par les Dr Chopra et Simon

Angéologie générale


Rabbi Israël Abehassera ou Abouhatsera (hébreu : ישראל אבוחצירא), plus connu sous le titre de sidna ribbi Baba Salé (arabe : بابا صلى "père priant") 1890-1984.

La Kabbale est l'une des plus ancienne tradition sacrée.
Elle aurait été transmise à Adam, le premier homme, par l'Ange RAZIEL.
On dit aussi, qu'elle est une partie des Lois reçues par Moïse, celle transmise par voie orale.
La Kabbale a pour but de révéler le sens caché de l'Ancien Testament, car selon les kabbalistes, tout le savoir du monde y est renfermé, sa découverte permettrait de connaître le passé, le présent et le futur. La hiérarchie des anges dans la Kabbale compte 10 classes, en plus des sephiroth. La Torah est composée de cinq livres : la Genèse, l’Exode, le Lévitique, les Nombres et Deutéronome. Dans l'angéologie chrétienne, la hiérarchie angélique ne compte que 9 classes, réparties dans 3 degrés.

En effet, selon la tradition kabbalistique le nom de Dieu est composé de 72 lettres . Il est tiré du texte mystique - appelé Schemamphorash - de l'Exode, chapitre 14 versets 19, 20 et 21 dont chacun est composé de 72 lettres dans le texte hébraïque originel. C'est ce nom ineffable de Dieu que murmurait le grand prêtre au milieu des cris de la foule. Il fut remplacé plus tard par le Tétragramme sacré, YHWH, que les Kabbalistes prononcent en les épelant l'une après l'autre: Yod, Hé, Waw, Hé. C'est aussi par extraction et transposition des trois versets du Schemamphorash que les Kabbalistes tirent les noms des 72 génies - ou anges - de la Kabbale qu'ils appellent le "nom divin expliqué" ou 72 "souffles divins".

Certes, le nombre réel d'entités angéliques est bien supérieur à ce nombre limité. Leur nombre est en fait infini. Mais chacun de ces 72 génies de la Kabbale représente sans doute une énergie "pilote", à la tête d'une myriades d'entités qui lui sont subordonnées.On peut aussi considérer qu'ils constituent 72 niveaux vibratoires, 72 marches vers Dieu (l'échelle de Jacob); 72 manifestations divines ou états de la Conscience supérieure qui peuvent s'exprimer et se refléter en chacun de nous.
La mise en conscience, la mise en lumière de chacune de ces énergies représente un cheminement vers la découverte de notre Essence; un chemin vers la réintégration du divin en soi : La Voie des Anges vers Dieu.

Ces 72 manifestations divines furent classées en 10 Ordres hiérarchiques:
1 - Les HAYOTH HA QODESH (Les Etres saints)
2 - Les OFANIM (Les Roues qui Tournent)
3 - Les ERELIM (Les Vaillants)
4 - Les HASHMALIM (Les Foudres)
5 - Les SERAFIM (Les Brûlants)
6 - Les MALACHIM (Les Envoyés)
7 - Les ELOHIM-MALKHI (Les Messagers)
8 - Les BENI ELOHIM (Les Fils d'Helohim)
9 - Les KEROUBIM (Les Semblables à des Enfants)
10 - Les ISHIM (Les Hommes Surnaturels)

Repris par la Tradition chrétienne, ils deviendront plus tard les Neufs Choeurs Angéliques


Les Séraphins

ARCHANGE : Metatron

NOMS : Ehyiah, Jeliel, Sitael, Elemiah, Mahasiah, Lalahel, Achaiah et Cahetel Issu de l'hébreu seraphim qui signifie littéralement " les brûlants ", définition qui renvoie à la vision du prophète Isaïe, que l'une de ces créatures purifia en prélevant une braise de l'autel divin. Placés au sommet de la hiérarchie, ils entourent le trône de Dieu et chantent ses louanges, ils représentent le mouvement perpétuel tout autour des secrets divins et possèdent le pouvoir d'élever leurs inférieurs à leur ressemblance, on les appelle les " brûleurs de péché et chaque séraphin est en relation avec l'un des sept péchés capitaux qu'il peut nous aider à consumer. Dotés d'ailes (trois paires selon Isaïe : une pour se voiler la face, une pour voler et une qu'ils étendent sur leurs pieds), ils sont dévolus à la louange de Dieu. Leur couleur est le rouge, couleur de feu, élément qui constitue leur attribut, et leur pierre est la sardoine, qui reflète les influences cosmiques et fait fuir les démons.

Les Chérubins

ARCHANGE : Raziel

NOMS : Haziel, Aladiah, Lauviah, Hahaiah, Iezael, Mebahel, Hariel et Hakamiah Ces entités célestes rattachées au corps innombrable des Anges tirent leur nom de kâribu puis keroubim en hébreu, terme qui désignait les premiers génies ressemblant à des taureaux ailés à tête humaine protégeant l'entrée des palais assyro-babyloniens. La Bible les a repris à son compte, notamment à travers les visions du prophète Ezéchiel dans lesquelles ils apparaissent comme les serviteurs les plus proches de Dieu. Hôtes et gardiens de son Sanctuaire, ils semblent aussi soutenir son Trône : on retrouve d'ailleurs cette même fonction et cette même image dans l'Apocalypse de Jean. Vifs, les chérubins constituent la métaphore de l'omniprésence de Dieu, symbolisant la sagesse divine, ils possèdent l'ineffable aptitude à connaître et à contempler Dieu, à recevoir les plus hauts dons de sa Lumière et à accueillir la plénitude des dons qui rendent Ange. Dieu les plaça à l'est d'Eden pour empêcher les humains d'entrer dans le Jardin et d'accéder à l'Arbre de Vie(Genèse, III,24). Dans l'Islam, les chérubins louent perpétuellement Allah. Ils sont couleur soleil, composés d'éther et de feu, ils aiment la blonde topaze, douée d'une occulte puissance et symbole de justice. Ils sont représentés en bleu et or, jouant parfois d'un instrument de musique mais dans l'art chrétien, on les retrouve plus souvent comme des Anges sans corps réduits à une tête ailée. Dans l'Islam, les chérubins louent perpétuellement Allah.

Les Trônes

ARCHANGE : Binael

NOMS : Lauviah, Caliel, Leuviah, Pahaliah, Nelkhael, Yeiayel, Melehel, Hayviah Représentant la justice divine, ils ont pour particularité de ne pouvoir faire aucune concession aux biens inférieurs et d'être incapables d'aucune bassesse, ce qui leur confère le privilège de soutenir le Trône de Dieu . Ils dérivent des chérubins, leur pierre est le jaspe rouge et vert, dissolvant universel des venins psychiques et spirituels. On les retrouve généralement représentés avec une robe et un bâton de commandement.


Les Dominations

ARCHANGE : Hesediel

NOMS : Nith-Haiah, Ahayah, Yerathel, Seheiah, Reuel, Omael, Yecebel, Vasariah Ils sont responsables des éléments naturels et des corps célestes et représentent la pure élévation spirituelle détachée de toute compromission terrestre. Ils sont représentés portant une couronne et un sceptre.

Les Puissances

ARCHANGE : Camael

NOMS : Yehuiah, Lehahiah, Chavakhiah, Menadel, Aniel, Haamiah, Rehael, Yeiazel Ils ont la même fonction que les dominations, à savoir la responsabilité des éléments naturels et des corps célestes. Ils agissent avec une volonté farouche conformément aux desseins de Dieu, elles combattent les démons, leur pierre est l'onyx blanc et noir, lumières et ténèbres, symbole du Bien et du Mal. Elles sont, tout comme les dominations, représentées avec une couronne et un sceptre.

Les Vertus

ARCHANGE : Raphaël

NOMS : Hahahel, Mikael, Yoliah, Yelehiah, Sehaliah, Ariel, Asaliah, Mihael Liées à la passion du Christ, elles se singularisent par un pouvoir d'ordre intellectuel qui leur est propre et dont l'homme ne peut aucunement avoir connaissance. Elles représentent la synthèse de quatre éléments, leur pierre est le saphir, symbole de sagesse, clarté divine, couleur d'espérance et puissant talisman contre le mauvais œil ; dans la Bible, il est dit que le Trône de Yahvé est fait de pierres de saphir. Elles sont souvent représentées portant des fleurs.

Les Principautés

ARCHANGE : Haniel

Noms : Vehuel, Daniel, Hahasiah, Imamiah, Nanael, Nithael, Mebahiah, Poyel Elles protègent les nations et se définissent comme des puissances de commandement de la plus haute convenance, elles n'ont ni de couleurs, ni d'attributs particuliers.


Les Archanges

ARCHANGE : Michel

NOMS : Nemamiah, Yeiaiel, Harahel, Mitzrael, Umabel, Iah-Hel, Anauel, Mehiel Ils sont les messagers de Dieu, leur chef est le " prince d'Israël ", Michel. Dans la Bible, les archanges Raphaël, Michel et Gabriel, puis plus tard Uriel, sont rarement désignés sous ce nom-là, ils apparaissent plutôt comme faisant partie d'un corps de 7 Anges qui, selon l'Apocalypse de Jean, se tiennent toujours prêts à entrer devant la gloire de Dieu ; selon Enoch, le nom des trois autres seraient Raguel, Saraqiel et Remeieil, mais selon une fresque de l'église St-Ange à Palerme, il s'agirait de Jehudiel, Barachiel et Seatiel. Organiquement reliés aux Anges, ils s'en distinguent cependant par leur fonction d'intermédiaire entre les principautés avec qui ils sont en communion et l'ensemble des Anges auxquels ils confèrent l'unité. Dans L'Islam, les archanges portent le trône d'Allah . Leur pierre est le rubis, symbole de l'ardeur guerrière, du pouvoir et de la victoire. Ils sont presque toujours représentés en militaire, portant en général une arme(lance ou épée) et un bouclier, ils portent aussi une balance(pour peser le Bien et le Mal) ou des fleurs blanches (généralement des lys) ou bien encore un instrument de musique (trompette).


Les Anges

ARCHANGE : Gabriel

NOMS : Damabiah, Manakel, Eyael, Habubiah, Rochel, Jamabiah, Haiaiel, Mumiah Dans la Bible, le corps des Anges, constitué d'un nombre innombrables d'entités célestes, ne distingue guère de catégories claires en dehors des sept anges admis à contempler la face de Dieu (parmi lesquels on retrouve Michel, Gabriel et Raphaël), des chérubins et des séraphins. Leur fonction est de protéger tous les hommes, on retrouve parmi eux les Anges gardiens, dévolus à la protection de chaque homme. En effet, ils constituent le plus bas degré de la qualité angélique, c'est à dire celui par lequel l'homme est amené à prendre conscience de la hiérarchie angélique et celui grâce auquel il peut commencer à s'élever vers Dieu. Les Anges ont pour pierre l'émeraude, à double nature, faste et néfaste dédiée à Vénus, déesse de l'Amour, mais aussi gemme de la connaissance du Bien et du Mal (Mal choisi par Lucifer).

Dans la tradition de la Kabbale nous attribue à chacun 3 Anges tutélaires

Suivre sa Légende Personnelle


"Il partit sans faire ses adieux au Marchand de Cristaux. Il ne voulait pas pleurer : on aurait pu le voir. Mais il allait regretter toute cette période, et toutes les bonnes choses qu'il avait apprises. Il avait davantage confiance en lui, et se sentant l'envie de conquérir le monde.
"Mais je m'en vais vers les campagnes que je connais déjà, mener à nouveau mes moutons". Et il n'était plus aussi satisfait de sa décision. Il avait travaillé toute une année pour réaliser un rêve, et rêve, de minute en minute, perdait peu à peu de son importance. Peut-être parce que ce n'était pas son rêve, en fin de compte.
"Qui sait, après tout, s'il ne vaut pas mieux être comme le Marchand de Cristaux ? Ne jamais aller à la Mecque, et vivre de l'envie de s'y rendre". Mais il tenait dans ses mains Ourim et Toumim et ces deux pierres lui communiquaient la force et volonté du vieux roi. Par l'effet de coïncidence - ou d'un signe, pensa-t-il - il arriva au café dans lequel il était entré le premier jour. Son voleur n'y était pas, et le patron lui apporta un verre de thé.
"Je pourrai toujours redevenir berger, se dit-il. J'ai appris à soigner les moutons, et jamais je ne pourrai oublier comment ils sont. mais peut-être n'aurais-je plus d'autre occasion d'aller jusqu'aux Pyramides d'Egypte. Le vieil homme avait un pectoral en or, et connaissait mon histoire. C'était un vrai roi, un roi savant."

Extrait de l'Alchimiste de Paulo Coelho


Comment savoir si ce que je suis entrain de faire est sur le chemin de ma "Légende personnelle", de mon "Darma". Peut-on passer à côté de son destin ? Et finir sa vie avec un goût amer dans la bouche ? Ou doit-on comprendre que ce qui est "est" exactement ce qui doit être ? et que nous ne pouvons pas ne pas être à notre place ?

Voici bien deux manières de voir qui semble bien s'opposer, parfaitement mutuellement exclusives, et pourtant au fond de mon coeur quelque chose me dit que c'est exactement la même chose.

Accepter d'être exactement là ou on est, et ce laisser guider par la Vie, le coeur ouvert et confiant, le sourire présent distribuant bienveillance, amour et joie nous conduit vers notre Légende Personnelle. Pour suivre sa voie, le personnage de Coelho se fie aux signes, aux coïncidences, et surtout à son coeur. Il est souvent tenter de résister, de s'accrocher, de renoncer, de fuir ; comme un enfant qui entre à la maternelle pour la première fois ; et lorsqu'il le fait, un conflit né en lui. Les peurs affrontent les rêves. Ce combat nous le livrons tous. Nombreux sont ceux dont les peurs guident leurs vies et rare sont ceux qui sont portés par la confiance. Pourquoi donc le combat est si peu équilibrer ?

Simplement parce que la confiance née de la connaissance et la peur de l'ignorance.

Or, la connaissance n'est pas le savoir, le savoir s'apprend, la co-naissance est en nous depuis toujours, littéralement nous naissons avec.
Donc, la confiance elle, se trouve sur le chemin de la connaissance, elle demande d'être dans la recherche de la source profonde de notre être. En premier lieu, d'être à l'écoute de son propre coeur. L'ignorance est simplement une zone d'ombre, elle disparaît dès qu'on y apporte un peu de lumière, mais il faut visiter "toute les pièces de la grande maison" que nous sommes et y allumer des bougies.

Écouter son coeur, j'ai longtemps cru qu'il s'agissait là seulement d'une expression linguistique. Mais je découvre que pour écouter son coeur, il faut réellement porter son attention dans sa cage thoracique, y rester en silence, ressentir en profondeur et soudain il se met à nous parler. Il nous parle de peur, d'angoisse mais aussi d'amour et d'espoir. Et plus on l'écoute plus son discourt s'apaise.


C'est une méditation très puissante que d'écouter son coeur dans le silence. Il s'agit de lui autoriser de s'exprimer complètement.
Il est le feu par lequel la maison s'éclaire.

Bonne année

2.9.09

" Si tu veux faire rire D.ieu, parles lui de tes projets"


Des milliers de projet, d'attente, d'envie, de recherche d'un but ou d'un moyen de parvenir à..., de tirage de carte, de prémonition..., je me rend compte que cela m'épuise dans le présent, épuise le présent et m'empêche d'y être.
Malgré toute la foi qui me porte, beaucoup de pensées sont consacrées à vouloir comprendre ce que signifie ce que je vie au regard de mes attentes et projets.
Pour être plus clair, je visualise un but (pour le créer) et par ma foi je suis certain qu'il va se manifester dans ma vie. Comme je ne veux pas rater les opportunités qui vont être à saisir suite à la commande, je suis en permanence entrain de chercher en quoi ce qui se produit à un rapport avec le but en question.

Il n'y a pas de lâcher prise ici, pas de confiance finalement, mais du contrôle, pas de présent mais une comparaison permanente de ce qui est avec ce que j'attends, une relation permanente entre la commande passé et mes attentes futurs.

Même si la souffrance de ne pas avoir ce que je veux est bien moindre aujourd'hui car je sais que les choses arrivent en leur temps mais qu'elles arrivent, cela n'enlève pas la tension permanente mentale et physique qui accompagne ma vie. Une tension perceptible permanente liée à l'attente et à la comparaison, à la volonté de contrôle, à la peur de l'insécurité.


Et c'est alors que les mécanismes de doute -"j'ai bien fait là ou pas ?", "qu'est-ce que je dois faire pour...?" ou carrément de culpabilité -"arf la je sens que c'était une erreur, j'aurais mieux dû..." s'enclenchent.

Ayant tout de même parfaitement conscience que la Vie est d'une complexité devant laquelle seule l'humilité s'impose, que les commandes n'ont rien à voir avec le contrôle ; bien au contraire ; je me rend bien compte que cette attitude est non seulement toxique psychologiquement et physiologiquement mais aussi erroné. Elle va même à l'encontre de la visualisation créatrice en elle même.

Fort de la phrase d'Eric Barret qui avait tant "raisonnée" en moi -" vous ne pouvez pas être à côté de votre place d'un millimètre ", et de ma foi profonde en la Vie, je devrais être en mesure de faire de mon mieux pendant l'instant et de ne pas juger, comparer, vouloir modifier ce qui a lieu pour me laisser porter paisiblement par la sérénité de la foi.

C'est l'image de l'araignée d'eau qui se bat contre le courant, voulant remonter vers l'amont, tandis que la brindille se laisse doucement porter dans la pente, tranquille, sans effort.


Ou encore l'image du roseau et du chêne.

Mais que sais-je des plans qui me sont destinés ? Rien. Je vois parfaitement bien qu'autour de moi tout est parfait, que les lois de la nature sont d'une intelligence infinie, que même la douleur a sa fonction. C'est scientifique, pas mystique. Cette impression de chaos est parfaitement orchestrée, en mesure, au millimètre. Je suis juste trop "petit" pour comprendre, mon oeil est trop court, la Vie ne peut y entrer. Que je sois humble ! Et que je comprenne la sagesse d'un vielle homme de 95 ans rencontré à Jérusalem et qui m'a dit "D.ieu chaque heure fait quelque chose, nous n'avons ici qu'à sourire".

Lâche, respire, vie.

29.8.09

Les huits branches du Yoga


L'idée principale est que "votre corps est un champ de molécules, votre mental un champ de pensées. Et ce qui conditionne et anime votre corps et votre mental est un champ de conscience - le champ de l'esprit. Comprendre que vous êtes un esprit sans attaches ni limites, déguisé dans un corps-esprit, vous libère. Cette découverte vous permet de vivre avec confiance et compassion, amour et enthousiasme. Pour déterrer les couches les plus profondément enfouies en vous, Maharishi Patanjali a inventé les huit branches du yoga : Yama, Niyam, Asana, Pranayama, Pratyahara, Dharana, Dhyana et Samadhi. On les appelle les asthanga (astha signifiant 8 et anga membres ) du yoga, mais il ne s'agit pas d'une succession d'étapes. Ce sont plutôt différents points d'accès à un sens élargie du moi. (...)

La première branche du yoga : Le Yama
Le Yama concerne les "règles du comportement social", les lignes de conduites universelles qui permettent de nouer relation avec autrui. Les Yamas invitent les êtres humains à
1) pratiquer la non-violence,
2) s'exprimer en toute sincérité,
3) contrôler leur sexualité, (l'expression saine de l'énergie sexuelle ou l'abstinence pour les moines)
4) être honnêtes et
5) généreux


La deuxième branche du yoga : Le Niyama
Elle concerne les "règles du comportement personnel", les qualités qui s'expriment naturellement chez une personnalité en évolution.
Comment vivez-vous quand il n'y a personne pour vous regarder ? Quels choix faites vous quand vous êtes seul témoin de vos actes ?

Le Niyama encourage :
1) la pureté, ( je choisie ce qui me nourrit et non plus ce qui m'est toxique)
2) la satisfaction,
3) la discipline,
4) l'exploration spirituelle et
5) l'abandon au divin


La troisième branche du yoga : Asana

Ce mot signifie "position". D'ailleurs lorsque l'on pense Yoga on pense immédiatement aux positions pour assouplir et tonifier le corps.
Au niveau profond, l'asana conduit à l'intégration complète du corps-esprit, état dans lequel vous devenez conscient du flux énergétique qui vous traverse. Pratiquer les Asana permet d'agir en totale conscience.


Quatrième branche du yoga : Le Pranayama

Le prana est la force vitale, l'énergie essentielle qui anime la matière inerte, lui donne vie, et dont l'évolution conduit à l'apparition d'êtres biologiques.
Le pranayama conduit à la maîtrise de la force vitale. Il existe une relation intime entre votre respiration et votre mental. De même que votre souffle est affecté par votre activité mentale, votre mental peut être influencé par la régulation consciente de votre respiration. Le pranayama offre un outil efficace pour améliorer l'intégration neuro-respiratoire et peut faire passer votre conscience d'un état limité à un état élargi de conscience.


Cinquième branche du yoga : Le Pratyahara

Cela consiste à diriger ses sens vers l'intérieure pour devenir conscient d'éléments subtils comme l'ouïe, le toucher, la vue, le goût et l'odorat. En dernière analyse, toute expérience se déroule dans la conscience.
Même si vous voyez une fleur à l'extérieur de vous, vous la percevez en fait à l'intérieur de vous, sur l'écran de votre conscience. C'est pourquoi les grand Yogis affirment : " je ne suis pas dans le monde, c'est lui qui est en moi".


Sixième branche : Le Dharana

Le Dharana correspond à la maîtrise de l'attention et de l'intention. Le monde est, essentiellement, un tourbillon quantique d'énergie et d'information. Ce que vous percevez actuellement résulte de choix sélectif dicté par l'attention et l'interprétation. La différence entre une orange et une pomme renvoie à des différences quantitatives et qualitatives d'énergie et d'information caractérisant l'objet de votre perception.

Tout ce vers quoi vous dirigez votre attention prend de l'importance à vos yeux (...) l'objet de votre attention prend vie par l'intermédiaire de votre conscience, et s'impose à votre existence par une force de plus en plus présente. En apprenant à valoriser votre attention, à la considérer comme un bien précieux, vous bâtirez consciemment votre bien-être et votre réussite. Affiner votre concentration vous permettra de mieux soigner et transformera votre corps-esprit.

Soyez conscient de vos intentions. Dressez une liste des choses qui vous sont les plus importantes. Deux fois par jour relisez la avant de méditer. Tandis que votre mental s'apaise, libérez vos intentions, abandonnez vos désirs à l'univers. Ensuite, concentrez-vous sur les indices qui se présentent et vous orientent vers l'accomplissement de vos désirs.

Septième branche du yoga : le Dhyana
Cela correspond au développement de la conscience du témoignage. Il permet d'exprimer que vous êtes dans ce monde et non de ce monde. Vous vivez des expériences qui varient d'un moment à l'autre. La seule constante est le changement perpétuel. Le Dhyana permet de cultiver votre conscience afin que, au milieu de ces changements incessants, vous ne perdiez pas votre moi dans les objets de votre expérience.


La méditation offre le moyen le plus direct : elle apprend à observer les pensées, les sentiments, les sensations et les sons qui apparaissent dans la conscience, sans avoir besoin de réagir vis-à-vis d'eux.
Plus vous développerez cette capacité, plus vous serez capable de l'appliquer au quotidien. vous resterez concentré et ouvert à toutes les possibilités, chaque fois qu'un défi surgit, afin de choisir la meilleure méthode qui maximisera les chances d'accomplir vos intentions et vos désirs.

Huitième branche : Le Samadhi
Cet état repose sur une conscience pure, illimité. Au dela du temps et de l'espace, du passé et du futur, au-dela de l'individualité, le Samadhi donne un aperçu du champs de l'éternité et de l'infini. C'est votre vraie nature".


Article tiré de l'excellent livre "les sept lois spirituelles du yoga" Par les Dr Chopra et Simon

J'ai du faire de nombreuses coupes pour écourter l'article mais je pourrais étayer certains passages dans les commentaires si besoin.

25.8.09

La joie de remercier


Réponse au commentaire de Shandora de la publication précédente

La discipline est souvent perçue comme cette image du père courbé sur son fils qui baisse la tête puni ; qui est en tête de la publication précédente. Elle est ressentie comme une chose douloureuse, sévère et contraignante. Mais tout comme la lame du couteau peut servir à préparer un bon repas avec amour ou à tuer, la discipline peut être utilisée pour prendre du pouvoir, contraindre, faire peur, obliger mais aussi pour élever...la conscience et s'aimer.

La discipline ne doit pas être imposée, elle doit être désiré. C'est le disciple qui va vers sa discipline nullement le maître qui l'impose. Sans cela aucun maître ne sortira du disciple.

Y a-t-il chose plus pénible à traverser que l'ennuie pendant une méditation, ou plus difficile à résister que la distraction mentale pendant une prière ?
La paresse s'oppose à la régularité des exercices physiques pourtant si bénéfiques et le doute à la foi dans nos commandes et nos cercles de connections.
C'est donc une chance renouvelée chaque jour de faire des plus grandes épreuves de nos vies nos alliés et des opportunités pour grandir. Poursuivre une discipline c'est en quelque sorte affirmer "je grandis".

Mais une chose réalisée sans plaisir et sans conscience est pesante, ennuyeuse, rébarbative. C'est uniquement lorsque on a vraiment totalement compris pourquoi on fait ces choses que l'on les fait avec plaisir. Alors soudain jaillit de toute cette discipline, une grande Joie et spontanément nous sommes emprunt d'une irrésistible envie de remercier la Vie.


Le remerciement est un grand Oui, un Amen, un Merci. Une ouverture de tout notre corps, notre esprit et notre âme.
C'est un cri d'amour.

Dites merci à un ami et voyez ses yeux briller, dites merci à la Vie et ce sont vos yeux qui brilleront.



Merciiii !

19.8.09

La discipline : chemin vers la liberté


Elle nous permet d'être non pas sans désir mais "libre de nos désirs". C'est à dire que nous restons toujours en possession du choix de les contenter ou pas. Nous voyons nos désirs, nous en avons conscience mais nous n'y succombons pas systématiquement. La frustration perd de son emprise, les épreuves sont acceptées.
Tout ascétisme demande motivation, courage, volonté, endurance, détermination. En somme, des qualités extrêmement difficiles à développer et à conserver sur le long terme. C'est d'ailleur pour cela qu'on associe à l'ascetisme les mots "austérité" ou "rigorisme". Pourtant, cette discipline est célébration. Elle est aussi encourageante et donne beaucoup de conviction, de puissance, de bien être et de joie à celui qui l'exerce.

La liberté à laquelle nous aspirons tous nécessite que nous puissions être en toute circonstance à l'écoute de nos profonds besoins et parfaitement centré.
Cette capacité d'écoute, attentive et centrée, ne s'acquière qu'avec une pratique régulière. Sinon nous restons en permanence victimes de nos désirs, de nos émotions et de notre mental si bavard.

Voici le type de pratique que j'ai commencé à pratiquer chaques jours.
Elle associe prière, observation, relaxation, visualisation, méditation, exercices physiques et étude.

Avant toute chose, il n'y a aucun résultat à atteindre. Aucune pression, aucune contrainte. Ces actes sont fait parce qu'ils sont consentis, décidés et surtout pas imposés. Nous devons y mettre autant de plaisir à les réaliser que nous pouvons.
Certain jour cela sera facile et d'autre plus dur.
La motivation, le courage, le sentiment de connection sont fluctuants.
Quoiqu'il en soit, que j'y arrive ou pas, je ne me culpabilise pas. Je fais de mon mieux en fonction de ce que je suis maintenant, de ma volonté actuelle.
Mais "le Guerrier de la lumière poursuit sa voie et ce même quand il en perd la foi. Il sait que comme elle est partie, elle reviendra".


Réveil en remerciant D.ieu d'avoir rendu mon Âme et de me permettre de vivre une journée de plus. Le remercier pour la journée d'hier et pour la protection de ce jour. Le premier mot de la journée est Merci.
Toilette : Pendant la douche détendre toute les parties du corps des pieds à la tète puis de la tète au pied. Prendre bien soin de notre corps.

Commencer les remerciements ; pour tout ce qui compte pour vous ; pour l'esthétique, pour la santé, visualisation des partie du corps en pleine forme et belle. Ressentez une profonde gratitude pour ce que vous êtes, pour voter famille, vos amis, votre santé...


Visualisez l'énergie qui circule librement dans tout le corps.
Cercle de lumière verte émeraude ; couleur de santé et de guérison.
Ces cercles sont au nombres de trois à faire mentalement autour de nous du sommet du crâne en dessous des pieds ils tournent dans le sens inverses des aiguilles d'une montre.
Ils peuvent être aussi utilisés au contact d'une personne malade ou en souffrance, pour aider son rétablissement tout en se protégeant soi-même de leurs besoins puissants d'énergie.

Prière du matin :

Remerciement et louange à la gloire de D.ieu.
Passage des commandes.
http://hardworlds.blogspot.com/2009/07/puisque-jen-ai-parler-je-vous-propose.html

Cercle violet couleur de la spiritualité.

Séance de Chi gong ou yoga ou Tai chi : Échauffement, étirement et pratique d'un exercice en accord avec la saison et nos besoins spécifiques du moment.

Cercle arc en ciel.


Pendant la journée : en tout instant j'observe mes pensées, mes paroles et mes actes.
Sans jugement, sans résistance. Dire OUI à ce qui est Amen, merci.
Traverser les ressenties, sentiments, émotions en totalité sans s'identifier à eux.

Puis se demander "Quel est mon désir", "qu'est-ce que je veux ? Qu'est-ce que je veux vraiment ?"
"Que puis-je changer à la situation ?"

Écouter les réponses sans jugement et en total acceptation. Toujours se référer à "l'idée la plus élevé de soi-même" pour prendre ses décisions. Faire preuve de bon sens et de discernement.
Visualiser le plus distinctement possible l'objectif et ressentez la joie de l'avoir déjà atteint ( méthode de visualisation créatrice).
Je choisie l'action juste et appropriée.
Puis agir parfaitement présent. Être totalement présent à ce que l'on fait.
Puis revenir en tout instant j'observe.
S'ouvrir : c'est sourire, rire, donner, servir.
Remercier chaque bienfait et exprimer sa gratitude.

Le soir : Étude d'un thème, d'un sujet.

Méditation : zazen ou sur un objet spécifique à travailler. (20 min au moins)

http://hardworlds.blogspot.com/2009/07/pourquoi-mediter-partie1.html


Puis étirement du corps, surtout des jambes, descendre l'énergie dans le centre vital de l'homme (dan tian ou hara) et jusqu'aux pieds.

Prière du soir : remerciement pour la journée.

Manger doucement et remercier pour la nourriture.
Respirer lentement et remercier d'être vivant.

Maîtres mots : gratitude, ouverture, conscience.


Ici vous trouverez des exemples de prières :

http://hardworlds.blogspot.com/2009/07/priere-devolution.html

http://hardworlds.blogspot.com/2008/04/lide-la-plus-leve-de-moi-mme.html

Je n'ai pas commencé par tout faire dès le début. D'ailleur il m'arrive bien souvent de faire sauter certains exercices.
Aussi pour commencer on en choisit certains et peu à peu on monte la barre plus haut.
Mais je vois une très net différence entre les jours ou je m'exerce et les autres.

15.8.09

Deux esprits dans une même tête ?

Ce film est à voir absolument pour comprendre la suite de l'article
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/jill_bolte_taylor_s_powerful_stroke_of_insight.html


Quel étonnant témoignage ! Son expérience date de plus de 8 ans et elles nous la décrit avec une grande précision et beaucoup d'émotion.
Les hémisphères de notre cerveau auraient donc des attributions différentes et des fonctionnements différents. Ils s'intéresseraient à des choses différentes, les analyseraient différemment, les vivraient différemment.
Elle parle de deux personnalités différentes ! Deux esprits dans une même tête ?

La division dont parlent les maîtres est plus que réelle, elle est physiologique.

Comparons les attributions des deux hémisphères :

L’hémisphère gauche du cerveau est associé à la logique, au langage et à la pensée analytique. Il excelle quand il s’agit de nommer et de catégoriser des choses, dans tout ce qui est abstraction symbolique, la parole, la lecture, l’écriture et l’arithmétique. Le mode de pensée est linéaire, chaque chose est placée de façon séquentielle, selon un certain ordre. C’est le mode de pensée qu’on nous inculque typiquement dans l’éducation, où l’accent est donné sur la littérature et les mathématiques. Enfin, l’hémisphère gauche contrôle la partie droite du corps (pour l’hémisphère droit, c’est donc la partie gauche).


L’hémisphère droit quant à lui fonctionne d’une manière synthétique et excelle dans tout ce qui est visuel, spatial, les perceptions et l’intuition. La pensée est non linéaire et non séquentielle et le traitement est très rapide. L’hémisphère droit analyse les choses de manière globale et détermine très vite les relations spatiales entre les diverses parties d’un ensemble.

Cette partie du cerveau ne s’occupe pas de trier les choses dans diverses catégories préétablies par des lois. Au contraire, elle semble se complaire dans la complexité, l’ambiguïté et les paradoxes. Cette pensée est ainsi difficile à décrire de par sa complexité, sa manière de traiter rapidement les informations et son aspect non-verbal. L’hémisphère droit du cerveau est associé au monde de la créativité.

Pour approfondir : http://cerveaudroit.ouvaton.org/article.php3?id_article=17

Ce qui est expliqué dans ce témoignage est plus généralement valable pour les droitiers. En effet, les gauchers ont une répartition des attributions cérébrales différente mais pas opposé à celle des droitiers. Le langage est par exemple situé sur l'hémisphère droit mais leur cerveau contient plus de corps calleux ce qui implique que les deux hémisphères coopèrent davantage pour toutes les fonctions.

Ceci me pousse à constater ceci. Notre société étant composée à 90 % de droitier ; donc ayant un hémisphère gauche dominant ; elle porte "logiquement" en grande estime toutes les fonctions attribués à cet hémisphère.

En faisant le parallèle avec la médiation, elle permet en quelque sorte d'expérimenter l'attaque de Jill Bolt Taylor sans dommage. Il s'agit bien de faire taire les bavardages du mental, d'expérimenter l'ici et maintenant, d'approfondir son ressentie ce qui revient selon l'explication des rôles des hémisphères à réduire le fonctionnement de l'hémisphère gauche et à accroître celui de l'hémisphère droit.
La médiation permet à la partie gauche de se reposer et de laisser à l'hémisphère droit la possibilité de s'exprimer pleinement.

Les expériences mystiques vécues lors des méditations sont le simple effet de l'arrêt de l'hémisphère gauche du cerveau. Jill Bolt Taylor dit qu'elle n'arrivait plus à définir les contours de son corps.
Dans ce témoignage on comprend que selon elle, le "Je" est situé dans l'hémisphère gauche et beaucoup y place toute la conscience.

Peut-on conclure que l'ego est situé dans l'hémisphère gauche ?

L'ego est bien celui qui analyse, décortique, définie, délimite, sépare. Toute les fonctions de l'hémisphère gauche. L'hémisphère droit est celui qui globalise, synthétique, perçoit et porte l'intuition, cela regroupe bien les expériences de consciences élargies dont parlent les mystiques.

Les maîtres seraient-ils des personnes qui sauraient utiliser les deux hémisphères de leur cerveau totalement, en même temps et/ou au bon moment ?

La partie gauche pour la réflexion concrète et la recherche de solution logique, la partie droite pour la perception élargie de la réalité, pour l'intuition et la créativité.
La partie gauche est très utile pour fabriquer des avions, des motos, pour jouer au échec ou encore fabriquer des ordinateurs. Mais elle ne sert pas à appréhender la vie réellement. Elle l'extrapole mais ne la vois pas.
Si on utilise les fonctions de l'hémisphère gauche pour faire des choses en dehors de son attribution, on s'expose à toute la souffrance de ce monde. L'hémisphère gauche compare et projette, il se situe toujours dans le temps. Il ignore ce que signifie profiter, accepter, être présent. Il juxtapose à la réalité "ce qui devrait être selon lui" sur "ce qui est". Ceci est la garantie d'être toujours déçu.

http://cerveaudroit.ouvaton.org/article.php3?id_article=25

Petit exercice :
Trouvez la tête cachée dans ces grains de café. Si vous arrivez à la trouver en moins d’une minute, vous utilisez déjà l’hémisphère droit de votre cerveau d’une manière satisfaisante.
Sinon vous voici conscient que beaucoup d'autres facultés sont à votre disposition et attendent d'être développées.

14.8.09

Suite : les 12 étapes du développement psychique de l'enfant pour devenir adulte

7. L'identité - L'individuation

L'enfant apprend à découvrir son identité, quel individu il est. Il comprend qu'il a un rôle à jouer sur cette Terre, en harmonie avec tous les être humains, les animaux, la nature. En se respectant, en s'aimant, il apprend à respecter, à aimer le reste du monde. Il découvre son territoire, ses limites, ses frontières, son chemin de vie, dans la paix, l'amour et la joie. Et il respecte le territoire, les limites et les frontières de l'autre, il partage, il donne sans se sacrifier. Il apprend à accepter et à exprimer son ressenti.


8. Le prix à payer

L'enfant découvre que pour tout désir, il y a un prix à payer, un effort à faire. Il apprend à prendre soin de son désir et de ses besoins.

9. L'engagement

L'enfant accepte que, pour réaliser ses objectifs, ses désirs affectifs, ludiques ou scolaires, il doit s'engager, c'est-à-dire accepter des contraintes afin d'atteindre son but. L'enfant accepte la contrainte de l'école, la fidélité à ses amis, l'honnêteté et la sincérité dans ses relations, ainsi que les règles des parents et de la société ( tout en s'autorisant à les remettre en cause quand cela est nécessaire, en communiquant son désaccord).


10. L'épreuve - La souffrance

L'enfant accepte les épreuves pour grandir. L'épreuve n'est pas une punition ou la réparation d'une faute, elle est un examen de passage, une initiation qui nous permet de grandir, un passage franchi définitivement, car même si une épreuve ressemble à une épreuve ancienne, que nous avons acceptée, il s'agit toujours d'un niveau de conscience ou de connaissance supérieur.

La souffrance est la non-acceptation de l'épreuve. La douleur, la difficulté sont réelles, la souffrance ne l'est pas.


11. L'acceptation de l'échec

L'enfant accepte sans émotion l'échec, comme un cadeau pour comprendre et accepter ses limites actuelles, afin de pouvoir les dépasser plus tard, et rien de plus.
La vie est un immense et magnifique jeu de société, à condition de ne pas s'identifier au pion, mais de l'observer en jouant le mieux possible avec le pion de notre être? Et en acceptant de perdre, comme de gagner, sans émotion, mais dans la joie de participer, puisque nous sommes en même temps le pion qui perd et le pion qui gagne.

12. Le manque - Le vide intérieur

L'enfant accepte le manque, tout ce qui lui a manqué dans son enfance : l'amour, la tendresse, l'écoute, la liberté, la reconnaissance. Il accepte la sensation du vide, du rien, de ne rien chercher à combler à l'intérieur de lui. Il accepte ses blessures.


Voici toutes les étapes qu'un enfant, baignant dans un environnement familial et éducatif sain, a pu acquérir, avec un maman, un papa, un père, une mère, présents et parfaitement conscients de leurs rôles et ayant eux-mêmes acquis ces différents stades de développement ; l'enfant ayant dans son enfance côtoyé des enseignants, des religieux, et des camarades lui permettant de grandir dans la liberté et l'amour de l'autre.
Il y a une pointe d'humour dans cette description utopique de l'enfance idéale pour comprendre que nous, adultes, nous n'avons pas toujours pu acquérir dans le fond de notre être les différents stades de l'enfant. D'où la nécessité à l'âge adulte de refaire ce travail psychologique et spirituel, et de devenir enfin des adultes, et peut-être permettre à nos futurs enfant de grandir un peu plus vite que nous. Et si c'était ça l'amour !


Description tiré de ce merveilleux livre d'André Lemoine "Je" aux éditions Alphée

Les 12 étapes du développement psychique de l'enfant pour devenir adulte.

1. Fusion - Dé-fusion - Différence - Frustration

Pendant ce premier stade, l'enfant se rend compte qu'il n'est pas sa mère, il est un être séparé, il est différent de sa mère. Mais il peut retrouver un contact privilégié par moments. Il accepte la frustration ( ne pas toujours obtenir ce qu'il désire).
L'acceptation de la frustration ne peut se faire que dans l'amour et la tendresse. Elle n'est jamais acceptée ( dans notre coeur) si est imposée brutalement, sans communication.


2. Clivage - Ambivalence

L'enfant se rend compte que sa mère est un être bon, qu'il aime, car elle lui donne ce dont il a besoin ; et, à un autre moment, c'est un être méchant, qu'il hait, car elle ne lui donne pas ce dont il a besoin, ce qu'il réclame.
L'ambivalence est l'acceptation que dans chaque être, y compris moi-même, il y a une partie juste et une partie non juste en même temps, sans jugement positif ou négatif.

3. Pouvoir intérieur

L'enfant découvre qu'il a en lui un pouvoir sur sa vie, qu'il peut diriger ses actions comme bon lui semble. Sa mère ne lui est pas indispensable pour agir. Il a sa propre autonomie, il joue, il crée.
Qu'il soit fille ou garçon, il sait qu'il peut créer sa vie, celle qui lui convient, remplie de joie, avec ses épreuves, dont chacune est uniquement faite pour le faire grandir, s'il les accepte. Il ne copie le modèle de vie de personne, surtout pas celui de maman et papa, et il ne manipule personne de façon consciente ou inconsciente.

4. L'altérité

L'enfant découvre que l'autre est un autre. L'autre possède son propre pouvoir, sa propre autonomie. Il a exactement les mêmes chances que lui de vivre sa vie, différente de la sienne. Il est l'égal de l'autre. La comparaison de ses choix de vie avec l'autre n'est pas nécessaire. Il n'a donc pas besoin de prendre le pouvoir sur l'autre, ni de se soumettre à l'autre. Il a des copains, des amis.


5. Protection -Autodéfense

L'enfant découvre le besoin de se protéger de l'autre. Il l'accepte différent, composé de juste et de non juste, et possédant son propre pouvoir. Il comprend son besoin de s e protéger de l'autre, sans colère, sans agressivité ; de ne pas fusionner en permanence avec l'autre quand l'autre est mauvais pour lui. Il n'a plus peur de l'autre, il s'aime et se protège.

6. Distance

L'enfant apprend à mettre la bonne distance entre lui et l'autre, suivant ses propres besoins. Il écoute et accepte les besoins de l'autre, sans forcément lui donner toujours satisfaction, en se respectant avant tout. Il apprend à trouver sa place, en respectant la place de l'autre. Il apprend à communiquer avec l'autre, il apprend l'amour de l'autre.
L'apprentissage de la protection, de la bonne distance n'a rien à voir avec le système de défense névrotique ou psychotique que nous avons fabriqué dans notre enfance pour nous protéger. Ce mécanisme, construit dans notre inconscient, est la preuve que nous n'avons pas eu le droit de mettre la bonne distance avec nos parents, frères et soeurs et toutes les autorités qui ont jalonné notre jeunesse. Nous avons subi toutes leurs névroses de par notre statut d'enfant, et nous avons été obligés de supporter notre famille et notre système éducatif. Nous étions prisonniers, pris au piège des adultes.



A suivre les 6 autres étapes ...

10.8.09

Le mystère du péché originel selon Arnaud Desjardin

Arnaud : Qu'est-ce qu'un mystère ? C'est ce qui n'est accessible qu'aux mystiques.
Je me souviens d'une histoire répandue au tibet. Les Tibétains allaient en pèlerinage en Inde et y mangeaient des mangues. Ils ne pouvaient en rapporter au Tibet, car les mangues se conservent très mal et les voyages étaient longs. A leur retour, on leur demandaient : expliquez-moi le goût de la mangue. Ils répondaient : c'est un mystère ! Tout ce que je peux dire c'est que ce n'est pas le goût de la pomme, ni celui de la prune, ni celui d'aucun autre fruit... Mangez une mangue et vous saurez.
Un mystère signifie que notre intellect aura beau tourner autour et le décortiquer, nous n'en aurons pas l'expérience.


Dans l'expression péché originel, le mot péché signifie erreur - aussi bien en latin, qu'en grec et en hébreu - ou encore s'y prendre mal, rater son coup, tirer à côté de la cible. Il ne s'agit pas de moral ni d'éthique. Mais l'erreur fondamentale a pour conséquence des comportements moraux ou éthiques aberrants. " D.ieu créa l'homme à Son image et à Sa ressemblance", à la fois masculin et féminin -"homme et femme, il le créa". La "chute" demeure en effet notre condition permanente tant que nous ne sommes pas engagés sur une voie de transformation. Nous sommes fondamentalement cette nature divine, compromise par une erreur fondamentale.
Les bouddhistes et les hindous parlent en termes d'aveuglement, d'ignorance et d'illusion pour désigner le même péché (au singulier). Sans l'idée d'erreur, de malentendu, vous ne sortirez pas de la confusion et vous verrez l'homme comme coupable et corrompu.
On pourrait dire d'un homme qu'il rate son existence parce qu'il ne trouve pas le véritable bonheur qu'il ne cesse pourtant pas de chercher. Le véritable bonheur immense et illuminé n'est pas dans ce qui est fragile et destructible, dans ce qui peut me trahir : si l'homme qui vous a vraiment aimée meurt, vous le vivez comme une trahison et un abandon. Mais, même si un prêtre vous répète " mon enfant, le bonheur ne se trouve dans les vanités de ce monde, tu ne le trouveras qu'en D.ieu" vous avez plutôt la conviction que, pour le moment, vous ne trouverez le bonheur que si tel homme est amoureux de vous. Vous n'êtes pas beaucoup plus avancée !
La suite de l'histoire biblique est éloquente. D.ieu dit : " Tu peux manger de tous les fruits de ce jardin sauf ceux de l'arbre de la connaissance du bien et du mal".
Le serpent dit à Eve : " mangez de ce fruit et vous serez comme des D.ieux". Aussi tragique soit-elle, l'histoire ne manque pas d'humour : quand D.ieu dit à Adam qu'il a tout gâché, Adam répond que c'est la faute d'Eve, Eve dit que c'est la faute du serpent et comme c'est D.ieu Lui-Même qui a créé le serpent..
L'erreur, c'est la dualité, c'est la manière dont chacun divise le monde entre ce qui est bon et mauvais selon lui. C'est ainsi que commence avec chaque destin individuel le drame universel. Je vous en prie, observez et trouvez vos propres confirmations de ce que je dis.


Tout cela a une valeur générale : pour les bolcheviques qui se faisaient arrêter et fusiller par la police du tsar avant la révolution soviétique le bien était chez Lenine. Pour le clergé orthodoxe, le bien ne pouvait pas être du côté des bolchéviques. Pour les nazis, le national-socialisme était le bien, pour les juifs le mal absolu. Pour un catholique convaincu, la libéralisation de l'avortement c'est le mal mais pour une partie de l'opinion publique progressive c'est le bien. (...)
Je ne prend pas position mais j'insiste sur le fait qu'il n'y a pas d'unanimité. Si nous observons de près, nous nous rendons compte que les gens sont sincères dans les deux camps. Le péché originel, c'est de savoir toujours que "ça c'est bon" et "ça c'est mauvais" alors que nous n'en savons rien. D'un bien sort un mal, d'un mal sort un bien et D.ieu seul connaît le Bien et le Mal. le péché originel n'est pas d'avoir mangé une pomme, d'autant moins qu'il n'est pas question de pomme dans le texte. Qu'est-ce que le fruit de l'arbre de la connaissance du bien et du mal ? C'est le mental, l'illusion, la souffrance et la peur de vieillir et de mourir.


Extrait du libre "Retour à l'essentiel" D'arnaud Desjardin.

8.8.09

La légende du Didgeridoo



La légende aborigène du didgeridoo :

Au commencement, tout était froid et sombre. Bur Buk Boon était en train de préparer du bois pour le feu afin d'apporter la protection de la chaleur et de la lumière à sa famille. Bur Buk Boon ajoutait du bois dans le feu lorsqu'il remarqua qu'une bûche était creuse et qu'une famille de termites était fort occupée à grignoter le bois tendre du centre de la bûche. Comme il ne voulait pas blesser les termites, Bur Buk Boon apporta la bûche creuse à sa bouche et commença à souffler. Les termites furent projetées dans le ciel nocturne, formèrent les étoiles et la Voie Lactée et illuminèrent le paysage. Et pour la première fois le son du didgeridoo bénit Mère la Terre, la protégeant elle et tous les esprits du Dreamtime, avec ce son vibrant pour l'éternité...

6.8.09

Re-chute en silence.



J'ai une Vénus,

Elle est là, permanente, stable, tranquille et patiente.

J'en suis dépendant, définitivement dépendant.

Ce constat me désole, j'ai si souvent cru m'en être défait.

Une drogue que l'on oublie jamais, que l'on compare toujours

Et que rien n'égale ; rien !

Détresse absolue, totale. Jaillissante d'une infime pensée,

terriblement douloureuse ; magnifiquement attractive.

C'est la souffrance des âmes soeurs qui ne se quittent jamais,

Mais aux corps qui saignent... d'avoir trop pleurés.

31.7.09

"L'exemple n'est pas une manière d'enseigner, c'est la seule" Einstein

La vérité pour être comprise ne peut être entendue, elle ne peut qu'être vue. Nous pouvons être avertis mille fois d'un piège, d'un danger ou d'une erreur, tant qu'on ne l'a pas vue, comprise par nos propres yeux, nous sommes succeptible de la commettre.
Je me rappel avoir environs 10 ans et jouer au ballon avec un garçon de 14 ans environs. Je me revois lui affirmant que fumer était une chose débile et que je ne le ferai jamais. J'ai finalement fumer pendant 17 ans. J'ai pensé mille fois, "il faut que j'arrête, ce n'est pas bon pour moi". J'ai méprisé la cigarette et culpabilisé de ne pas avoir la volonté d'arrêter. Mais la volonté n'y était pour rien !
Je n'avais pas compris.
Dès l'instant que j'ai compris, la cigarette c'est arrêtée sans effort. Pourquoi je dis : elle c'est arrêté ? Parce qu'aucune volonté de ma part n'a été nécessaire alors. Je l'avais simplement compris.


Lorsque nous sommes enfant c'est en observant le comportement des autres que nous définissons notre propre comportement. Par mimétisme. Mais cette habitude se poursuit longtemps et beaucoup la conserve toute leur vie.

Je me rappel parfaitement la fois où je me suis cogné la tête en descendant pour la première fois seul à la cave. Je n'avais jamais remarqué cette poutre si basse lorsque j'avais suivi mon père la première fois.
Il avait dû se baisser, alors je m'étais baissé. Mais la fois suivante, je me suis retrouvé avec une bosse de la taille d'un oeuf ! Jamais je n'ai oublié cette poutre, j'avais compris désormais.

En suivant les autres, en imitant sans réflexion les autres, en passant par un sentier battu on ne ressent pas la nécessité de faire attention au chemin. La nécessité d'être conscient, dans l'attention.

Si j'avais été attentif, centré, je n'aurai pas eu besoin de me cogner à cette poutre, je l'aurais vu ! L'erreur n'était pas de ne pas voir la poutre, l'erreur était de ne pas être attentif. Hélas, cette belle bosse m'a fait comprendre pour la poutre mais pas pour l'attention. "Lorsque le maître montre la lune, l'imbécile regarde le doigt". Je viens à peine de comprendre la véritable leçon de cette expérience et pour cela, je me suis encore cogné bien souvent à la réalité.


C'est en commettant nos propres erreurs que nous comprenons. Il n'y a pas d'autre solution, il faut voir pour comprendre et voir ce n'est pas entendre.
Voir c'est vivre, entendre c'est rêver.
Je peux vous parler d'une personne pendant des heures, tant que vous ne l'avez pas rencontré, vous ne la connaissez pas.

Cela évoque qu'en suivant et imitant un autre, on passe souvent à coté de l'essentiel. On évite peut être des erreurs et on évite leurs précieuses leçons.
Et lorsque notre "guide" n'est plus là, nous sommes perdus.

Mais comment pouvoir exprimer nos plus grandes qualités si nous ignorons à quoi elles ressemblent ?
Si une personne vous dit tu peux m'apporter "le mégaraptor" qui est dans la chambre s'il te plaît ? Vous pourrez chercher longtemps vous ne le trouverez pas. Il est peu être devant vous, mais vous ignorez complètement de quoi il s'agit.

Quand on parle d'humilité, d'amour universelle, de compassion avons nous seulement déjà vu de quoi il s'agit ? Tout ces mots restent des mots tant qu'ils ne sont pas vues par nos propres yeux. Il resteront des concepts tant que nous ne les auront pas côtoyés suffisamment longtemps pour qu'ils nous imprègnent.

Ainsi une fois que vous avez vu "un mégaraptor" vous le reconnaîtrez toujours.

On raconte que les Indiens d'Amérique n'ont pas vu les bateaux de Christophe Colomb arriver par la mer, alors qu'ils y vivaient tout prêt. Ils ne les ont pas vu, parce qu'il ne pouvaient même pas imaginer que de tels navires pouvaient exister.
La véracité de cette histoire importe peu, elle explique parfaitement bien que si nous ignorons où porter notre attention nous ne pouvons voir.

J'aime bien cet exercice :
Fermer les yeux et essayez de vous remémorer de tout ce qui est rouge autour de vous.
Puis rouvrez les yeux.

Vous allez vous apercevoir qu'il y a des éléments rouges que vous n'aviez pas remarqué, surtout si vous êtes dans un lieu que vous ne connaissez pas bien.
Mais regarder dehors aussi et voyez comme vous remarquez mieux le rouge désormais.

Les maîtres sont précieux pour nous indiquer au départ comment et sur quoi porter notre attention.
Mais tout ce qui est précieux n'a pas forcement quelque chose à enseigner.


Un perroquet très "bourgeois" (voir précieux) qui prend l'avion appelle l'hôtesse pour commander à boire.
Il lui demande un jus de carotte mais l'hôtesse n'en a pas. Le perroquet entre alors dans une colère noire et commence à insulter l'hôtesse. " Au prix où je paie le billet...c'est un véritable scandale, vous n'êtes qu'une ..."
L'âne assis quelques sièges plus loin voit la scène et admire le comportement du perroquet qu'il trouve très classe, plein d'autorité.
L'hôtesse arrivant à son niveau, elle lui demande ce qu'il veut consommer. A son tour l'âne demande un jus de carotte. Elle s'excuse de ne pas en avoir et lui propose autre chose, et c'est alors que l'âne se met à l'insulter de manière odieuse et violente. L'hôtesse font en larme, s'en est trop pour elle. Elle se précipite dans le cockpit pour se plaindre au commandant des deux passagers.
Le commandant se lève, attrape l'âne et le perroquet, ouvre la porte de l'avion et s'apprête à balancer l'âne et le perroquet dans le vide. Le perroquet se tourne alors vers l'âne et lui demande :
- "Tu sais voler toi ?"
- "Ben non" répond l'âne
- "Mais pourquoi tu te la pète alors ?"


De quoi avons nous besoin pour ouvrir les yeux ?
Cet âne en touchant le sol aura certainement compris ses erreurs. J'ai bien souvent besoin de subir un reveil brutal pour prendre conscience.

Imitation est limitation. L'homme conscient n'imite pas et n'est par conséquent plus limité.

Le bon maître ?

Un femme vient voir le Bouddha avec son fils et elle lui dit :
"Dites à mon fils de ne pas manger de sucre s'il vous plaît"
Le Bouddha lui dit alors de revenir avec son fils dans deux semaines.
Elle revint deux semaines plus tard et le Bouddha dit au fils de ne pas manger de sucre. La femme le remercia mais avant de partir elle lui demanda mais pourquoi m'avoir fait revenir deux semaines plus tard ?
Le Bouddha répondit : Parce qu'il y a deux semaines je mangeais encore du sucre.

Bien choisir ses maîtres. Ils font ce qu'ils disent.
Ne jamais se dispenser d'éprouver soi même l'existence, d'expérimenter.
Ne considérer aucune leçon ni comme définitivement acquise ni comme universellement juste.

Ne pas se reprocher nos erreurs mais en tirer les plus éminentes leçons. Car enfin tant que notre niveau de conscience ne s'est pas élevé, nous n'y pouvons rien.

Je m'aperçois encore une fois qu'il n'y a qu'une seule règle finalement. Elever son niveau de conscience, le seul moyen d'y parvenir ; on y revient toujours :
Qu'elle heure est-il ? Il est maintenant.
Où sommes nous ? Nous sommes ici.

27.7.09

Une tout autre perpective - Dernière partie : Les promesses de la méditation

Le Dhammapada est une ancienne écriture bouddhique qui anticipa Freud de quelques milliers d'années. Il y est dit : " Ce que vous êtes maintenant est le résultat de ce que vous étiez...ce que vous serez demain sera le résultat de ce que vous êtes aujourd'hui. Les conséquences d'une mauvaise mentalité vous suivront de même que le chariot suit le cheval qui le tire. Les conséquences d'un mental purifié vous suivront comme votre propre ombre. Personne ne peut faire plus pour vous que votre propre mental, purifié : ni vos parents, ni votre famille, ni vos amis, personne. Un mental bien discipliné apporte le bonheur."


Le but de la méditation est de purifier le mental. Elle nettoie la pensée de ce qu'on peut appeler des 'irritants psychiques", tel que la convoitise, la haine, la jalousie, qui nous tiennent enchevêtrés dans une servitude émotive. Elle conduit le mental à un plan de tranquillité et de claire perception, à un état de concentration et de vision intérieure.


Nous croyons que le savoir rend une personne cultivée et civilisée. La civilisation, l'éducation, cependant ne polit que superficiellement. Soumettez un gentleman noble et sophistiqué aux stress de la guerre et de la ruine, et voyez ce qui arrive. C'est une chose d'obéir à la loi parce que nous craignons les conséquences d'une désobéissance et les châtiments, et une chose entièrement différente d'y obéir parce que nous sommes purifié de la convoitise qui nous amènerait à voler et de la haine qui nous conduirait à tuer. Jetez une pierre dans un ruisseau, l'eau courante en lissera la surface, mais l'intérieur demeurera inchangé. Prenez la même pierre et placez-la dans le feu intense d'une forge : toute la pierre changera intérieurement et extérieurement. La civilisation change l'homme extérieurement. La méditation l'adoucit intérieurement, de part en part.


On appelle la méditation le Grand Instructeur. C'est le feu purificateur qui travaille doucement par la compréhension. Plus la compréhension est grande, plus nous pouvons être souple et tolérant. Plus notre compréhension est grande, plus nous pouvons être compatissant. Nous devenons un parfait parent ou un enseignant idéal. Nous sommes prêts à pardonner et à oublier. Nous éprouvons de l'amour pour les autres parce que nous les comprenons. Et nous comprenons les autres parce que nous nous sommes compris. Nous avons regardé profondément à l'intérieur et avons vu l'illusion du moi et nos propres faiblesses humaines. Nous avons vu notre propre humanité et vons appris à pardonner et à aimer. Quand nous avons appris la compassion pour nous-même, la compassion pour les autres est automatique. un méditant accompli a atteint une compréhension profonde de la vie, et il regarde le monde avec un amour profond, sans critique.
La méditation ressemble beaucoup à la culture d'un nouveau terrain. Pour faire un champ à partir d'une for^t, il faut d'abords couper les arbres, et enlever les souches. Ensuite, labourer le sol et répandre l'engrais. Ensuite semer les graines pour récolter la moisson. Pour cultiver l'esprit, il faut d'abords couper les différents " irritants" qui font obstruction, puis les arracher complètement avec les racines pour qu'ils ne repoussent pas. Ensuite, mettre de l'engrais : injecter de l'énergie et de la discipline dans le sol mental. Ensuite, semer les graines et récolter la moisson de foi, de moralité, d'Attention et de sagesse.

© Peinture de François SCHLESSER
Foi et moralité ont ici un sens spécial. Le bouddhisme ne prône pas la foi au sens de croire quelque chose parce que c'est écrit dans un livre ou attribué à un prophète, ou enseigné par une personne faisant autorité. Le sens ici est proche de confiance. C'est savoir que quelque chose est vrai parce que vous l'avez vu fonctionner, parce que vous l'avez observé en vous. De même, la moralité n'est pas une obéissance rituelle à un code de conduite extérieur imposé. C'est plutôt un sain ensemble d'habitudes, consciemment et volontairement choisi, car vous reconnaissez sa supériorité par rapport à votre comportement précédent.
Le but de la méditation est la transformation personnelle.
Le "vous" qui entre d'un côté de la pratique n'est pas le même que celui qui sort de l'autre. Elle change votre caractère par un processus de sensibilisation, en vous rendant profondément conscient de vos propres pensées, paroles, actions. Votre arrogance et votre antagonisme s'évaporent. Votre esprit devient stable et calme. Votre vie s'harmonise. Ainsi, la méditation correctement effectuée prépare-t-elle à faire faire face aux hauts et bas de l'existence. Elle réduit les tensions, les peurs, les angoisses. Les choses commencent à prendre leur place et la vie devient paisible au lieu d'être une lutte.
La méditation aiguise la concentration et la capacité de penser. Alors, peu à peu, nos propres motivations et mécanismes subconscients deviennent clairs pour nous. Notre intuition s'aiguise. la précision de nos pensées s'accroît. Graduellement, nous parvenons à une connaissance directe des choses telles qu'elles sont réellement, sans préjugé ni illusion.

© Peinture de François SCHLESSER
Est-ce une raison suffisante pour méditer ? A peine. Tout ce qui vient d'être dit n'est que promesse sur le papier. Il n'y a qu'une seule façon de savoir si la méditation vaut l'effort à effectuer. Apprenez à méditer correctement, et faites-le. Vous verrez par vous-même.

Parole inspirée du Vénérable Hénépola Gunaratana
"Méditer au quotidien"

26.7.09

Une tout autre perpective - quatrième partie : "Un homme heureux ne vole pas"

Paix et bonheur ? N'est-ce pas le but de la civilisation ? Nous construisons des gratte-ciel et des autoroutes. Nous avons des congés payées, des postes de télévision, la sécurité sociale, des arrêts de maladie et des retraites. Tout cela pour apporter une certaine dose de paix et de bonheur.


Et pourtant, le taux des maladies mentales grimpe régulièrement et la criminalité encore plus vite. Les rues sont pleines de délinquants et de gens pertubés. Passez le bras hors de la protection de votre propre porte et il y a des risques qu'on vous vole votre monstre. Quelque chose ne marche pas. Un homme heureux ne vole pas. Un homme en paix avec lui-même ne se sent pas poussé à tuer. Nous nous faisons simplement plaisir en pensant que notre société exploite toutes les zones de la connaissance humaine pour atteindre la paix et le bonheur. Nous commençons tout juste à comprendre que nous avons surdévellopé l'aspect matériel de l'existence au détriment des aspects émotionnels et spirituels plus profonds, et que nous payons le prix de cette erreur. Parler de la dégradation de la fibre morale et spirituelle est une chose et y faire quelque chose en est une autre.


L'endroit où commencer est en nous-même. Regardons attentivement à l'intérieur, objectivement, et chacun de nous constatera qu'il est lui aussi par moments "un mauvais garçon ou un fou". Nous apprendrons à voir ces moments, à les voir clairement, sans condamnation, et nous serrons sur la route ascendante.
Il n'est pas possible d'effectuer des changements, radicaux dans la trame de notre vie tant que nous ne pouvons pas nous voir exactement comme nous sommes maintenant. Aussitôt que nous y parvenons, le changement intervient naturellement, sans qu'il soit besoin de forcer, de lutter ou d'obeir à des règles dictées par une quelconque autorité. Simplement, nous changeons. C'est automatique. Mais pour arriver à cette vision intérieure initiale, c'est un vrai travail. Il faut voir qui nous sommes et comment nous sommes, sans illusion, sans jugement ni résistance d'aucune sorte.
Nous devons voir notre propre place dans la société, notre fonction en tant qu'être social. Nous devons voir nos devoirs et obligations envers nos frères humains et, par-dessus tout, notre responsabilité envers nous-même en tant qu'individu vivant avec d'autres individus. Nous devons voir tout cela clairement comme une unité, une unique structure d'interrelation. C'est complexe, mais cela se produit souvent en un seul instant. Le développement mental par la méditation est sans pareil pour nous aider à réaliser ce type de compréhension et un bonheur serein.

© Peinture de François SCHLESSER
Parole inspirée du Vénérable Hénépola Gunaratana
"Méditer au quotidien"

25.7.09

Une tout autre perspective - Troisième partie : "Ce qui est difficile vaut mieux que ce qui est impossible".

Bonheur et paix. Voilà véritablement les deux espoirs majeurs de l'existence humaine, ce que nous recherchons tous. Il est parfois difficile de le percevoir, car nous recouvrons ces objectifs essentiels par des objectifs de surface. Nous voulons de la nourriture, de l'argent, des plaisirs sexuels, des possessions, et du respect. Nous disons même que l'idée du bonheur est top abstraite. "Écoutez, je suis un type pratique. Donnez-moi seulement assez d'argent et j'achèterai tout le bonheur dont j'ai besoin". Malheureusement, c'est une attitude qui ne marche pas. Examinez chacun de vos objectifs et vous verrez qu'ils sont superficiels. Vous voulez de la nourriture, pourquoi ? " Eh bien, si je manque, je n'aurai plus faim, et je me sentirai bien" Ah ah ! Vous vous sentirez bien. Maintenant nous parlons de choses sérieuses. Ce ne sont pas les objectifs de surface que nous recherchons véritablement. Ils ne sont que des moyens pour parvenir au but. Ce que nous cherchons vraiment, c'est cette sensation de soulagement qui se produit lorsque la tension est satisfaite. Soulagement, détente, plus de désir.


Alors, quel est ce bonheur ? Pour le plus grand nombre d'entre nous, le bonheur consisterait à obtenir tout ce que nous voulons, à être capable de tout contrôler, de jouer César, à pouvoir faire tourner le monde comme nous aimerions qu'il tourne? Une fois encore, les choses ne fonctionnent pas ainsi. Regardez les gens qui, dans l'histoire, ont réellement possédé ce pouvoir extrême. Ils n'étaient pas heureux. De façon sûre, la plupart d'entre eux n'étaient pas en paix avec eux-mêmes. Pourquoi ? Parce qu'ils étaient conduits à commander au monde de manière absolue et qu'ils ne le pouvaient pas. Ils voulaient contrôler tous les hommes et il en restait pour refuser d'être contrôlés. Ils ne pouvaient pas contrôler les étoiles. Ils tombaient malades. Et ils étaient obligés de mourir.


Vous ne pouvez jamais avoir tout ce que vous voulez. C'est impossible. Heureusement, il y a une autre solution. Vous pouvez apprendre à contrôler votre mental, à vous placer en dehors de cet incessant cycle de désirs et d'aversions. Vous pouvez apprendre à ne pas vouloir ce que vous voulez, à reconnaître les désirs mais à ne pas être contrôlé par eux. Cela ne veut pas dire que vous vous couchiez sur la route et que vous invitiez tout le monde à vous marcher dessus. Cela veut dire que vous continuez à vivre une vie d'aspect normal, mais que vous vivez à partir d'un nouveau point de vue. Vous faites les choses qu'une personne doit faire, mais vous êtes libéré de la pulsion obsessive et contraignante de vos propres désirs. Vous pouvez avoir peur de quelque chose, mais sans être obligé de rester à trembler.
Ce type de développement mental est difficile. Il prend des années. Mais essayer de tout contrôler est impossible, et ce qui est difficile vaut mieux que ce qui est impossible.

© Peinture de François SCHLESSER
Parole inspirée du Vénérable Hénépola Gunaratana
"Méditer au quotidien"

Une tout autre perpective - deuxième partie : "S'attacher, rejetter, ignorer"


L'essence de notre expérience est le changement. D'instant en instant la vie s'écoule et n'est jamais la même. L'altération perpétuelle est l'essence de l'univers de perception. Une pensée apparaît dans notre esprit, et une demi-seconde plus tard elle est partie. Une autre se présente, et la voici partie également. Un son frappe à nos oreilles et c'est le silence. Ouvrez les yeux, et le monde entre à flots, fermez les, il est parti. Les gens font irruptions dans votre vie et repartent. Les amis disparaissent. Les membres de la famille meurent. La chance grimpe et descend. Parfois vous gagnez et aussi souvent vous perdez? C'est un incessant changement. Changement. Changement. Deux moments ne sont jamais semblables. Il n'y a rien de mal à cela. C'est la nature de l'univers. Mais la culture de l'humanité nous a enseigné de bizarre réponses à ce flux incessant. Nous rangeons les expériences dans des catégories. Nous essayons de faire entrer chaque perception, chaque changement mental de ce courant sans fin, dans l'un des tiroirs suivants : bien, mal, sans intérêt. Ensuite, selon celui que nous avons utilisé, notre perception s'effectue à un travers un jeu de réponses mentales standardisées.

Si une perception particulière a été étiquetée " bonne", nous essayons de figer le temps juste à cet instant. Nous nous accrochons à cette pensée particulière, nous la caressons, nous l'embrassons, et essayons de l'empêcher de s'échapper. Lorsque nous n'y parvenons pas, nous mettons tous nos efforts pour répéter l'expérience qui l'a produite. Nous appellerons cette habitude mentale " s'attacher".
De l'autre côté du mental se trouve le tiroir qui porte l'étiquette "mal". Lorsque nous percevons quelque chose de "mal", nous essayons de le repousser. Nous essayons de le nier, de le rejeter, de nous en débarrasser de toutes les manières possibles. Nous nous battons contre notre propre expérience. Nous fuyons des parties de nous-même. Nous appellerons cette habitude mentale "rejeter".

Entre ces deux réactions se trouve le tiroir "neutre". Là, nous rangeons les expériences étiquetées ni "bien" ni "mal". Elles sont tièdes, neutres, sans intérêt et ennuyeuses. Nous les rangeons pour pouvoir les ignorer et reporter notre attention là où l'action se trouve, c'est à dire sur notre incessant manège de désirs et d'aversions. Toute cette catégorie d'expériences est dépouillé de sa juste part d'attention. Nous appellerons cette habitude mentale "ignorer".


Le résultat direct de cette folie est un perpétuelle course vers nulle part, une bataille incessante pour le plaisir, une fuite sans fin devant la douleur et l'ignorance perpétuelle de 90 % de notre expérience. Vous vous demandez pourquoi la vie a un goût si fade ? En fin de compte, c'est un système qui ne marche pas. Aussi grand soit l'effort dans votre poursuite du plaisir et du succès, il vous arrive d'échouer. Aussi rapide que vous soyez pour éviter la souffrance, elle vous rattrape parfois. Et, entre ces deux moments, la vie est ennuyeuse à en pleurer. Nous avons construit des murs autour de nous et sommes pris au piège dans la prison de nos propres mensonges et de nos aversions. Nous souffrons.

Souffrance est un grand mot dans la pensée bouddhique. Il signifie le profond, subtil sens d'insatisfaction qui fait partie de chaque moment mental et qui résulte directement de la routine du fonctionnement mental. L'essence de la vie est souffrance, à dit le Bouddha. A première vue, cela semble morbide et pessimiste. Et même faux. Après tout, il y a bien des fois où nous sommes heureux, n'est-ce pas ? Non, il n'y en a pas. Cela semble seulement le cas. Prenez n'importe quel moment où vous vous sentez réellement comblé et examinez-le attentivement. Sous la joie, vous trouverez ce fin courant sous-jacent de tension qui pénètre tout, et, aussi merveilleux que soit cet instant, il va se terminer. Aussi grand soit ce que vous venez de gagner, vous allez en perdre une partie et passer le reste de vitre vie à préserver ce que vous possédez ou à faire des plans pour gagner plus. Et en fin de compte, vous allez mourir. A la fin, vous perdrez tout. Tout est éphémère.

Plutôt triste, n'est-ce pas ? Heureusement, ce n'est pas le cas. Pas du tout. C'est seulement désolant lorsque vous voyez les choses depuis le niveau ordinaire de la perspective mentale, celui où fonctionne la machine mentale.
En dessous de ce niveau se trouve une tout autre perpective, une manière complétement différente de regarder l'univers.

© Peinture de François SCHLESSER
C'est un niveau où le mental n'essaye pas de fixer le temps, où nous ne nous attachons pas à notre expérience à mesure qu'elle se déroule, où nous n'essayons pas de repousser les choses au-dehors et de les ignorer. c'est un niveau d'expérience au-delà du bon et du mauvais, au-delà du plaisir et de la peine. C'est une manière merveilleuse de percevoir le monde, et c'est un talent qui peut s'apprendre. Ce n'est pas facile, mais cela s'apprend.

Parole inspirée du Vénérable Hénépola Gunaratana
"Méditer au quotidien"

24.7.09

Une tout autre perpective -première partie : Le monstre en nous

La médiation n'est pas facile. Elle prend du temps et de l'énergie. Elle demande d'avoir du cran, de la détermination et de la discipline. Elle requiert une foule de qualités personnelles que nous considérons normalement comme exigeantes et que nous aimons éviter autant que faire se peut. Nous pouvons les résumer en deux mots : courage et aventure.


C'est certainement beaucoup plus facile de simplement se laisser aller, de regarder la télévision. Aussi, pourquoi s'en préoccuper ? Pourquoi dépenser toute cette énergie et tout ce temps alors que vous pourriez l'utiliser pour sortir et vous amuser ? Pourquoi ? C'est simple. Parce que vous êtes un être humain. Et que de ce fait vous êtes l'héritier d'une insatisfaction inhérente à la nature humaine qui ne vous quitte pas. Vous pouvez la supprimer de votre conscience pendant un temps. Vous pouvez vous distraire pendant des heures, mais elle revient toujours, et généralement lorsque vous vous y attendez le moins. Tout à coup, comme sil elle tombait du ciel, vous vous redressez, vous faites le point, et vous comprenez votre véritable situation dans la vie.
D'un seul coup, vous prenez conscience que vous consacrez la totalité de votre vie pour vous en sortir tout juste. Bien sûr, vous sauvez la face. Vous arrivez à joindre les deux bouts, à avoir l'air en forme, vu de l'extérieur. Mais le désespoir, les moments où vous avez l'impression que tout vous tombe dessus, vous les gardez pour vous-même. C'est un vrai gâchis. Et vous le savez. Mais vous le cachez très bien. En même temps, quelque part, bien en dessous de la surface, vous savez qu'il faut qu'existe une autre façon de vivre, une meilleure manière de voir le monde, un moyen de toucher la vie plus complètement. Et cela vous arrive. Par hasard, de temps en temps. Vous décrochez un bon job. Vous tombez amoureux. Vous marquez des points. Pendant un temps, les choses sont différentes. La vie revêt une richesse et une clarté qui font s'évanouir les mauvaises passes et la monotonie de la routine.
Toute la texture de votre expérience est changée et vous vous dites : "Ça y est. J'ai gagné. Maintenant je vais être heureux." Et puis c'est reparti. Une fois de plus, tout s'évanouit comme la fumée dans les courant d'air. Il ne vous reste qu'un souvenir. Et la vague connaissance que quelque chose va de travers.


Mais il existe réellement un autre royaume de profondeur et de sensibilité disponible. Simplement, vous ne le voyez pas. Vous en arrivez à vous sentir isolé, coupé de tout. Vous avez l'impression d'être séparé de la saveur de l'expérience par une enveloppe de coton. Vous ne touchez pas vraiment la vie. Vous ne gagnez plus. Et puis, même ce vague sentiment disparaît. Vous voici de retour dans la vieille réalité. De nouveau le monde a l'air d'un guêpier, ennuyeux et insipide. Pour le mieux, ce sont de véritable montagnes russes émotionnelles. Vous passez une grande partie de votre temps en bas de la rampe, gémissant après les sommets.

Alors, qu'est-ce qui ne va pas ? Vous êtes malade ?
Anormal ? Non. Vous êtes simplement humain. Et vous souffrez de la maladie même dont tous les êtres humains sont affectés. C'est un monstre à l'intérieur de nous tous, qui possède de nombreux aspect: stress chronique, manque de compassion véritable pour les autres, y compris ceux qui nous sont les plus chers, sentiments érodés, torpeur des émotions. De très nombreux aspects, vraiment.


Aucun de nous n'en est entièrement libéré. Nous pouvons le nier. Essayer de le supprimer? Construire une culture entière autour de lui, faisant comme s'il n'était pas là, et nous distrayant pour éviter sa présence avec des buts, des projets, et des honneurs. Mais il ne s'en va jamais. C'est un courant sous-jacent à chaque pensée, à chaque perception. Une petite voix derrière la tête qui n'arrête jamais de dire: "Ce n'est pas encore cela, c'est insuffisant. Il m'en faut plus. Il faut que ce soit mieux." C'est un monstre, un monstre qui se manifeste partout, sous des formes subtiles.
Allez à une soirée. Écoutez les rires, ces voix légèrement crispées qui rient en surface et pleurent en dessous. Sentez la tension, la pression. Personne n'est vraiment détendu. On fait semblant. Allez à un match. Observez les supporters. Voyez les accès de colère irrationnels, la frustration incontrôlée qui s'exprime sous le voile de l'enthousiasme ou de l'esprit d'équipe. Les huées, l'égoïsme sans retenu au nom de la loyauté d'équipe. La boisson, les bagarres. Tout ces gens qui, désespérément, essayent de relâcher leur tension intérieure. Ce ne sont pas des gens en paix avec eux-mêmes. Observez les informations à la télévision. Écoutez les paroles des chansons à succès.
La vie ressemble à une lutte perpétuelle, à un formidable effort avec un taux de réussite infime. Et quelle est notre solution à toute cette insatisfaction ? Nous nous empêtrons dans le syndrome du "si seulement". Si seulement j'avais plus d'argent, alors je serais heureux. Si seulement je pouvais trouver qu'un qui m'aime vraiment, si seulement je pouvais perdre 10 kilos, si seulement j'avais un écran plat, un jacuzzi, de beaux cheveux, et ainsi de suite, sans fin.


Alors d'où vient tout ce gâchis ? Il vient des conditions de notre propre esprit. C'est un ensemble d'habitudes mentales profondes, subtiles et envahissantes, un noeud gordien que nous avons construit petit à petit, et que nous pouvons dénouer de la même façon, une chose à la fois. Nous pouvons accorder notre conscience, draguer chaque épave et l'amener à la lumière. Nous pouvons rentre l'inconscient conscient, doucement, pas à pas.

© Peinture de François SCHLESSER
Parole inspirée du Vénérable Hénépola Gunaratana
"Méditer au quotidien"

23.7.09

Nouvelle auteur

Lors de la création de ce blog, je souhaitais qu'il soit un espace d'échange et de collaboration. http://hardworlds.blogspot.com/2007/09/salut.html
Depuis cette époque beaucoup de mes préoccupations ont changé, je voulais changer le monde ! C'est en grande partie ce pour quoi j'ai fais et aimé l'économie.
Je pensais qu'en changeant les lois, qu'en organisant autrement la société, la répartition des ressources, les Humains pourraient vivre en harmonie entre eux et avec la Terre. Je pensais que la politique et l'économie étaient les principaux leviers d'un monde meilleur.
Aujourd'hui je sais que cette harmonie est possible.
Mais je suis désormais certain que c'est par l'éveil des consciences que l'on peut l'atteindre. Par la prise de conscience individuelle.
Alors je prends le parti d'éveiller la seule conscience sur laquelle je puisse agir...la mienne.

J'ai l'immense honneur d'accueillir ambroisie79 comme nouvelle auteur de ce blog.

L'ambroisie est duale, paradoxale.
L'ambroisie est d'une part, une plante sauvage, qui nuit à la santé, envahissante et allergène. L’ambroisie est peut-être, parmi toutes les mauvaises herbes, celle qui mérite le mieux son qualificatif. Non seulement elle colonise champs et jardins, mais en plus, son pollen est particulièrement dangereux et cause allergies, asthme, conjonctivites, eczéma et urticaire. Une personne sur dix est touchée, et ça empire d’année en année. Il suffit de cinq grains de pollen par mètre cube d’air à peine pour que les symptômes apparaissent !


L’une des vertus de l’ambroisie est d’être, comme beaucoup de plantes, bio-indicatrice. C’est-à-dire que sa présence nous renseigne sur un certain nombre d’éléments, tels que l’état des sols, le niveau de pollution.
L’ambroisie est une plante des sols pauvres, qui pousse volontiers dans les régions arides. Elle prolifère sur les sols abîmés, qui ont perdu leur humus, et dont la structure a été détruite. Elle aime les sols secs, et tolère le sel, ce qui lui permet de pousser au bord des autoroutes. Sa présence massive nous donne donc une information claire : les sols de la région sont en train de se désertifier, détruits par l’agriculture intensive, la pollution et l’urbanisation mal maîtrisée.

Voici une bien curieuse présentation ! Je suis certain qu'ambroisie79 saura nous montrer la pauvreté de nos terres, qu'elle mettra le doigt sur les points douloureux. Qu'elle sera un miroir fantastique et précieux.
Sois la bienvenue !

Dans la mythologie grecque, l'ambroisie est aussi une substance divine ! Son premier rôle est de nourrir les Dieux de l'Olympe. Priver un dieu du nectar et de l'ambroisie est l'un des pires châtiments qui puisse lui être infligé, à hauteur d'un crime capital.


Les dieux en oignent également leurs favoris, pour préserver leur corps ou leur conférer l'immortalité. L'ambroisie a donc des vertues cosmétique, le second usage consiste à rendre immortel un mortel.

Comment ne pas avoir d'attente suite à toute ses promesses ? Rend nous beau, et mène nous vers l'immortalité, ambroisie79.
Sois la bienvenue !

Je ne sais pas ce qu'elle y écrira, je ne l'ai jamais vraiment lu, ni même jamais rencontré. Nous aimons tout deux écrire ; elle a carte blanche. Je suis certain de son talent et je ressens sa présence comme une chance. Sa grande douceur féminine apportera beaucoup.

Sois la bienvenue !


Que faire de nos schémas ?


Correspondance :

Bonjour,

Je me permet de vous écrire afin de trouver de l'aide dans la problématique que je traverse actuellement.

J'ai conscience qu'une chance m'est donné à présent et je souhaite la saisir.

"Je n'aime pas les gens qui m'aiment et j'aime les gens qui ne m'aiment pas".

Ceci est flagrant car une femme m'a montré son affection il y a peu. Elle semblait amoureuse. De toute objectivité, je la voyais parfaite et me convenir totalement mais mon coeur ne vibrait pas pour elle.
Ainsi, j'ai jugé juste de lui décrire cet état de fait. ( ce qui n'était pas juste, mais simplement la volonté de saboter une relation qui pouvait éventuellement devenir heureuse)

Brisé par cette nouvelle, elle ferma son coeur à mon égard pour se protéger.

C'est à ce moment là que mon coeur décide alors de vibrer pour elle !
Au vu de cette absurdité, je ne me laisse pas emporter par cet élan, qui n'est plus légitime et qui est clairement une réaction à son éloignement.

Le temps passant, mon sentiment de souffrance devant cette situation, ne cesse de grandir. Elle me manque terriblement, mon mental tourne à plein régime, obsession.

Jusqu'à hier soir, après une journée d'obsession et de souffrance constante à son égard, j'ai l'occasion de lui exprimer mes sentiments.
Elle répond à ceux-ci avec joie, et je m'aperçois qu'elle n'a pas cessé de m'aimer.

La souffrance s'en alla immédiatement et laissa mon coeur froid de nouveau. Il ne resta même pas l'amour que je croyais être, seulement le soulagement.

Je ne peux pas lui dire, désolé je me suis trompé, c'est un mécanisme fou qui est en moi qui fait que je crois t'aimer quand je pense que tu ne m'aimes pas.

Étant à l'écoute de mes sensations, je vois désormais claire dans ce mécanisme.
Je ne souhaite pas y rester car il me prive de la joie d'être aimé par quelqu'un qui m'aime et d'aimer réellement.

Je comprends pourquoi je suis attiré par des personnes qui ne me conviennent pas et combien ma blessure initiale d'abandon joue un rôle déterminant dans mes relations humaines.

Je me sens déterminé à traverser cette épreuve mais je ne vois pas comment m'y prendre.

Si vous pensez pouvoir m'aider, je vous en serais reconnaissant.

Yaacov Yan


Bonjour Yan,

Ce que vous me décrivez est très clair pour moi. Ce qui est clair pour vous, ce sont les symptômes qui n'ont que peu d'importance. Ce qui est important c'est votre inconscient, les programmes inscrits dans votre petite enfance au fin fond de votre cerveau. Il n'y a aucune autre solution que de s'engager sincèrement dans une voie spirituelle, c'est un travail de longue haleine, de courage, de persévérance et de souffrance qui s'offre à vous. En attendant, essayez de pratiquer la prière mais pas pour enlever les symptômes, attaquez-vous à la racine du problème, votre relation avec votre mère dans son ventre et à la naissance. Votre principale blessure n'est pas l'abandon mais la trahison, du moins ce que vous croyez être de la trahison au moment de votre naissance. Aimez, c'est faire confiance à l'être qui vous aime, ce qui est impossible pour vous pour le moment.

Il est important que vous vous engagez dans une recherche sur votre inconscient. Choisissez la thérapie que vous voulez, à condition qu'elle ne s'occupe pas des symptômes. Mon livre, en le lisant, en le relisant, avec une conscience méditative peut vous aider dans votre recherche.

En compassion pour votre chemin,

21.7.09

"Le zen va droit au cœur. Vois ta véritable nature et deviens Bouddha" Bodhidharma


Daruma

Le mythe de Bodhidharma :

On dit que le thé a été découvert par Bodhidharma le fondateur du zen.
L'histoire est belle; il médita pendant neuf ans face à un mur. Neuf ans ! Simplement face à un mur, continuellement; il était parfois naturel qu'il puisse commencer à tomber de sommeil.

Il lutta et lutta contre le sommeil. Souvenez-vous, le sommeil métaphysique, l'inconscience... Il voulait rester conscient, même endormi, il voulait être dans la conscience continuellement, la lumière devait brûler jour et nuit, durant vingt-quatre heures. C'est ce qu'est dhyana; ce qu'est la méditation; une conscience.

Une nuit il sentit qu'il lui était impossible de rester éveillé; il tombait de sommeil. Il se coupa les paupières et les jeta ! Maintenant il ne pourrait plus fermer les yeux. L'histoire est belle. Pour arriver aux yeux intérieurs, les yeux extérieurs doivent être jetés; c'est le prix à payer. Et qu'arriva t'il ? Quelques jours plus tard il s'aperçut que ces paupières qu'il avait jetées sur le sol commençaient à prendre racine et cette pousse devint le thé. C'est pourquoi lorsque vous buvez du thé, quelque chose de Bodhidharma pénètre en vous et vous ne pouvez pas vous endormir. Bodhidharma méditait sur la montagne appelée T'a, c'est pourquoi on l'appelle thé. Il vient de cette montagne où Bodhidharma a médité pendant neuf ans; c'est une parabole.

Lorsque le maître zen dit: "Prenez une tasse de thé" il dit: "Goûtez un peu de Bodhidharma. Ne vous tracassez pas avec ces questions; Dieu existe t'il ou pas, qui a créé le monde, où est le ciel et où est l'enfer et quelle est la théorie du Karma ou de la réincarnation".

Lorsque le maître zen dit: "Oubliez tout et prenez une tasse de thé", il veut dire: "Soyez plus conscient, ne vous intéressez pas à toutes ces bêtises, cela ne vous aidera pas du tout".




Bodhidharma et l'origine des arts martiaux :

On sait que la plupart des arts martiaux connus remonte au 5/6ème siècle après JC, durant lequel se déroula la « légende » de Bodhidharma (connu sous le nom de Bodai Daruma au Japon, tenu pour être le fondateur de l’école de bouddhisme chan (zen au Japon)): un moine venu d’Inde se présenta devant les portes du monastère de Shaolin après avoir parcouru un long chemin et visité plusieurs monastères.

Là, les moines lui refusèrent l’entrée du monastère ; il resta assis neuf années durant à méditer en contemplant les portes du monastère, à tel point qu’il les auraient percées par son regard. Il acquit le respect des moines ces derniers lui permirent de rentrer dans le monastère. Il constata la condition physique déplorable des moines qui passaient leur temps à recopier des textes sacrés, il leur fit subir un entraînement comprenant des techniques respiratoires et des mouvements de défense pour qu’ils puissent supporter les longues heures de méditation qui constituaient sa définition de la pratique du bouddhisme et qu’ils puissent se défendre en cas d’attaques de brigands.

Ces mouvements, développés en Inde par l’imitation des poses des animaux et influencés par l’évolution dans le domaine de la connaissance du corps (médecine, étude des points vitaux) ainsi que par la pratique du yoga, sont à la base de nombre d’arts martiaux tel que le wushu (appelé kung fu en Europe).

C’est à Shaolin que se sont développés les premiers arts martiaux codifiés et transcrits, d’où la renommée des arts martiaux de ce monastère, et c’est de là qu’ils se sont aussi répandus à travers l’Asie orientale. Au fur et à mesure de leur évolution et de leur diffusion, les arts martiaux se sont imprégnés de philosophie et de spiritualité, donnant lieu à plusieurs courants, certains cherchant une arme, d'autres un élévement spirituel.

Il n'y a pas d'amour heureux



Rien n'est jamais acquis à l'homme Ni sa force
Ni sa faiblesse ni son coeur Et quand il croit
Ouvrir ses bras son ombre est celle d'une croix
Et quand il croit serrer son bonheur il le broie
Sa vie est un étrange et douloureux divorce
Il n'y a pas d'amour heureux

Sa vie Elle ressemble à ces soldats sans armes
Qu'on avait habillés pour un autre destin
A quoi peut leur servir de se lever matin
Eux qu'on retrouve au soir désoeuvrés incertains
Dites ces mots Ma vie Et retenez vos larmes
Il n'y a pas d'amour heureux

Mon bel amour mon cher amour ma déchirure
Je te porte dans moi comme un oiseau blessé
Et ceux-là sans savoir nous regardent passer
Répétant après moi les mots que j'ai tressés
Et qui pour tes grands yeux tout aussitôt moururent
Il n'y a pas d'amour heureux

Le temps d'apprendre à vivre il est déjà trop tard
Que pleurent dans la nuit nos coeurs à l'unisson
Ce qu'il faut de malheur pour la moindre chanson
Ce qu'il faut de regrets pour payer un frisson
Ce qu'il faut de sanglots pour un air de guitare
Il n'y a pas d'amour heureux

Il n'y a pas d'amour qui ne soit à douleur
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit meurtri
Il n'y a pas d'amour dont on ne soit flétri
Et pas plus que de toi l'amour de la patrie
Il n'y a pas d'amour qui ne vive de pleurs
Il n'y a pas d'amour heureux
Mais c'est notre amour à tous les deux


Louis Aragon (La Diane Francaise, Seghers 1946)
Meilleur version Mr Georges Brassens

20.7.09

Le voyage


La vie est une continuité, toujours et toujours. Elle ne va vers aucune destination finale, elle va vers. Simplement un pèlerinage, simplement le voyage en lui-même est la vie, non le fait d'atteindre à un certain point.
Aucun but - simplement danser et être en pèlerinage, se déplacer joyeusement, sans se tracasser à propos d’une destination. Que ferez-vous lorsque vous aurez atteint une destination ? Personne n'a demandé cela, parce que tout le monde essaye d'avoir une certaine destination dans la vie. Mais les implications...
Si vraiment vous atteignez la destination de la vie et après, quoi ? Alors vous aurez l’air très embarrassé. Nulle part où aller... vous avez atteint la destination finale et pendant le voyage vous avez tout perdu, il vous a fallu tout perdre. Aussi vous tenant nu à la destination finale, vous aurez l’air d’un idiot : quel était le but ? Vous vous hâtiez si fortement, vous vous inquiétiez si fortement et c'est cela le résultat !

Osho Rinzai: Master of the Irrational Chapter 7

18.7.09

Un ego pour nous mettre sur le chemin. Un but pour le dépasser et nous emmener loin.

En y regardant de plus prêt, je m'aperçois que le plus dure finalement ce n'est pas d'atteindre ses objectifs puisque nous avons tous la possibilité d'attirer vers nous tous ce que nous désirons sincèrement. La plus grande difficulté est de savoir ce que l'on veut vraiment. C'est d'avoir des objectifs à notre hauteur, avec une intention claire, le plus dure c'est l'engagement.

Voila plusieurs mois (j'ai presque envie d'enlever le "s" de mois) que je commande et commande des choses à l'Univers. J'ai commandé "une maîtresse tantrique qui me mène vers la spiritualité" et j'ai rencontré Carolle avec laquelle j'ai passé les plus dures et plus beaux moments de mon existence et de cette épreuve de passion fusionnelle destructrice est venue une compréhension accrue des rythmes de la Vie. Commande largement exaucé, je n'en espéré pas tant !


J'ai commandé des voyages et je suis partie en Chine, en Israel, à Paris, à Nice, à Lyon, au Mont blanc et ce en moins d'un an. Plus de 4 mois de voyage, de bonheur, de découverte.
J'ai commandé un corps musclé, en parfaite santé et fort et je peux assurer que la transformation à bien eu lieu.
J'ai commandé des femmes qui tombent amoureuses de moi, et elles sont venues apportant avec elles tout ce que la passion amène de souffrance, de confusion, d'incompréhension mais aussi de joie et de folie positive.
J'ai commandé un appartement et il est arrivé.
J'ai commandé des milliers de place de parking, la sécurité de ma voiture et depuis pas un pv je n'ai reçu et je trouve toujours où me garer.
J'ai commandé la sérénité, la joie, l'amour, de m'adoucir, de découvrir ...
J'ai commandé mille choses, peut être dix mille, peut être cent mille...bien plus encore.
Et j'ai toujours été exaucé, toujours.


Je remercie le ciel d'être si bon et de nous aimer si fort.

En utilisant et découvrant cette technique de visualisation, j'ai changé ma vie en profondeur. J'en suis très heureux car cela ouvre toute les possibilités. Je peux être et avoir tout ce que j'imagine. C'est la lampe d'Aladin sauf qu'on ne s'arrête pas à trois voeux. Aladin c'est juste fait arnaquer.

Mais il est arrivé un moment où ma satisfaction ne pût plus être accrue. J'ai tout simplement manqué d'imagination, manqué de rêve, manqué de vision, manqué d'ambition, manqué d'une nouvelle intention pour déterminer la prochaine étape, la prochaine marche. Je suis monté haut sur ma montagne et je n'ai su mettre la barre encore plus haut.
Alors, je me suis retrouvé "blasé" même si le mot est un peu fort, il signifie assez bien cette lassitude.
Aucune de mes commandes ne m'apporta une sérénité permanente (existe-t-elle seulement ?) , et à chaque fois qu'une satisfaction fût comblée, une insatisfaction naissait. Les choses une fois possédées n'ont décidément plus le même goût et tel un enfant capricieux je me lassais vite de mes nouveaux jouets.
J'ai cessé d'être assidu, de commander avec ferveur, de faire mon sport et de poursuivre mes bonnes résolutions qui m'ont pourtant si bien réussies. A quoi bon ! je ne sais pas être heureux me suis-je dis, ou encore je saurais me contenter de ce que j'aurais, j'ai la foi alors maintenant je ne crains plus rien. J'ai oublié si vite la souffrance et les leçons acquisent ? Elles ne le sont jamais ; acquisent et oui, j'ai oublié.

Je suis redescendu de ma montagne, la tête ne s'élevant plus vers les cieux fût bien basse soudain.
Pendant la descente, j'ai pu comparer le niveau de satisfaction que j'avais atteint précédemment et voir combien il était exceptionnel. J'ai recroisé la souffrance, le doute, la douleur, le mental fou. Et stupéfaction j'eus envie d'y remonter.
Encore ce même schéma, encore ce même cycle, encore ce même rythme.

Tout le chemin parcouru jusqu'ici est celui de l'ego, celui de "celui qui veut".

Initialement, l'ego est un atout pour s'elancer sur le chemin, il apporte ambition, volonté. Un ego faible conduit à l'état dépressif, à un mal être, au désintéressement, à la morosité, à l'ennuie, à la lassitude, à la déprime. Et comment travailler lorsqu'on a mal partout ? Vais-je pouvoir méditer longtemps avec une douleur aigue dans la jambe ? Au début certe non, sauf si j'ai une grande volonté, une grande motivation, un grand ego.


Un chemin spirituel commence donc avec l'ego et par l'ego. J'ai envie d'être heureux, j'ai envie de sortir des cercles, j'ai envie d'atteindre la plénitude,j'ai envie que cesse la souffrance, j'ai envie d'être bien, j'ai envie de me connaître, j'ai envie de m'approcher de D.ieu. Quelque soit ce dont j'ai envie, cette envie est un moteur si l'ego est suffisament fort.

Mais l'ego fort n'est pas suffisant, il obscurcie la vision de celui qui veut se connaître. Cet ego a besoin d'une ligne à suivre, il faut une voix claire.
Une intention vers laquelle s'élever. Il faut avoir l'idée claire de "l'idée la plus élevé de soi même". Motiver notre engagement, car la pratique demande détermination, rigueur et discipline. Même et surtout quand le chemin est difficile.

Pour être motiver il faut un but. Si on perd le but, on perd la motivation et on arrête la pratique.

Pourtant rien n'est garanti, jamais. L'ego gagne en pouvoir sur le chemin, il se nourrit des petites victoires de la pratique, des nouveaux pouvoirs acquis et aspire à de plus grandes victoires encore.
Le chemin n'étant pas balisé, on s'égare souvent au moment où l'on pense être dans le vrai. C'est toute la beauté du chemin. Ce n'est pas une autoroute, il est sinueux, surprenant, plein de ramification, de choix et d'inconnu.


Il est toujours nouveau, neuf et c'est peut être le seul repère. Que si on est pas dans le nouveau, qu'on acceuil pas le neuf alors on est pas entrain d'avancer sur le chemin. Tout dépend bien entendu du but que l'on vise.

Mais qu'en est-il du chemin spirituel ? Car souvent j'entends parler de la mort de l'ego. Comment mon ego mourrait-il alors qu'il m'aide à élever ma barre et qu'il se renforce au fil de mes avancés ?

La pratique consiste simplement à s'observer, en étant simplement le témoin de sa vie. S'observer "objectivement" sans jugement. S'observer en permanence.

Ainsi l'observation mène à la compréhension car elle permet de voir les schémas dans lesquels notre personnalité, notre ego s'enferme.

L'observation permet la guérison, car en se voyant, en rendant conscient tout nos choix, nous avons alors la possibilité d'en faire de nouveau.

Si je met un pantalon trop petit pour moi, je vais me sentir mal dedans mais tant que je n'ai pas vu que c'est le pantalon qui est la cause du malaise, je continu à le porter. En revanche, à l'instant où je comprends que ce mal vient du fait que l'on pantalon serre ma taille, alors je décide de ne plus le porter.

Le sage est celui qui arrête de porter des vêtements qui ne lui vont plus.

Mais cela demande de la motivation. Car s'observer ainsi et au départ très difficile, et faire les grands changements que la compréhension apporte réclame beaucoup de courage et de conviction. Et peu à peu le chemin devient plus claire.


L'ego finit par mourir tous seul lorsqu'il ne sert plus. On ne peut se forcer à être sans ego, comme on ne peut se forcer à lâcher prise. Ce sont des étapes atteintes sur le chemin mais certainement pas des buts. Ce sont des conséquences de la pratiques, elles ne nécessitent aucun effort pour être atteinte. Elles le sont quand elles sont prêtes à l'être.

Comme pour le sportif qui veut sauter 2.5 mètres de hauteur. Il vise un objectif élevé. Il pratique encore et toujours.

Le fait qu'un jour il saute 2 m n'est qu'une étape du chemin, elle arrive naturellement. Elle est naturelle car le but est plus lointain.

La difficulté est de trouver le plus haut but qu'y soit. Et de ne pas confondre une étape avec le but. Sinon on risque de s'arrêter à 2 m au lieu de sauter 2 m 50.
Bien sur 2m50 n'est qu'une étape car les Hommes iront bien plus haut. Et c'est dans ce sens que si un Homme s'élève il élève tous les autres avec lui.
Quand un homme atteint 2m50 alors l'objectif de tous devient 3 m.
Bien souvent, au début le jeune sportif saute pour impressionner les autres, pour faire plaisir à ses parents, pour être meilleur que les autres...par ego. Mais devenu champion il s'exerce pour lui, pour se connaître, pour son idée la plus élevé de lui même, pour sa plus grande joie.


Ainsi me voila convaincu que l'ego nous met sur le chemin qui mène au chemin.

17.7.09

La chaleur ? Quelle chaleur ?

Suite du précédent post


Ca me rappel une blague de trois personnes qu'y arrivent en enfer. L'une est catholique, l'autre juive, l'autre nouvel-âgiste. Le diable dit au catholique, d'une façon sarcastique : "Alors est ce que tu aimes cette chaleur ?" Le catholique dit en soupirant : "J'en fais offrande." Le diable demande alors au juif : " Et toi, aimes-tu cette chaleur ?" Le juif dit : "En effet, quoi d'autre pouvais-je m'attendre, qu'un plus grand enfer ?" Finalement, le diable s'adresse au nouvel-âgiste. " La chaleur ? demande le nouvel-âgiste en sueur. Quelle chaleur ?"

Elle est bonne. Mais je ne te suggère pas d'ignorer le problème, ou de faire comme s'il n'existait pas. Je te suggère de prendre note de la situation et ensuite d'en exprimer ta vérité la plus élevée.
Si tu es fauché, tu es fauché. Il est inutile de mentir à ce propos et, en fait, il est épuisant d'essayer de monter toute une histoire pour ne pas l'admettre. Mais c'est ce que tu penses de la situation : "il est mauvais d'être fauché", "c'est horrible", "je suis une mauvaise personne, parce que les bonnes personnes qui travaillent fort et prennent des initiatives ne sont jamais fauchées" etc, qui régit ta façon de ressentir le fait d'être fauché. Ce sont tes paroles à cet égards ("je suis fauché", "je n'ai pas un sous", "je n'ai pas d'argent") qui dictent combien de temps tu resteras fauché. Ce sont tes actions environnantes ( te plaindre, rester abattu, ne pas essayer de t'en sortir parce que " à quoi bon, de toute façon ?") qui créent ta réalité à long terme.
La première chose qu'il faut comprendre à propos de l'univers, c'est qu'aucune situation n'est "bonne" ou "mauvaise". Elle est, tout simplement. Alors cesse de poser des jugement de valeur.

La deuxième chose à savoir c'est que toutes les situations sont temporaires. Rien ne reste le même, rien ne demeure statique. De quelle façon une chose change, cela dépend de toi.


Conversation avec D.ieu

La vision la plus élevée

Écrire pour imprimer en soi. Pour que je brûle d'atteindre le but. Le viser encore et encore et nourrir ma motivation. Sans elle, aucune pratique ne peut persister, sans but, aucun chemin ne peut être parcouru.
Pour commencer sur le chemin, il faut un gros ego.


Le texte suivant est extrait de Conversation avec D.ieu :

Le commencement, c'est D.ieu. La fin, c'est l'action. L'action, c'est D.ieu en création - ou l'expérience de D.ieu.
Tu ne te crois pas suffisamment bien, pas suffisamment extraordinaire, pas suffisamment pur pour faire partie de D.ieu, pour être partenaire de D.ieu. Tu nies depuis si longtemps Qui Tu Es, que tu as oublié Qui Tu es.
Cela n'est pas arrivé par coïncidence : ce n'est pas accidentel. Tout cela fait partie du plan divin.
(...)
Veux-tu que ta vie prenne véritablement son "envol" ?
Alors change l'idée que tu t'en fais, que tu te fais de toi.
Pense, parle et agis comme le D.ieu Que Tu Es.
(...)
C'est ici que tes semblables vont interférer (...) tu seras calomniée et ils te cracheront dessus, ils t'insulteront et te délaisseront ; ils finiront par t'accuser, te juger, et te condamner à partir du moment où tu accepteras et adopteras ta cause sacrée -l'accomplissement de Soi.

Alors pourquoi le faire ?
Parce que tu ne te préoccupes plus de l'acceptation ou de l'approbation du monde. Tu n'es plus satisfait de ce que cela t'a apporté. Tu n'es plus content de ce que cela a donné aux autres. Tu veux que la douleur cesse, que la souffrance cesse, que l'illusion prenne fin. Tu en as assez de ce monde tel qu'il est présentement. Tu cherches un monde plus neuf.
Ne le cherche plus. A présent, provoque-le.

Peux-Tu m'aider à mieux comprendre comment faire ?


Oui. D'abords, tourne-toi vers ta Pensée le plus Élevée à propos de toi-même.
Imagine-toi tel que tu serais si tu vivais cette pensée chaque jour. Imagine ce que tu penserais, ferais et dirais, et comment tu répondrais à ce que feraient et diraient les autres.
Vois-tu une différence entre cette projection et ce que tu penses, fais et dis maintenant ?

Oui je vois pas mal de différence.

Bien. C'est normal, puisque nous savons qu'à présent, tu n'es pas en train de vivre ta vision la plus élevée de toi-même. Alors, ayant vu les différences entre ton état actuel et celui que tu veux atteindre, commence à changer (consciemment) tes pensées, paroles et actions de façon à les adapter à ta vision la plus merveilleuse.



Cela exigera un incroyable effort mental et physique. Cela entraîtrena une surveillance constante, à chaque instant, de chacune de tes pensées, de tes paroles et de chacun de tes gestes. Cela impliquera que tu fasses continuellement des choix conscient. Tout ce processus est un passage massif à la conscience. Ce que tu découvriras, si tu entreprends ce défi, c'est que tu as passé la moitié de ta vie inconscient, c'est-à-dire ignorant à un niveau conscient, de ce que tu es en train de choisir en matière de pensées, de paroles et d'actions, jusqu'à ce que tu en fasses l'expérience de ses conséquences. Ensuite, lorsque tu en expérimentes les résultats, tu nies tout rapport entre ces derniers et tes pensées, paroles et actions.

Je t'appelle à cesser de vivre dans une telle inconscience. C'est un défi auquel ton âme t'appelle depuis le commencement des temps.

Ce genre de surveillance mentale continuelle semble terriblement épuisante...

Elle le sera peut-être, jusqu'à ce qu'elle devienne une seconde nature. En fait, c'est ta seconde nature. Ta première nature est d'aimer inconditionnellement. Ta seconde est de choisir d'exprimer ta première nature, ta vraie nature, de façon consciente.

Excuse-moi, mais ce genre de mise au point continuelle de tout ce que je pense, dis et fais, est-ce que ça ne me rendrait pas ennuyeux comme la pluie ?

Jamais. Différent, oui. Ennuyeux, non. Jésus était-il ennuyeux ? Je ne pense pas. Le Bouddha était-il ennuyeux pour ceux qui le fréquentaient ? Les gens accouraient, suppliaient d'être en sa présence. Aucun de ceux qui atteint la maîtrise n'est ennuyeux. Singulier, peut-être. Extraordinaire peut-être. Mais ennuyeux, jamais.

Alors veux-tu que ta vie "prenne son envol" ? Commence tout de suite à l'imaginer telle que tu veux qu'elle soit - et entre là dedans. Examine toute pensée, toute parole et toute action qui ne s'accorde pas avec cela. Eloigne t'en.
Lorsque tu as une pensée qui n'est pas alignée sur ta visoin supérieurs, passe à une nouvelle pensée, sur le champ. Lorsque tu dis une chose qui n'est pas alignée sur ton idée la plus grandiose, prends note de ne plus rien dire de semblable. Lorsque tu fais une chose qui n'est pas aligné sur ta meilleure intention, décide que c'est pour la dernière fois. Et, si possible, arrange les choses avec tous ceux qui étaient concernés.

Prière de soutient au cheminement



"Mon d.ieu aide-moi à être libre,

Libre du jugement : de l'autre sur moi, de moi sur l'autre et de moi sur moi,
Libre du contrôle,
Libre de la fusion, de l'attachement,
Libre de l'attente,
Libre de la comparaison (avec le jugement de valeur)
Libre de mes désirs,
Libre du désir de l'autre,
Libre du besoin,
Libre de la reconnaissance,
Libre de l'émotion,
Libre du manque,
Libre de la violence,
Libre de la peur,
Libre de la culpabilité,
Libre de l'orgueil,
Libre de la honte,
Libre de mes projections,
Libre de mes pensées,
Libre de la douleur physique (en l'acceptant),
Libre du rejet,
Libre, tout simplement libre,

Merci Amen"

Ce texte est tiré du livre "Je" d'André Lemoine.



Voila l'exemple d'une très belle prière. Elle est belle car pleine de belles intentions. Elle permet de situer les objectifs et le travail à accomplir, elle est complète à ce niveau. L'Homme libre de toute ces chaînes ne doit plus être loin de l'Eveil.

Je n'ose pourtant pas la pratiquer parce que sa formulation va légèrement à l'encontre de ma conviction au niveau de la loi d'attraction.

Cette loi explique que lorsque l'on demande quelque chose en l'exprimant comme suit : "Je veux cette chose" L'Univers exauce toujours ce que l'on veut.
Le voeux est de vouloir la chose, ainsi la chose s'éloigne de nous pour pouvoir la vouloir encore.

La prière selon la loi d'attraction serait plutôt un remerciement qu'une supplication. Il est bien dit "merci" mais le texte est "au futur" (implicitement). Le vrai remerciement se fait pour une chose qui est et non pour une chose qui sera.

De plus, la loi d'attraction demande une formulation positive. Si l'on pense attachement par exemple même si l'on dit "ne pas être dans l'attachement" on reste attacher. L'univers ne prend en compte la négation. Car il s'applique à partir de nos pensées et de nos sentiments.
Si je vous dis "ne pensez pas à un éléphant rose qui joue de la trompette, ne pensez pas à un éléphant rose qui joue de la trompette" vous y pensez et penser c'est commander.

Ainsi je pense qu'il vaut mieux orienter la prière sur des idées positives, ne pas se concentrer sur ce qu'on ne veut pas, mais sur ce qu'on veut véritablement, en considérant que c'est déjà là et remercier pour cela.

Pas facile et à l'encontre de notre manière de penser habituel, cela réclame foi et entrainement. Cependant l'expérimentant souvent, je suis convaincu de son fonctionnement.
Alors en toute logique, prier de cette manière est pour moi un non sens, cela risque de m'enraciner dans les difficultés que je veux dépasser.

Pourtant cette prière est belle et me permet vraiment de me rappeler du chemin à emprunter.

Tao-tö king



Tout le monde tient le beau pour le beau,
c'est en cela que réside sa laideur.
Tout le monde tient le bien pour le bien,
c'est en cela que réside le mal.

Car l'être et le néant s'engendrent.
Le facile et le difficile se parfont.
Le long et le court se forment l'un par l'autre?
Le haut et le bas se touchent.
La voix et le son s'harmonisent.
L'avant et l'après se suivent.

C'est pourquoi le saint adopte
la tactique du non-agir,
et pratique l'enseignement sans parole.
Toutes choses du monde surgissent
sans qu'il en soit l'auteur.

Il produit sans s'approprier,
il agit sans rien attendre,
son oeuvre accomplie, il ne s'y attache pas,
et puisqu'il ne s'y attache pas,
son oeuvre restera.

Lao-tseu

Je me permet d'ajouter : " Il est Libre, tout simplement libre"

13.7.09

La quête d'une quête



"Tant de mélancolie, de fatigue, d'émotions.

Tant de questionnement, d'état d'âme, de doute, de remise en question.

Tant de douleur, d'ennui, de désirs, de solitude.

Tant d'attente, de tristesse, de colère contenu, de lassitude.

Ils ne sont que le versant de l'ardeur bouillonnante, de l'espoir d'un combat digne de son effort.

Une guerre espérée pour le plus grand des trésors.

L'Amour voyons !

Sinon la difficulté est trop faible pour déployer l'énergie.

Pour si peu, déclencher un tsunami ?

Une telle force pour un si petit enjeu ? ha !

Nourrie en son coeur depuis l'enfance,

une cause si grande, une urgence si dense.

Le rêve du guerrier ; contre un puissant ennemi lutter.

Ha ! Frustration de devoir combattre pour soi.

Pour moi seul ? Je ne lèverai même pas une pierre.

A quoi bon vivre pour soi ?

L'héroïsme frustré de l'Homme prêt au cimetière.

Il est sacrifié à s'occuper de lui même.

Et il a un trop grand coeur pour s'inquiéter de sa poitrine.

Il vibre pour sa lignée, le devoir et l'honneur. Pour la femme, les enfants, pas pour la gloire ou l'estime.

Il offre son corps, ses tripes, son courage mais nul n'en a besoin.

Ils en riraient presque, eux ont nié leurs destins.

Alors ? Alors il pourrit sur sa chaise à attendre de ne plus attendre.

Attendre de devenir comme eux.

Il se rappel, ils étaient comme lui quand ils étaient petits.

Il est stupide ici, il l'aime les autres, c'est pure folie.

C'est un spartiate comptable, Attila chef de rayon, Achille vendeur de piscine.

N'y a-t'il donc rien à faire pour le dévoué ? N'y a-t'il aucun respect pour celui qui donne tout ?

N'y a-t'il aucun espoir pour que personne ne l'attende ou le réclame ?

Je ne peux croire qu'avec tout les problèmes du monde, il ne trouve pas lequel porter "

Le chercheur est le cherché



Rabia et l'énigme de l'aiguille perdue

Nous sommes nés pour être heureux, c'est notre droit de naissance; mais les hommes sont si fous qu'ils ne réclament même pas ce droit. Ils sont beaucoup plus intéressés par ce que les autres possèdent et ils se mettent à courir après ces choses. Ils ne regardent jamais à l'intérieur d'eux-mêmes, ils ne cherchent jamais dans leur propre maison.

Une personne intelligente commencera sa quête depuis son être intérieur, ce sera sa première exploration; car à moins que je ne sache ce qui est à l'intérieur de moi, comment puis-je chercher à travers le monde ? Le monde est si grand. Ceux qui ont regardé à l'intérieur ont trouvé instantanément, immédiatement. Il ne s'agit pas d'une avancée progressive, c'est un phénomène soudain, une soudaine illumination.





J'ai entendu parler d'une femme soufi, une grande mystique, Rabia Al-Adawia.

Un soir on la trouva assise sur la route en train de chercher quelque chose. C'était une vieille femme, sa vue était faible, elle voyait mal, ses voisins vinrent donc l'aider.

"Que cherches-tu ?" lui demandèrent-ils.

Rabia leur répondit: "Cette question est hors de propos. Je cherche. Si vous pouvez m'aider, aidez-moi".

Ils rirent et lui dirent: "Rabia, es-tu devenue folle ? Tu dis que notre question est hors de propos mais si nous ne savons pas ce que tu cherches comment pourrons-nous t'aider ?"

"D'accord" leur dit Rabia "juste pour vous faire plaisir, je cherche une aiguille, j'ai perdu mon aiguille".

Ils commencèrent à l'aider mais ils réalisèrent immédiatement que la rue était grande et qu'une aiguille était une chose minuscule aussi il demandèrent à Rabia: "Je t'en prie, dis-nous où tu l'as perdue".

"L'endroit exact, précis, sinon c'est difficile, la route est grande et l'on pourrait chercher éternellement. Où l'as-tu perdue ?"

Rabia leur dit: "De nouveau vous posez une question sans objet. Quel rapport y a t-il avec ma recherche ?"

Ils s'arrêtèrent et lui dirent: "Tu es certainement devenue folle !"

"Bon, d'accord, juste pour vous faire plaisir" leur dit Rabia "je l'ai perdue dans ma maison".

"Mais alors pourquoi nous fais-tu chercher ici ?" Et l'on dit que Rabia répondit: "Parce qu'ici il y a de la lumière et qu'il n'y en a pas à l'intérieur". Le soleil se couchait et sur la route, il y avait encore une lueur.

Cette parabole a une grande signification. Vous êtes-vous demandé ce que vous cherchiez ? En avez-vous fait l'objet d'une profonde méditation; de savoir ce que vous cherchiez ? Non, même si en de rares moments, des moments de rêve, vous avez l'intuition de ce que vous cherchez, ce n'est jamais ni précis ni exact; vous ne l'avez pas encore défini.

Si vous tenter de le définir, plus vous le définirez et plus vous sentirez qu'il n'est pas nécessaire de le chercher. La quête ne peut se poursuivre que si vous êtes dans l'imprécision ou dans un état de rêve; lorsque les choses ne sont pas claires vous continuez tout simplement à chercher. Tiré par une pulsion intérieure, poussé par une sorte d'urgence intérieure, vous ne savez qu'une chose, vous avez besoin de chercher !



C'est un besoin intérieur, mais vous ne savez pas ce que vous recherchez et à moins que vous ne sachiez ce que vous cherchez comment pouvez-vous le trouver ? C'est vague; vous pensez que c'est l'argent, le pouvoir, le prestige, la respectabilité, mais vous voyez des gens respectables ou puissants qui cherchent eux aussi. Vous voyez des gens immensément riches, ils cherchent aussi, ils cherchent jusqu'à la fin de leur vie. Donc la richesse n'avance à rien, le pouvoir non plus et la quête continue malgré tout ce que vous avez.

Il faut peut-être rechercher autre chose. Ces noms, ces étiquettes: argent, pouvoir, prestige ne servent qu'à satisfaire votre mental, ils vous permettent seulement de prendre conscience que vous êtes en quête de quelque chose; que quelque chose est encore indéfini, une sensation très vague.

La première des choses pour le vrai chercheur, celui qui est un peu alerte, conscient, c'est de définir la recherche; formuler un concept très précis de l'objet de la recherche, de ce que c'est, de le faire émerger de la conscience endormie, de le regarder directement, de lui faire face. Immédiatement une transformation se produit. Si vous commencez à définir l'objet de la recherche, son intérêt disparaît. Plus il se précise, moins il est présent. Lorsque l'on sait clairement de quoi il s'agit, il disparaît soudain. Il n'existe que lorsque vous n'êtes pas attentif.

Il faut le répéter, la quête n'existe que lorsque vous êtes endormi, la quête n'existe que si vous n'êtes pas conscient. L'inconscience crée la recherche.

Oui, Rabia a raison; à l'intérieur il n'y a pas de lumière et parce qu'il n'y a pas de lumière et pas de conscience à l'intérieur, bien sûr vous cherchez à l'extérieur, parce qu'à l'extérieur ça semble plus clair.

Tous nos sens sont tournés vers l'extérieur. Les yeux s'ouvrent au dehors, les mains bougent et se tendent vers l'extérieur, les jambes vous mènent vers l'extérieur, les oreilles captent les bruits et les sons de l'extérieur. Tout ce qui vous est utile s'ouvre sur l'extérieur; les cinq sens fonctionnent de manière extravertie. Vous commencez à chercher là où vous voyez, sentez, touchez; la lumière des sens brille à l'extérieur et le chercheur est à l'intérieur.

Cette dichotomie doit être bien comprise, le chercheur est à l'intérieur mais parce que la lumière est à l'extérieur, le chercheur commence de manière ambitieuse en cherchant à l'extérieur à trouver quelque chose qui le satisfasse. Cela n'arrivera jamais, ce n'est jamais arrivé. Cela ne peut pas se produire dans la nature des choses, car à moins de trouver le chercheur, votre quête ne signifie rien. À moins que vous ne parveniez à connaître qui vous êtes, tout ce que vous recherchez est futile car vous ne connaissez pas le chercheur. Sans connaître le chercheur comment pouvez-vous aller dans la dimension juste, dans la bonne direction ? C'est impossible.

Une première chose doit être considérée; si toute recherche est arrêtée et que vous prenez soudain conscience qu'il n'y a maintenant qu'une seule chose à connaître: "Qui est le chercheur en moi ? Quelle est l'énergie qui désire chercher ? Qui suis-je ?" Alors il y a transformation et soudain toutes les valeurs changent. Vous commencez à vous tourner vers l'intérieur, alors Rabia n'est plus assise sur la route cherchant une aiguille perdue quelque part dans l'obscurité de se propre âme intérieure.

Une fois que vous avez commencé à vous tourner vers l'intérieur... Au début c'est très sombre, Rabia a raison, c'est très, très sombre, parce que durant de nombreuses vies vous n'êtes jamais rentré à l'intérieur, vos yeux se sont focalisés sur le monde extérieur.

Avez-vous observé que parfois lorsque vous venez de la route qui est ensoleillée et brillamment éclairée, lorsque soudain vous rentrez dans la maison il fait très sombre, parce que vos yeux sont focalisés sur la lumière extérieure. Lorsqu'il y a beaucoup de lumière les pupilles se rétrécissent; dans l'obscurité les yeux se détendent. Mais si vous vous asseyez un instant, petit à petit l'obscurité disparaît, il y a plus de lumière, vos yeux s'adaptent.

Durant de nombreuses vies vous avez été dehors sous un soleil brûlant, dans le monde et lorsque vous vous tourner vers l'intérieur, vous avez complètement oublié comment réajuster vos yeux. La méditation n'est rien d'autre qu'un réajustement de votre vision, de vos yeux. Et si vous continuez à regarder à l'intérieur, cela prend du temps, lentement, progressivement, vous commencez à y découvrir une splendide lumière. Mais ce n'est pas une lumière agressive, ce n'est pas comme le soleil mais davantage comme la lune. Elle n'est pas aveuglante ni éblouissante, elle est très douce; elle n'est pas chaude, elle est très compatissante, très apaisante, c'est un baume.

Petit à petit lorsque vous vous êtes adapté à la lumière intérieure, vous découvrez que vous en êtes vous-même la source. Le chercheur est le "cherché". Alors vous découvrirez que le trésor est en vous et que le seul problème était que vous le cherchiez à l'extérieur. Vous le cherchiez quelque part à l'extérieur et il a toujours été là, en vous. Vous cherchiez dans une mauvaise direction, c'est tout !

Copyright © 2009 Osho International Foundation

12.7.09

"D.ieu j'y croirais quand je le verrais". "Non tu le verras quand tu y croiras".



La visualisation créatrice s'appuie sur la loi d'attraction et permet d'attirer à soi, toutes les choses ou évènements que l'on désire vraiment. C'est d'une simplicité ahurissante et d'une efficacité extraordinaire. Personnellement, je la pratique est cela fonctionne parfaitement.

Mon but n'est pas de convaincre qui que soit, mais comme j'en ai parlé dans mon précédent message, il me semble que la moindre des choses c'est de l'expliquer.
Et comme le dit Albert Einstein "L'exemple n'est pas une manière d'enseigner, c'est la seule".

Je vous propose un exercice simple qui vous permettra de toucher du doigt le pouvoir de la visualisation créatrice.

Tout d'abord, pensez à quelque chose qui vous ferez plaisir. Choisissez quelque chose de simple, facile à imaginer. Prenez par exemple un objet que vous aimeriez posséder (mais cela fonctionne avec toute chose, tout désir tant qu'il est positif).
Installez vous confortablement, assis ou couché, dans un endroit calme ou vous ne serez pas dérangé. Détendez complètement votre corps, en commençant par les orteils, et en remontant jusqu'au sommet du crane, pensez à détendre chaque muscle tour à tour, laissant toutes les tensions s'éliminer de votre corps. Respirez profondément et lentement, avec le ventre et comptez à rebours de 10 à 1 en ressentant que votre corps se détend de plus en plus au fur et à mesure que vous comptez.


Lorsque vous vous sentez profondément relaxé, commencez à imaginer l'objet de votre désir, dans ses moindres détails; figurez vous que vous êtes avec cet objet, que vous l'utilisez, l'admirez, l'appréciez, le montrez à vos amis. Vous pouvez imaginez tout cela en un clin d'oeil ou bien en vous accordant quelques minutes, selon ce qui vous convient le mieux.

Amusez vous : cette expérience doit être tout à fait agréable, soyez comme un enfant qui rêve à ses cadeaux de noël.
Maintenant, tout en gardant à l'esprit l'image ou l'idée, formulez mentalement une affirmation très positive ( à voix haute ou basse comme vous le souhaitez).exemple : "Me voila en week-end à la montagne c'est merveilleux, quelles vacances réussies!" ou "Ah maintenant je suis avec .... et nous nous entendons à merveille, nous apprenons vraiment à nous connaître." Ces affirmations sont de la plus hautes importance en visualisation créative.
Terminez toujours votre séance par " Ce désir, ou quelque chose de mieux encore, se réalise maintenant pour moi de la manière la plus satisfaisante et harmonieuse, et pour le plus grand bien de tous"

Ne résistez pas aux doutes ni aux pensées contradictoires qui surviendraient, n'essayez pas non plus de les empêcher de venir, cela leur donnerait plus de puissance. Laissez les traverser votre conscience, puis reprenez vos images et vos affirmations positives.
Pratiquez quotidiennement ou aussi souvent que vous le pouvez.

Si vous avez des questions n'hésitez pas. Il existe de très nombreux ouvrage à ce sujet. Ce texte vient de "techniques de visualisation créatrice" de Shakti Gawain

L'arbitre fait le moine

Cette réflexion émane de mon étonnement suite à la description extrêmement juste et pertinente que fait de moi mon thème astral. Il retrace mes qualités et mes défauts, mes difficultés et mes réussites, mes atouts, attraits et faiblesses et même mes problématiques profondes.
Comment une carte de position planétaire de ma naissance peut avoir tant de justesse ?


Cela me pousse à me questionner sur la part du destin et celle du libre arbitre.

Notre thème astral détermine visiblement de manière remarquable les principales composantes de nos personnalités. Plus qu'étonnant, il apparaît que nous sommes ce que nous sommes, parce que nous sommes ainsi prédestiné à l'être et ce depuis notre naissance. Mais alors qu'avons nous accomplie par nous-même ?

Comme dans un jeu vidéo de voiture par exemple, l'homme naîtrait avec des attributions . Certaines vont plus vîtes, d'autres tournent mieux, d'autres ont de meilleurs freinages, ou de meilleures accélérations...

Le type de voiture détermine ses réussites et échecs selon les circuits. Dans le jeu en tout cas, un 4x4 ne gagnera jamais un course de F1 et une F1 jamais le Paris Dakar.
Ce qui me conduit à penser que vouloir se changer, c'est rêver d'être un 4x4 quand on est une F1.
Forcement la F1 va beaucoup souffrir si elle insiste à vouloir grimper des montagnes.
Mais pour savoir que l'on est une F1, il faut commencer par se connaître. Ceci nécessite une démarche dans ce sens au préalable et peut-être d'échouer lors de l'ascension d'une montagne.



D'autre part, je pratique depuis pas mal de temps maintenant la visualisation créatrice en adéquation avec la loi d'attraction et je suis le témoin quotidien que mes pensées créent ma réalité. J'attire par cette méthode consciemment les choses et évènements que je souhaites dans ma vie.
Cette loi me donne un certain sentiment de liberté, de décision, de libre arbitre.



Alors comment puis-je créer ma réalité si elle est déjà prédéfinie ?

Notre pouvoir de création est directement lié à nos attributions originelles.

Prenons l'exemple d'une personne lâche et insatisfaite de sa condition, elle va rêver d'être courageuse ou craindre les situations périlleuses dans lesquelles le courage est requis.
Elle va ainsi, par la loi d'attraction, attiré vers elle, des situations délicates et faire l'expérience encore et encore de sa lâcheté. Sa souffrance sera énorme si elle désire être courageuse en se pensant lâche.
Le thème dit qu'elle est lâche, et elle crée dans sa vie les occasions de l'être.


Je m'interroge donc sur le rôle du pouvoir créateur dans un univers prédestiné.
Le libre arbitre se jouerait peut-être sur un terrain de foot prédéfini, duquel on ne pourrait sortir ?

Comment faire la part de ce qui est le terrain de foot ( la part prédestiné ) et la marge de manoeuvre dont on dispose ?

J'entends souvent dire que l'heure de la mort est prédéfinie. La mort l'est peût-être mais pourquoi son heure ? Puis la mort est-elle réellement prédéfinie ou est-elle simplement commandée ?

En voyant mon thème, je conclue que je ne peux être ailleur et faire autre chose que ce que je fais en ce moment. Il me décrit comme très intuitif et avec un fort désir spirituel entre autre.
Mais c'est une libération ! Car je n'ai aucun mérite à être ce que je suis, et par conséquent aucun démérite non plus.

En élargissant ce concept, comment pourrais-je en vouloir aux autres de ne pas être spirituel ou ne pas être sur ce chemin une fois que je comprends que si j'y suis, cela ne viens pas directement de moi, mais que c'est justement mon terrain de foot.
Les autres sont donc ce qu'ils sont et ne peuvent pas faire autrement de l'être.
Je ne culpabilise plus de n'être pas assez ceci ou trop cela et je ne peux le reprocher non plus.

Donc si j'ai connaissance (= naître avec) du pouvoir créateur et de la loi d'attraction c'est que cela était prévu, et toute les "commandes à l'Univers" que je passent sont donc prédestinées.

J'ai un pouvoir créateur qui crée ce qui est prévu qu'il soit créé. Etrange.

D.ieu m'a donné le pouvoir de créer ma vie en fonction de mon destin.
Il aurait donné à l'Homme son pouvoir créateur pour qu'il crée ce qu'il est prévu qu'il crée.

Tous les textes, de toutes confessions expliquent que "L'homme est le co-créateur de sa réalité".

Eric Barré m'a dit un jour " Vous ne pouvez pas ne pas être à votre place d'un milimètre ".



Je peux lire dans les étoiles pour comprendre ma vie, dans mes chiffres, dans mes cartes, dans mon café pourquoi pas, dans la moindre cellule finalement. Je peux lire dans une oreille ou un oeil l'ensemble du corps. Tout est dans Le Tout. Tout est relié intimement.

Mais finalement cela peut paraître clair. Je ne peux créer que ce que je peux penser.

Et d'où viennent mes pensées ?